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Alaska

 

1 - Notre circuit  (août 2008)

 

2 - la fiche technique

 

 

 

 

1 - Notre circuit

 

 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous tenons à dire à nos nouveaux petits amis de
CM2 de l’école Jules Ferry d’Antony tout le plaisir que nous avons à les emmener
avec nous dans Caraventure pour cette deuxième année de notre voyage. Nous
 remercions du fond du cœur leurs enseignants dont le dynamisme à toute épreuve
et la chaleureuse amitié rendent ce parrainage possible et fructueux. Nous ne les
connaissons pas encore, ces nouveaux, mais nous espérons bien recevoir
une photo de la classe prochainement pour découvrir toutes ces petites frimousses.
Nous n’oublions pas, bien évidemment, ceux qui sont maintenant des grands,
en 6e, au collège Descartes de la ville, et qui vont encore pouvoir nous suivre
 grâce aux bons soins d’un de leur professeur. Bonne rentrée à tous !

 

Après avoir goûté aux plaisirs du grand nord canadien, nous étions fin prêts pour
ceux de l’Alaska, "the last frontier" : nature sauvage avec montagnes majestueuses,
nombreux glaciers, fjords et mammifères marins, ours, orignaux et caribous en pagaille,
et aussi paradis des pêcheurs de saumons, truites et autres halibuts.

Nous avons passés la frontière fois ci par un petit poste isolé
à Boundary, sur la route appelée modestement « Top of the world ».

    Le paysage autour de Boundary

Tout s’est déroulé  le plus simplement du monde : un premier
douanier nous a interrogé, puis nous sommes allés dans le bureau devant un
deuxième douanier qui nous avait déjà préparé une fiche en français pour notre
prolongation de visa !! Il a même « décoré » notre passeport avec un gros tampon
de caribou. Nous étions les deux seuls clients du moment, suivis par deux jeunes
motards brésiliens, sur BMW, qui avaient mis seulement trois mois pour venir
de leur pays jusqu’ici ! Ils ont exécuté devant nous une danse sioux pour fêter
l’évènement. C’est beau la jeunesse !

 

A peine la frontière franchie, les montagnes nous impressionnent. Elles sont hautes,
massives avec des traces de neige. Nous suivons la route en terre « Top of the world »
qui a mauvaise réputation, mais Caraventure dévale les pentes sans peine car le soleil les
a rendues tout à fait praticables malgré quelques trous. Nous faisons notre première halte
 à Chicken (21 hab). Le hameau doit son nom original aux chercheurs d’or : faute de lui
donner celui de « Ptarmigan », genre de perdrix que l’on trouvait partout à l’époque,
 

    Ptarmigan
car ils n’en connaissaient pas l’orthographe, ils l’ont appelé tout simplement « Poulet ».
Tous les américains qui visitent l’Alaska passent par « Poulet », rien que pour le nom !.
 

Nous y avons rencontré des français en vacances, installés au Canada depuis dix ans avec
4 enfants et très heureux de leur choix. Ils habitent en Alberta, province qui traverse
actuellement une période de surchauffe de l’emploi. L’embauche se fait tellement facilement
que l’on prétend qu’il suffit de prendre le pouls du candidat pour déclarer : « Vous êtes vivant ?
Alors on vous garde ! ». Pour ceux qui seraient intéressés, il suffit d’aller sur le site de la ville
d’Edmonton ou Calgari et de regarder les offres d’emplois publiées dans la presse locale. Les
projets sont tellement nombreux qu’on est obligé d’en abandonner une partie faute de main
d’œuvre. Par ailleurs, les soins médicaux vont être gratuits à partir de janvier 2009.
Qu’on se le dise et refermons cette parenthèse canadienne.
 

 

Nous nous rendons directement ensuite à Valdez (4300 hab) au bord du Prince William
Sound. La ville est célèbre pour des raisons diverses. Elle a été un port d’entrée pour la ruée
 

Le port de Valdez           

Le port de Valdez                            Environs de Valdez                Le pipeline d'Alaska
 
vers l’or du Klondike en 1898. Puis en 1964, un tremblement de terre de magnitude 9.2 sur
l’échelle de Richter l’a démolie entièrement. C’est aussi le terminus du grand pipe line qui
traverse tout l’Alaska, où les supertankers viennent s’approvisionner. En 1989, l’un d’eux,
l’Exxon Valdez, a provoqué une marée noire catastrophique tuant tous les phoques, lions de mer,
loutres et les oiseaux de la région. Mais elle est aussi surnommée la « petite suisse » grâce
à un cadre de montagnes et de glaciers. Il a plu tout le temps de notre séjour. Nous ne
verrons donc pas les paysages et renoncerons même à faire le tour traditionnel en bateau pour
admirer les fjords.

 

La pluie nous chasse donc. Avec les 12° de moyenne dans la journée et des températures
négatives la nuit, nous avons sorti l’équipement maximum dans Caraventure et nous sommes
bien. Cette fraîcheur nous épargne la horde habituelle des moustiques. Par contre les
températures hivernales de -50° nous laissent songeurs malgré les témoignages des locaux.
Au cours d’un reportage, une dame, une énoooorme toque de fourrure sur la tête,
expliquait qu’elle aimait le silence de l’hiver. « Il fait certes -50° mais,
c’est un froid sec ». « Mais où peut-on trouver de l’humidité par -50 » nous faisaient
remarquer des américains sceptiques…

 

Et pendant ce temps, indifférents à ces discussions,depuis notre passage à Hyder, les saumons
remontaient toujours, aurait dit Robert Lamoureux. Nous observons avec plaisir ceux qui
deviennent rouge pendant ce retour, les

    saumons "sockeye"

« sockeye ». Ils ont une belle taille et sont encore en forme lorsque nous les regardons. Mais partout
ailleurs, les pêcheurs sont de sortie. Alignés à 10 mètres les uns des autres, ils jettent leur cuillère
sur les pauvres poissons souvent en fin de vie. Ceux-ci ne s’alimentant plus, on les attrape par les
 

           

                    Pêcheurs de saumons de tous âges

dorsales, la queue, n’importe ! Certains pêcheurs les rejettent aussitôt et ils n’ont plus qu’à aller se
faire prendre par les pêcheurs suivants… D’autres les gardent malgré leur piteux aspect : ils ont
blanchi et sont parfois blessés. Les mouettes, les corbeaux, les aigles se nourrissent de ceux qui
 

       

Aigle mangeant un saumon        saumon mort                        mouettes pêchant le saumon
 

sont morts et jonchent les bords des ruisseaux. Nous avons pitié de ces saumons dont on rappelle
partout qu’ils sont si importants dans la chaîne alimentaire. Quelle consolation pour eux ! Même les
belugas, ces belles baleines blanches des mers arctiques, que nous observerons dans le Turnagain
Arm au sud d’Anchorage, en font leur menu quotidien…

     Beluga
 

Chemin faisant nous traversons la ville de North Pole, traduisez « Pôle Nord ». Qui peut bien habiter
 au Pôle Nord ? Le Père Noël bien sûr ! Sa maison est là et il est déjà au travail, recevant les petits
 enfants médusés au milieu des décors de Noël et des cadeaux. Ses caribous sont encore au repos,
 à la suite de la rude tournée de l’an passé. Il s’agit en fait tout simplement d’un magasin sans grand
 intérêt.

    Enseigne de magasin à North Pole
 

Et nous atteignons Fairbanks au cœur du pays. Avec ses 30 000 habitants, c’est une grosse ville
pour l’Alaska. Nous nous installons sur le parking du magasin Wal Mart où nous faisons
connaissance d’autres voyageurs. Nous regagnons tous, en fin de journée, le même emplacement
que nous avions choisi la veille et cela crée des liens ! Une américaine à la retraite voyage seule
dans son 4X4 depuis le Colorado. C’est fréquent. La doyenne que nous ayons rencontrée, à
Sequoia Park, avait 84 ans, toute pomponnée, bon pied, bon œil, au volant de son fourgon Dodge.
Pensez-y, mesdames !

 

Sur ce parking nous observons avec amusement les capots des voitures. Ils laissent tous passer un fil
électrique avec une prise. En effet, l’hiver il faut réchauffer les moteurs pour pouvoir démarrer et il
suffit de les connecter aux bornes électriques jaunes disposées à cet effet devant les emplacements
de stationnement. L’été doit être bien court, car ils ne prennent pas le temps d’enlever ce système.
 

                       

Voiture munie d'un cordon électrique          Borne électrique sur le parking de Wall mart
 

 Cette année il a d’ailleurs été particulièrement peu ensoleillé. Cela a provoqué une faible production
 de baies et en particulier de myrtilles.

       

Myrtille                                        Ours noir                                                Baies

On annonce déjà que les ours qui s’en nourrissent seront victimes d’une déficience alimentaire qui
entraînera une baisse des naissances l’année prochaine. La politique des parcs nationaux consiste à
laisser faire cette régulation naturelle telle qu’elle existe depuis des milliers d’années.
 

 

Nous visitons le musée de Fairbanks, situé dans l’immense campus de l’université d’Alaska. Il abrite
aussi le centre national d’étude des aurores boréales, visibles ici 200 nuits par an. Mais nous
sommes trop tôt dans la saison : il faut attendre septembre pour avoir des nuits noires et sans nuage.
Par contre, nous avons tout loisir d’observer des oiseaux migrateurs, grues, oies, canards qui
viennent ici sur un plan d’eau.

    Grues
 

Nous faisons des provisions avant de quitter le monde civilisé pour rejoindre la « wilderness » du
Denali Park, cette nature sauvage qui nous enchante. Centré autour du Mt McKinley (6913 m), le
sommet le plus haut d’Amérique du Nord, ce parc a pour but de préserver la nature subarctique du
lieu. C’est pourquoi les voitures n’y ont pas accès, seules des navettes sont prévues. Grâce à une
météo cette fois favorable, le Mt McKinley se dégage. Par une pirouette invraisemblable, il est
 

   

                           Mont McKinley
présenté comme étant plus haut que l’Everest, si l’on mesure uniquement le cône supérieur, l’Everest
s’élevant moins au dessus du plateau tibétain ! Nous n’entrerons pas dans cette discussion
byzantine et nous avons tout simplement admiré la majesté de ce sommet d’un blanc étincelant ainsi
que la beauté des autres montagnes, des vallées de toundra, des larges rivières se frayant un chemin
entre les cailloux rejetés par les glaciers.

       

Le parc national du Mont McKinley
Grâce à notre séjour dans ce parc, nous avons enfin complété notre « tableau de chasse » :
orignaux, caribous (petits, grands, avec ou sans bois), grizzlis et oursons, aigles, renards, marmottes
 

       

 Orignal                                                    Caribou                        Grizzli et ourson

      

 Aigle                                                    Renard                                 Marmotte
 

 et loutres. Voir un lynx est très rare. Nous en avons croisé un qui passait à 4 mètres de nous sur le
 sentier que nous venions d’emprunter, à deux pas du camping. Nous nous sommes regardés dans
 les yeux (œil de lynx…) et il a continué, tranquille. La veille, avec Caraventure, nous en avions vu un
 qui faisait traverser la route à ses 4 petits. Nous sommes fiers d’avoir pu immortaliser le derrière de
 l’un d’eux car, dans ces moments fugaces, la surprise nous fait souvent oublier l’appareil photo.
 

    Lynx
 

Nous avons évolué dans un monde d’animaux sauvages mais seul l’ours nous a fait un peu peur. Il
 nous est arrivé de suivre un sentier étroit, bordé d’un côté par un ravin et de l’autre par une forêt
 impénétrable. Sachant que l’ours préfère aussi suivre les chemins et qu’il est de loin prioritaire, la
 courtoisie nous aurait poussés à lui laisser la place, mais dans ce cas, de quelle façon ? L’orignal qui
 passe son temps à brouter des herbes aquatiques, parait plus inoffensif, à tort car, menacé dans son
 périmètre de sécurité, il charge aussi, cet imbécile, et les accidents sont plus fréquents qu’avec les
 ours.

 

Ce monde sauvage est tellement accrocheur, on se sent si bien dans ce silence, qu’on en oublierait
 presque de repartir. Nous avons fait une randonnée, tous seuls, occupés à regarder des caribous
 traversant une rivière, d'autres au repos, un orignal inquiet guettant l’ours, son prédateur, un aigle se
 reposant sur un rocher ou, un soir, une loutre en pleine pêche qui croquait bruyamment sa
 nourriture.

       

Caribous au repos                    Randonnée dans le parc
 

Même les meilleurs moments ont une fin et nous voulions rejoindre Anchorage pour faire réparer
 Caraventure. Le voyant de l’ABS s’allume constamment, l’aiguille de température du moteur est
 capricieuse et maintenant la pompe reliant les deux réservoirs de fuel a déclaré forfait. Caraventure
 trop docile jusqu’à présent semble se rebiffer. Nous passerons la journée à courir les garages en
 vain. Personne ne veut soulever le capot de notre fidèle serviteur. Tant pis, nous retournerons voir
 Hans à Vancouver, tout heureux de pouvoir continuer à rouler malgré ces pannes qui restent
 mineures.

 

Tout ce programme était déjà bien complet. Il nous restait cependant une semaine à Anchorage que
 nous devions passer avec Christian et Lauria, le frère de Geneviève et sa femme, canadiens tous les
 deux. Nous les avons récupérés comme prévu, à leur sortie d’avion et avons commencé notre
 « jasette » près du tapis roulant qui restitue les bagages. Ils nous ont alors annoncé avoir voyagé
 avec des personnes que nous connaissions…. et nous avons vu apparaître… nos deux filles !
 Depuis des mois ils se réjouissaient déjà de la tête que nous ferions à cette occasion et ils n’ont pas
 été déçus devant nos airs ahuris. Notre cerveau a eu du mal à décoder les premières images,
 quelques neurones ont disjoncté, d'autres ont fondu, notre cœur s’est arrêté. Et puis heureusement
 tout s’est remis à fonctionner sans trop de séquelles. Mais le soir, malgré une longue douche chaude
 et l’immense lit kingsize qu’ils avaient eu la bonne idée de nous réserver dans un bel hôtel, nous
 avons eu du mal à trouver le sommeil !!
 

    La famille au complet devant Caraventure
 

Grâce aux  filles, nous nous sommes mis rapidement à la mode locale....
 

    Nos essais pour l'hiver...
 

Le lendemain, nous avons faussé compagnie à Caraventure et avons circulé tous les 6 dans une
voiture pour visiter la péninsule du Kenai, au sud d’Anchorage. Malgré une météo souvent humide,
nous avons mis les bouchées doubles : marche auprès d’un glacier, observation des saumons et
dans le détroit de Turnagain,

   

        Exit Glacier                            Remontée des saumons

du mascaret quotidien suivi par le défilé des bélugas qui profitent de la marée montante.
 

        Le mascaret dans le détroit de Turnagain
 

            Le détroit de Turnagain
 

A Homer, pêche à l’halibut en mer pour les hommes (deux prises de 13 kg chacune !),
 

            Bonne pêche d'halibuts
 

 kayak de mer pour les dames pour observer de nombreuses loutres et visons,
 

          

                                            Loutre faisant la sieste

 Visons
 

vol en hydravion pour rejoindre une rivière du Katmai et observer, à quelques mètres de nous, les
grizzlis manger les saumons.

            

Départ pour le Katmai                                Grizzlis pêchant le saumon
 

Pêche en rivière, croisière dans le fjord de Seward pour observer les aigles, lions de mer, macareux,
 

   

Lions de mer                                Macareux
marsouins et autres loutres.

Restaurant tous les jours pour savourer la cuisine locale sauf une fois,
 

cuisson à l’hôtel d’un filet d’halibut pêché par les hommes – un régal. Au retour, à l’aéroport
d’Anchorage, plusieurs orignaux ont bien voulu compléter notre extraordinaire tableau d’animaux
 

    Orignal
 

sauvages. Aéroport, cela signifiait le départ de la famille qui aura dû supporter de nombreuses
escales et heures de vol pour nous rejoindre, et la fin de cette semaine qui restera, à n’en pas
douter, la plus belle de notre tour du monde.

C’est ici que s’est terminée notre visite en Alaska. Encore une région que nous quittons à regret.
Nous sommes rentrés dare-dare à Vancouver, au Canada, où d’autres tâches nous attendent,
rencontrant des bisons et des mouflons,

   

Bison                                                    Mouflon

traversant de superbes paysages d’automne, le doré des trembles, le rouge des cornouillers
s’enflammant sous le soleil - une dernière folie de cette nature avant le calme de l’hiver.
 

        L'automne au Canada
 

 

2 - La fiche technique 

 

 

Pays visité avec un camping car intégral Le Voyageur sur base Mercedes de 1991,
de 6 m de long. Voyage effectué seul.

► Change :

Au moment de notre voyage, 1 euro équivaut à environ 1,60 dollar.

Décalage horaire : 10 heures en moins à adapter en plus ou en moins en fonction des heures
d’été et d’hiver.

►Préparation générale :

 1 - Cartes utilisées :

- Cartes achetées en France : Alaska International Travel Maps au 1/1 500 000. Utile pour préparer le
trajet avant le départ.

- Atlas routiers acheté sur place (30 dollars) : le MILEPOST 2008. Couvre en plus le Yukon, la
Colombie Britannique, les Territoires du Nord Ouest et même l’Alberta ! 800 pages. Donne mile après
mile, tous les détails sur les routes, les autoroutes, leur nature, les plans des villes, l’emplacement des
campings, des motels hôtels, restaurants, les attractions, les endroits où l’on peut observer les animaux,
etc. Un excellent outil, on ne peut plus complet.


2 - Guide utilisé : Lonely Planet « Alaska ». Très détaillé pour les renseignements pratiques.

3 - Librairie française spécialisée : beaucoup de choix au Vieux Campeur à
Paris et chez Voyageurs du monde, 55 rue Sainte Anne à Paris 2e.

4 - Préparation spéciale du véhicule

Compte tenu de notre passage en Argentine, nous avions toujours un extincteur en état,
deux triangles de signalisation, une barre de remorquage pour 3,5 t. Nous avions
aussi une sangle de 10 m pour 10 t, deux plaques plastiques de désensablement
avec pelle, des plaques de protection  moteur et réservoirs. Pas indispensable, mais il y a
des routes en terre qui peuvent devenir mauvaises par temps de pluie.

Approche du pays :

Accès : Nous avons passé la frontière depuis le Canada une première fois à Stewart, puis à Skagway,
au sud de Carcross (Yukon) et enfin à l’ouest de la ville de Dawson City, à Boundary, dans un tout petit poste à chaque fois.

Formalités :

  Passeport. Nous avons des passeports à lecture optique délivrés en mars 2002 et il n’est pas
nécessaire dans ce cas d’obtenir un visa. Ils sont aussi valables six mois après le retour. Nous avons
obtenu à la frontière entre le Mexique et les USA une autorisation de séjour de 90 jours moyennant une
somme de 6 dollars par personne, que nous avons renouvelé en entrant en Alaska 3 mois plus tard à
Boundary en repayant la même somme.

Permis de conduire international et permis français.

Assurance pour le véhicule prise, avant d’entrer aux Etats-Unis, auprès d’un courtier américain.
Pour un montant de 469 dollars et pour une durée de 6 mois, nous avons obtenu une couverture pour
les USA, le Canada et l’Alaska (nous savons que c’est également un état américain, mais il est un peu à
part !)

Les coordonnées du courtier sont :

Pierre GERARDY
PO Box 862
93016 Californie
Tél. : 001 805 524 5050
Fax : 001 805 658 2347
email : pierre@sathers.com
Il a accepté de nous domicilier à son bureau, de se faire payer en carte bancaire et en plus il parle
français ! Nous n’avons eu des contacts que par email, fax ou téléphone et nous n’avons bien sûr pas
présenté le véhicule ni même envoyé de photo. Il lui a fallu une dizaine de jours pour nous obtenir cette
assurance car il devient très difficile de trouver des compagnies américaines qui acceptent d’assurer des
véhicules avec une plaque étrangère.

Carte grise du véhicule

Vaccination : Aucun vaccin spécifique n’est obligatoire pour voyager aux Etats-Unis.

La Monnaie : Le dollar. (1 euro pour 1,60 dollar environ au moment du voyage).
DAB nombreux, (dans les banques, centres commerciaux, stations services entre autres) avec cartes
européennes (Visa, Mastercard…). Nous payions avec notre carte bancaire le plus souvent et nous
avons pris des cartes de fidélité quand elles sont gratuites (et c’est souvent le cas) dans les grandes
surfaces qui permettent d’obtenir des réductions appréciables (Safeway pour l’alimentation, Borders
pour les livres, Fred Meyer etc.).

Nous avons un carnet de passage en douane (tour du monde oblige) pas
obligatoire aux Etats Unis. Il faut leur expliquer comment le remplir.

Conditions de passage en douane :

Pour les premiers passages en Alaska qui se sont effectués à Stewart puis à Carcross :

La fiche verte obtenue à notre entrée en Arizona (voir fiche technique US) étant toujours valable et
agrafée à notre passeport, nous sommes passés sans difficulté. Pas besoin d’avoir une adresse mais
bien savoir le nom de la prochaine ville étape et celle d’où l’on vient (questions posées à chaque fois)!

Pour le dernier passage en Alaska à Boundary (prolongation de l’autorisation de séjour) :

Notre fiche verte était à renouveler et nous l’avons obtenue sans aucune difficulté en payant 6 dollars
chacun dans un minuscule poste frontière avec deux douaniers sympas…L’opération a duré dix
minutes.

 

A la sortie :

Lorsque l’on quitte le pays, il faut bien penser à laisser sa carte verte pour que la douane américaine
sache que vous avez quitté le pays en temps et en heure. Il est important que ce soit inscrit dans
l’ordinateur du service d’immigration. Nous l’avons laissée à la douane canadienne en prenant l’avion à
l’aéroport de Vancouver, la douane se chargeant de la transmettre à ses collègues américains. Système
un peu stressant !

 

Le pays visité

1 - Etat des routes :

Les routes sont bonnes à très bonnes. La route « Top of the world » est en terre et difficile après les
pluies selon des témoignages. Nous l’avons utilisée par temps sec, sans aucun problème.

2 - Signalisation : Très bien faite. Nous ne nous sommes jamais perdus grâce aux bonnes cartes que
nous avions, sans GPS. Les numéros de routes sont bien indiqués avec la direction cardinale. Bien
savoir à l’avance si l’on se dirige vers le nord, le sud etc. car seules les grandes localités sont indiquées.

3 - Péages : Nous n’avons jamais rencontré de péages.

4 - Contrôles de police : Nous n’avons jamais été contrôlés. Les véhicules de police sont plutôt
discrets. Mais ils se transforment en sapin de Noël clignotant quand ils veulent arrêter un automobiliste !

5 - Gas oil : Nous n’avons pas eu de souci en approvisionnement de gas oil, mais le diesel n’existe pas
systématiquement dans toutes les stations. C’est à vérifier sur les panneaux publicitaires de la station.
Pour se servir, il faut souvent donner d’abord sa carte bancaire au magasin qui actionne la pompe et
vous autorise à vous servir. Retour au magasin ensuite pour s’acquitter  de la somme et récupérer sa
carte. Rares sont les stations entièrement automatiques. En plus de la caisse, on y trouve souvent une
épicerie bien pratique parfois.

Les américains se plaignent du prix de l’essence qui a plus que doublé en un an ! Nous avons payé le
diesel de 4,80 à 5,69 dollars le gallon (et une fois à 6,50 à Denali Park), ce qui fait environ 0,80 euro le
litre…Cela reste avantageux pour l’instant.

6 - Stationnement : Nous n’avons jamais eu de problème particulier pour stationner de jour dans les
villes. Les rues sont très larges et ce n’est pas la place qui manque ! Nous avons apprécié de pouvoi
nous garer pour la nuit sur les parkings des magasins Wal Mart, Fred Meyer, ou Safeway. Certains
sont ouverts 24/24 ce qui est bien pratique pour ceux qui ont envie de savourer une muffin au milieu de
la nuit !

7 – Wifi

Les Mac Do ont généralement  un accès wifi payant avec carte bancaire, moyennant 2,95 dollars pour
deux heures. Les motels qui annoncent « wifi free » ont souvent un accès libre et il suffit de se garer
devant quelque temps pour lire ses mails ! Les bibliothèques publiques ont un accès gratuit souvent
limité dans le temps en fonction de la demande. Il n’est pas rare d’obtenir une connexion sur les
parkings des grands centres commerciaux (Safeway, Staples…). Par contre les cyber cafés sont chers :
2 dollars les 15 minutes !

7 - Niveau de vie : Nous avons trouvé que les prix étaient plus chers qu’aux US.

8 - Gaz : Nous n’avons pas pu faire recharger nos bouteilles françaises ils n’avaient pas l’adaptateur
voulu. En fait nous avons compris qu’ils auraient pu le faire techniquement, mais que ce n’était pas légal.
Nous n’avons pas trouvé sur place dans le commerce d’adaptateur pour bouteille européenne.

9 - Electricité : 110 V. 60 Hz. Fiches plates. Nous utilisions un adaptateur. Notre camping car étant
équipé pour recevoir aussi bien le 110 V que le 220 V, nous avons pu en profiter.

10 - Méteo : Pendant ce mois d'août, nous avons eu des journées à 12 ° en moyenne et des
températures négatives la nuit. C'était plus frais que la normale, mais ceci nous a évité les moustiques
qui sont la nuisance habituelle de l'été dans le pays. Il n'est pas rare qu'il pleuve également ce qui nous a
empêché de faire l'excursion des fjords à Valdez. On ne peut pas gagner sur tous les tableaux....
 

Bivouacs

Les Etats-Unis sont très organisés au niveau camping car nombreux sont les américains qui roulent en
rv, c'est-à-dire en camping-car. Il existe des livres donnant la liste des campings par région. Nous avons
utilisé, avec profit, le « Traveler’s guide to Alaska camping» rédigé par Mike et Terri Church acheté
chez Barnes et Noble (22 dollars). Toutes les informations possibles et imaginables sont données sur les
campings répertoriés : cela va de la carte d’accès, de la taille des places, de la puissance électrique, des
douches à pièces ou non, du wifi gratuit ou pas, de la laverie, des endroits où l’on peut vidanger les
eaux grises et noires etc. etc. etc.

 

Il existe tous les prix, les campings privés étant souvent plus chers. Nous avons aimé les campings dans
les parcs nationaux, ou les parcs d’état, car bien que proposant souvent le confort minimum, ils sont
toujours bien situés, peu chers (10 à 15 dollars), très propres, les espaces sont souvent agréablement
aménagés, parfois boisés et ils appliquent la technique sans réservation du « premier arrivé premier
servi ». On glisse une enveloppe avec le paiement dans une urne et on fixe un volet détachable, avec
une petite pince prévue pour cela, sur le poteau portant le numéro de l’emplacement. On peut donc
partir la journée et retrouver sa place le soir !
 

Contrairement à tout ce qui se dit sur Internet, nous n’avons jamais réservé à l’avance nos
 emplacements dans les parcs nationaux (certains parlent de le faire un an à l’avance !) et nous avons
toujours trouvé une place. C’est quand même bien chargé à Parc Denali !

 

Récapitulatif des parkings gratuits pour la nuit :

 Certains Mc Do ouverts 24/24 h, les stations services ont parfois des postes de vidange et de l’eau, les
parkings des magasins Wal’Mart (sauf interdiction expresse pour celui d’Anchorage par exemple), des
Safeway, des Fred Meyer, Staples… et les aires de repos sur autoroute.
 

 Excursion

Nous avons fait une excursion dans la péninsule du Katmai pour voir les ours attraper les saumons. Vol
d’1 h30 à l’aller, 5 heures sur place et retour. Vol superbe au dessus des glaciers. Hors de prix, mais
inoubliable :

Bald Mountain Air Service à Homer (sur le spit). 600 dollars par personne. Groupe de 20 personnes.Tel : 1 800 478 7969