Accueil

Qui sommes nous ?

Itineraire

Preparatifs

Le vehicule

Contacts-voyages

Pays visites

Les cargos

Keskiracontent ?

Ecrivez-nous !

 

 

 

L'Argentine

1 - L'arrivée (sept. 07)

2 - La descente de la Cordillère (oct. nov. 07)

3 - Les campings argentins

4 - Au bord des routes

5 - La Patagonie (nov. déc. 07)

6 - Ushuaia et la Péninsule Valdès (déc. 07)

7 - Fiche technique

 

 

 

 

 

 

1 - L'arrivée (sept. 07)

Après un mois d’immobilisme forcé à bord du cargo qui nous a amenés en Argentine,
nous étions très motivés, et nos pieds aussi, pour nous lancer à l’assaut de Buenos Aires.
C’est une ville moderne, animée, avec des rues piétonnes dans le centre et une circulation facile.

 Tombeau de San Martin. Cathédrale de Buenos Aires

Nous avons visité les incontournables. La cathédrale contient le tombeau, avec gardes au pied,
de San Martin, le héros du pays tandis qu’à côté, une petite chapelle honore notre Saint Martin
de Tours à nous. La place de Mai voit toujours le défilé, chaque jeudi, des Mères à la recherche
d’information concernant leurs disparus. Le cimetière de la Récoleta, un peu notre Père Lachaise,
ressemble à un petit village aux ruelles pavées. De nombreuses personnalités y reposent dont Eva Peron.

 Nous avons trouvé les Argentins très serviables (et les Argentines très belles), proposant
spontanément leur aide quand ils nous voyaient hésiter sur le chemin à suivre, à croire que
nous avions vraiment l’air de touristes, nous exhortant même à rebrousser chemin quand ils
nous voyaient nous diriger vers un quartier à risque !

 Puis nous avons pris la route vers le nord, sous une pluie battante, espérant voir un jour le
soleil argentin. Nous avons plutôt vu la police avec qui nous avons fait amplement
connaissance : arrêtés pour une infraction « très grave » - il faut conduire avec les codes
allumés, ce que nous ignorions -, nous pensions notre liberté déjà compromise, mais nous
nous en sommes tirés en payant une amende équivalente à trois pleins de fuel. Le lendemain,
nous sommes tombés sur un autre contrôle : après vérification de notre extincteur, nos deux
triangles de signalisation, notre barre de remorquage, le policier a emmené Michel pour
« un minuto ». Ne le voyant pas revenir, Geneviève l’a retrouvé, protestant de son innocence,
dans un bureau minable, face à deux policiers aux visages de super menteurs. On nous
reprochait d’avoir coupé une ligne jaune. Devant notre air offusqué, ils ont fini par nous
rendre nos papiers, et la liberté, en disant que la douane nous retrouverait de toute façon.
A chaque fois nous ne donnons, par prudence, que les photocopies couleurs plastifiées de
nos papiers officiels et cela semble leur convenir, à notre grand étonnement et amusement.
Depuis, les contrôles étant nombreux, nous sommes sur nos gardes, car cette province est
réputée pour ses policiers ripoux mais nous espérons vivre tranquillement dans le futur.

 La visite des chutes d’Iguazu nous a consolés de ces déboires.

    Chutes d'Iguazu

Une organisation très judicieuse permet d’admirer les chutes, qui s’étalent sur plus
de deux kilomètres, sous tous leurs angles. Il faut six heures de promenade à pied
et en petit train pour satisfaire sa curiosité, mais le spectacle est tellement magique
qu’on ne s’en rend pas compte. C’est aussi une réserve exceptionnelle d’animaux,
d’oiseaux, d’insectes et de reptiles, mais la pluie orageuse, qui nous a également
accompagnée tout au long de notre visite, on n’y échappe toujours pas,
les a dissuadés de se montrer.

 Nous avons pris trois jours de repos dans un camping aménagés dans un parc, même pas
inondé, même pas de puces dans les douches, pas de bruit la nuit, certes plein de moustiques,
mais le rêve quoi!

 Nos premiers gauchos
 

Comme il est trop tôt dans la saison, c’est le début du printemps, pour descendre vers
Ushuaia, nous avons décidé d’aller visiter la Bolivie. Donc direction vers l’ouest par une
belle route rectiligne, goudronnée sauf sur 75 km où nous découvrons la conduite sur
une route en terre utilisée aussi par des camions, mangeons de la poussière, surveillons
la solidité du véhicule qui vibre de tous ses placards, mais avance tranquillement.
C’est le métier qui rentre.

Ce n’était rien à côté de ce qui nous attendait en Bolivie…

.

2- La descente de la Cordillère (oct., nov. 07)

Les élèves de l’école Jules Ferry à Antony, qui nous suivent de très près,
par Internet interposé, ont baptisé notre camping-car « Caraventure » et c’est donc
ainsi que nous l’appellerons dorénavant.

Au sortir de la Bolivie, nous avons commencé notre descente lente et longue de l’Argentine
du nord vers le sud, le long de la cordillère des Andes. Lente car nous faisons des étapes de
250 à 350 km par jour avec parfois des arrêts prolongés. Longue car l’Argentine fait 5 fois la
France et nous sommes encore loin de la Terre de Feu, un de nos rêves. Mais nous vivons déjà
d’autres rêves, la cordillère et le nord de la Patagonie. Et pour ce faire, nous descendons
la Ruta 40, route mythique, comme la Route 66 aux Etats-Unis, qui pour l’instant est
goudronnée, mais la tôle ondulée nous attend plus au sud.

Voici un échantillon de nos visites : La pré-cordillère que nous avons d’abord longée
était très aride, avec ses camaïeux d’ocres (la montagne aux sept couleurs),

               

Montagne aux 7 couleurs                Troupeau de chèvres

 

une végétation d’arbustes nains, de cactus, et de larges rios à sec. Au niveau de
Mendoza nous avons enfin commencé à voir les sommets enneigés de la cordillère
(l’Aconcagua), le Rio Colorado et le Rio Grande (ça fait western, non ?) véhiculant
des eaux boueuses.

    Le rio grande

 

Nous avons séjourné avec plaisir à Salta, ville agréable,  pour faire
la vidange du véhicule, et trouver une assurance automobile (La Segunda)
afin de prolonger la nôtre  qui se termine fin novembre.
Tout cela avec l’espagnol ou plutôt ici le « castillano » de Miguel qui se débrouille fort bien.

               Eglise San Franscisco à Salta

Nous avons pu voir une exposition exceptionnelle sur l’art précolombien avec des vases,

urnes funéraires et autres objets de chamanisme, dans un parfait état de conservation.
Plus au sud, nous avons visité une ville fortifiée restaurée, construite par les indiens
Quilmes vers l’an 1000, sur un pan de montagne

Quilmes

qui leur permettait de surveiller parfaitement la plaine fertile qu’ils
exploitaient en contrebas.
Leur nom est utilisé par une bière actuelle, vendue dans tout le pays, et dont le slogan
se réfère à la tradition…

Pour notre anniversaire de mariage, le 28 octobre, nous étions à Catamarca.
Nous avons voulu frapper fort pour le célébrer et aller dans un restaurant, le meilleur
recommandé par le Lonely Planet. C’est bon de trouver une occasion de changer notre
ordinaire thon/tomate ou sardine/tomate. Par chance il était bien ouvert ce jour là,
un dimanche, mais…ô rage, ô désespoir, nous avons du arroser notre repas au coca cola,
car c’était aussi le jour de l’élection présidentielle, et la vente d’alcool était interdite
dans tout le pays !

Notre séjour à Mendoza aurait du être bien arrosé, lui, car c’est la grande région
viticole du pays, et de multiples panneaux publicitaires assoiffant vous invitent à la dégustation.

    Vignes de Cafayate


En fait, là aussi, ce fut tout le contraire car nous nous sommes faits voler, à notre arrivée,
un de nos sacs à dos, dans un cyber café. A cette occasion, Miguel s’est exercé,
au commissariat le plus proche, dans le registre « plainte pour vol ». Notre attente
de deux heures nous a permis de côtoyer des gens bien plus malheureux que nous.
Comme, malgré les apparences, nous prenons d’infinies précautions, nous avons pu
faire opposition au vol de carte bleue dans les dix minutes. Nous en avons d’autres
pour continuer le voyage. Le trousseau des clés de Caraventure a pu être refait en
une journée. Ils vous refont des clés de contact Mercedes en 5 minutes, à tel point
que nous en avons profité pour commander un troisième exemplaire, un serrurier
formidable se déplaçant même jusqu’à Caraventure pour donner un coup de lime
aux clés récalcitrantes. Mais retrouver un guide Lonely Planet sur l’Argentine,
c’est une autre affaire ! A la onzième librairie, (nous connaissons la ville par cœur !),
nous avons trouvé une version anglaise du guide pour toute l’Amérique du Sud,
beaucoup moins complet que le nôtre. L’Alliance Française nous a aussi prêté un
Routard de 2004 pour que nous puissions en faire une photocopie. Ils ont été
vraiment serviables et dévoués. Par la suite, nous avons traversé une crise aiguë de
paranoïa, mais nous nous soignons !

    Place de l'Indépendance à Mendoza
 

La région des lacs est très touristique car très belle. Nous tenions à suivre la
« Route des 7 lacs » recommandée par tous les guides, malgré les 40 km de route
non goudronnée. Au bout d’une heure trente de route en terre, ou plutôt de nids de poule,
nous avons trouvé la voie barrée pour travaux, sans plus de détails, alors que nous nous
étions informés la veille auprès de l’office de tourisme. Nous avons du faire demi tour et
virevolter à nouveau autour des nids de poules jusqu’à la case départ…jurant, mais un
peu tard, qu’on ne nous y reprendrait plus et que, somme toute, cette région des lacs
n’était pas si exceptionnelle que cela. Le lendemain, la route vers Villa La Angostura
était bien plus belle et nous a consolé.

               

Le lac de Barilochet                                lac Lacar

On dit aussi qu’on pêche dans cette région
les plus grosses truites du monde. Nous nous garderons bien de trancher sur ce
délicat sujet, mais nous pouvons dire que nous en avons mangé : on vous sert
une énorme demi truite délicieuse dans une grande assiette ovale, et vous
avez du mal à la finir !

                    Pêche à la truite à Junin

A part cela, tout va bien pour nous. Nos rapports avec la police se sont améliorés.
Nous rencontrons toujours au moins un contrôle par jour, mais les policiers sont
courtois et nous font parfois signe de passer sans nous arrêter, en particulier à
l’heure de la sieste !! La météo est très favorable pour l’instant. Dans cette région,
c’est la floraison des lilas, des genêts, des lupins.

    Lupins  à Bolson
 
Nous trouvons très agréable de
pouvoir profiter en 2007 de deux printemps et deux étés, même si autour des lacs
il fait « friscito » comme ils disent ici (9° le matin dans Caraventure). …Nous comptons
bien faire la même chose pour l’année prochaine ! Mais nous avons une pensée
particulière pour vous, qui profitez sans doute, avec plus ou moins de plaisir,
des couleurs de l’automne.

3 - Les campings argentins

 Nous nous arrêtons souvent dans les campings en Argentine pour des raisons de sécurité
et parce qu’ils sont nombreux et peu onéreux (environ 1,5 euro la nuit). Nous apprécions
d’y trouver l’électricité et l’eau chaude en abondance. Le luxe, quoi. Mais ce luxe
s’accompagne parfois de contraintes qu’il faut prendre avec humour.

Il y a les campings inondés avec puces ou moustiques, à éviter (camping ACA de Tumbes).
Le beau camping annoncé avec deux étoiles, qui les a peut être méritées dix ans auparavant,
mais dont les sanitaires sont dans un état lamentable, cela signifie tout à la fois portes qui ne
ferment pas, chasses d’eau sans le mécanisme pour tirer l’eau, lumières arrachées du mur
(camping Los Terrejones à Monteros). Mais on trouve aussi le camping calme, qui se
transforme en nuage de poussière quand le vent se lève sitôt votre installation terminée
(Camping Luz y Fuerza à Cafayate). On trouve le camping qui sert aussi de centre aéré
pour les enfant, ceux-ci fréquentant très assidûment les sanitaires, il vaut mieux les avoir
utilisés avant leur passage…(Camping El Jardin à Tilcara). Le beau camping verdoyant,
qui recèle dans sa pelouse des insectes minuscules qui dévoreront vos chevilles et dont
les démangeaisons se feront sentir une bonne dizaine de jours sans parler des cicatrices
(Camping de Tabacal). Nous avons fréquenté le camping situé près d’une boite de nuit
dynamique dont on découvre l’existence une fois couché (Camping Luz y Fuerza à Cafayate)
et dont on doit supporter la musique à tue tête une bonne partie de la nuit, celui qui nous
a permis de suivre un débat électoral jusqu’à trois heures du matin avec tambour, et
sono à fond (Camping el jardin à Tilcara), le camping qui rénove ses sanitaires et
vous prendrez votre douche pendant que les ouvriers travaillent, vous bricolant très
gentiment une "portito" pour que vous puissiez vous isoler un peu (camping Unquehue à
Villa la Angostura), le camping "ouvert" mais qui refuse l'entrée avant 21 h
(camping municipal à Gobernador Costa) et enfin, le dernier, le camping "SPA",
bien sympathique,  avec une multitude de chiens qui assurent spontanément  la garde
de votre véhicule, de coqs, de poules, et même un paon (Camping Los Terrejones).
Mais il ne faut pas oublier le camping gratuit, allez savoir pourquoi,  où vous passerez
une nuit paisible car vous y serez seul (Camping de Pampa del Infierno sur la Ruta 16).

Nous prenons tout cela avec philosophie, sauf, il faut bien l’avouer, pour les puces
et les moustiques. Mais nous ne sommes pas lancé dans ce voyage afin de retrouver
notre façon de vivre dans notre sweet home, cadre que nous apprécierons sans doute

différemment à notre retour.

 

4 - Au bord des routes

ou comment se préserver des accidents de la route en Argentine

 Les accidents de la route en Argentine sont très fréquents et les automobilistes ont
une façon bien particulière de s’en protéger. Ils dressent de multiples autels le long
des routes dédiés à deux personnages supposés leur venir en aide : ceux pour le
Gauchito Gil sont reconnaissables avec leurs drapeaux rouges et ceux dédiés à
la Difunta Correa contiennent des bouteilles d’eau. Voici leur histoire.

D’abord le « Gauchito Gil ». Il a vécu au 19e siècle. Engagé dans l’armée, il a
déserté suite à une relation sentimentale supposée avec la femme de son colonel.
Il fait parler de lui ensuite en volant du bétail aux riches propriétaires pour le
redistribuer aux pauvres. Mais il se fait prendre et condamner à l’exécution
capitale. Alors que son bourreau se prépare à lui trancher la tête, il lui demande
la faveur de l’enterrer ensuite (ce qui ne pouvait se faire pour les hors la loi) et
de retourner vite auprès de son fils qui était malade. Le bourreau n’écoute pas,
l’exécute et rentre chez lui. Là il découvre effectivement que son fils est malade.
Pris de remords, il retourne sur place et enterre Gil. A son retour il retrouve
son fils guéri. Depuis on prête à Gil des pouvoirs miraculeux.

     Autel à la dévotion du Gauchito Gil


La « Difunta Correa ».

Pendant la guerre de 1840, Correa tient à suivre son mari sur le champ de
bataille avec leur bébé. Au bout d’un certain temps, les vivres manquent et
elle meure d’épuisement et de soif. Quand on découvre son corps, elle est
morte (difunta) mais donne toujours le sein à son bébé qui, lui, est vivant.
Le lieu supposé où l’on a retrouvé son corps est devenu un centre de
pèlerinage très important, la croyance populaire lui prêtant à elle aussi des
pouvoirs miraculeux et les gens lui apportent toujours aujourd’hui de l’eau
pour étancher sa soif.

     Autel à la dévotion de la Difunta Correa

 

 

5 - La Patagonie (nov. déc. 07)

Ballade au gré de la Ruta 40

 La Ruta 40 est un très bon guide pour faire apprécier la diversité des paysages patagoniens :
certains jours, elle nous a conduit vers l’ouest et nous avons eu, devant les yeux, les sommets
enneigés de la cordillère. Ainsi pour la région des lacs, avec ses chalets (et ses chocolats, grâce
aux Suisses qui sont venus s’y installer avec leur savoir faire). D’autres jours elle nous a conduit
vers l’est et nous avons traversé des zones désertiques, de larges vallées, bordées de collines
recouvertes de basalte. On imaginait facilement combien elles constituaient des postes d’observations
privilégiés pour les indiens, rien de ce qui bougeait ne pouvant leur échapper. Nous y avons traqué le
guanaco, le nandou, le tatou (pour la photo uniquement).

               

Tatou                                                Guanacos                                      Nandous

                                     

Un soir, après une longue journée de tôle ondulée, nous nous sommes arrêtés dans un hameau
d’une quinzaine de maisons et avons suivi la pancarte « camping ». Au premier abord, nous aurions
plutôt qualifié le lieu de dépotoir. Mais il était tard. Renseignements pris, il y avait l’eau chaude,
l’électricité, Internet et pizza à volonté, ce qui était très intéressant ! Nous nous sommes installés
sans plus attendre. Le cabanon «  salle de bains » tenait debout de façon approximative avec
une porte qui jointait mal, nous faisant prendre une douche au vent de Patagonie ! Mario, le
propriétaire, gaucho par ailleurs dans son hacienda touristique de la région des lacs, de lointaine
origine française, nous a reçu les bras ouverts, apportant une bière avec la pizza, nous montrant les
photos de sa famille et son petit « musée » : des flèches et pointes de lances indiennes, fruits de
ses recherches personnelles.

    Pointes de flèches et lances indiennes

Comme quoi, la première impression n’est pas toujours la bonne ! Ce havre de paix se trouve
à Bajo Caracoles, mais attention, l’autre camping est encore plus désastreux.

 Il faut aussi savoir la quitter de temps à autre, cette Ruta 40, surtout quand il s’agit d’aller
voir le Fitz Roy (3405m). Nous avons séjourné trois jours à El Chalten, petit « Chamonix des Andes »,
peuplé de randonneurs et de trekkeurs venus du monde entier. Nous avons passé notre temps
le nez en l’air à regarder le sommet le matin dans la brume, puis sous le soleil, puis entouré
de son petit nuage qui lui avait valu le nom de « montagne fumante » par les Indiens, le soir
avec le soleil couchant qui lui donne une belle couleur orange. Geneviève a fêté dans ce cadre
majestueux ses 60 ans, elle n’a même pas senti passer le changement de dizaine!

C’est Lionel Terray qui a fait en premier l’ascension du Fitz Roy en 1952. Cocorico !
De plus ce sommet est entouré d’aiguilles qui portent entre autres les noms de Saint Exupéry
et Guillaumet.

       

Lago Torre                                                                    Fitz Roy

 
Impossible en effet de ne pas penser aux pilotes de la Postale lorsque l’on est au pied de la
cordillère. La lecture des récits de leurs exploits force naturellement l’admiration, mais lorsque
l’on est sur place, devant ce massif hérissé d’aiguilles redoutables, on est encore plus impressionné
par le courage de ces hommes exceptionnels. Nous avons appris que le berger qui avait
découvert Guillaumet après qu’il eut franchi à pied cinq cols (« ce que j’ai fait, aucune bête
ne l’aurait fait ») est toujours vivant. Il habite à Mendoza, a plus de 90 ans et a reçu la Légion
d’Honneur des mains de Jacques Chirac en 2001. Il était temps.

Et puis la Ruta 40 nous a conduit au parc des glaciers, avec le célèbre Perito Moreno.
Des aménagements pour les touristes permettent d’admirer de très près ce spectacle inhabituel
pour nous d’un glacier aux reflets bleus qui laisse entendre de sourds craquements et qui libère
de temps à autre de gros blocs de glace qui s’enfoncent avec lenteur dans le lac, provoquant
ensuite une énorme gerbe d’eau.

           

Le Perito Moreno

Nous avons retrouvé là bas la famille Taber qui avait fait la traversée avec nous sur le cargo !
Inutile de préciser le plaisir que nous avions à nous revoir. Nous avions tant de choses à nous
dire que la conversation, commencée le matin sur place, ne s’est terminée que le soir, dans
Caraventure, autour d’un pastis (il en reste encore) et d’un pisco sour! Nous espérons bien
les retrouver sur la route du Pérou ou de l’Equateur.

Pour revenir à Caraventure : tout au long de la Ruta 40, il a été bien courageux. Il vient de
fêter ses 12 000 km en Amérique du sud. Il démarre toujours au quart de tour, mais il a été
plus gourmand en huile et en diesel, a perdu quelques visses, déclenche son alarme de façon
incongrue, laisse entrer la poussière, a un peu usé ses beaux pneus neufs sur le « ripio »
(cailloux, graviers, galets) mais a trouvé qu’à côté de la Bolivie, c’était de la gnognotte.
Il a perdu un peu de sa bonne mine, car le vent patagonien a déchiré la bâche qui protégeait
les vélos et celle du pneu de secours sur le toit et le recouvre constamment de poussière.
De plus il a été un peu vexé de se faire doubler par un rallye de 2CV venues de France pour
s’éclater sur les routes patagoniennes. Cela représente 40 petits bolides qui roulent à 120km/h,
très à l’aise quelque soit le terrain. Un des mécaniciens du groupe lui a quand même dit qu’il
avait un moteur inusable et cela lui a mis du baume au cœur.

    Rallye de 2CV
 

 En route vers La Terre de feu

 Pour atteindre « le bout du monde » par la route, il faut passer par le Chili. Plus on approche
de la frontière, et plus les prix grimpent ; c’est d’autant plus désagréable qu’un distributeur
automatique de billets nous a généreusement donné un faux billet de 100 pesos – « No es correcto »
venant d’une banque !  L’heure d’Internet dans les cyber est multipliée par 10, l’entrée dans
les parcs nationaux est trois fois plus chère pour les étrangers, les stations services (qui proposent
du super, du diesel mais aussi du « kérosène » ( ?) et du « fangio ») ont même parfois des pompes
réservées aux étrangers avec un prix au litre qui est doublé. Il s’agit paraît-il de dissuader les
Chiliens de passer la frontière uniquement pour faire le plein dans un pays où l’essence est
moins chère, mais tous les étrangers en subissent l’effet et cela met de mauvaise humeur…

 L’entrée au Chili à Puerto Natales correspond à l’entrée dans un nouveau monde bien que
ce soit toujours la Patagonie : la région s’appelle Ultima Esperanza, (dernier espoir…), le ciel
est plombé, la lumière est blanche, les montagnes sont sombres, des nuées se déversent sur
certains sommets alors qu’un rayon de soleil arrive à se faufiler pour en éclairer d’autres,
les quatre saisons défilent dans une même journée, tandis que des cygnes à col noir
barbotent indifférents sur les rives du fjord. Une douzaine de condors planaient au dessus
de nous à notre arrivée…Magnifique ! Nous sommes maintenant dans l’Austral, et c’est
aussi une marque de bière !

            

Cormorans à Puerto Natales          Cygnes à col noir            Vue depuis Puerto Natales

Mais c’était aussi pour nous le moment attendu de nous rendre dans le parc de
Torres del Paine, le plus beau parc d’Amérique du sud, dont les sommets illustrent
la couverture de la plupart des guides et livres du monde entier sur la Patagonie.
Paradis des trekkeurs qui font le fameux circuit W en 5 ou 7 jours. Nous y sommes
restés presque une semaine pour voir là aussi les montagnes sous toutes leurs faces,
le glacier le plus grand du monde (après l’Arctique et l’Antarctique).

               

Le vent Patagonien                    Le parc Torres del Paine
 

On rencontre partout des troupeaux de guanacos (eux pas cracher !), des oies, des flamants roses,
des condors, des renards et même un chat sauvage. Les lacs turquoises ou émeraudes
sont nombreux avec des cascades et des chutes mais on peut se promener aussi au bord
de rios tranquilles. Nous avons eu du soleil, de la pluie, et une journée de vent très violent
qui nous faisait reculer et nous a obligé à trouver la nuit un abri pour Caraventure. Les photos
prises ce jour là étaient presque toutes floues !

 Dernière étape importante avant d’atteindre Ushuaia, il faut traverser le détroit de Magellan.

    Le détroit de Magellan
 

Là aussi nous avons pris notre temps. Dès l’école primaire on nous a parlé de ce fameux détroit
et du non moins fameux Magellan, ici « Magallanes » qui l’a découvert en 1520. Nous avons
marché au bord de l’eau pour essayer de mieux voir ce qu’ils ont du apercevoir il y a presque
500 ans. Puis nous l’avons traversé à bord d’un ferry dans sa petite largeur (3 km) et le vent
soufflait tellement que Caraventure et quelques passagers se sont fait mouiller.

 

6 - Ushuaia et la Péninsule Valdès (déc. 07)

Et nous avons enfin atteint Ushuaia, cette destination qui nous a fait tellement rêver!

                               

Ushuaia                                                    Lions de mer et cormoran dans la baie

(Prononcer « oussouaia » si vous voulez faire connaisseur). Nous y avons passé
presque une semaine, la météo étant favorable et nous avons beaucoup aimé.
Nous pensions trouver une région austère et rude et c’est tout le contraire …sous
le soleil. Les montagnes sont majestueuses et la baie, parsemée de petites îles très
belles. Les maisons en bois coloré ont même des lupins dans leur petit jardin.
Le cœur de la ville (61 000 ha) est animé et très touristique ; on entend parler
toutes les langues. On vous propose de multiples activités comme aller jusqu’au
Cap Horn ou l’Antarctique, mais en ce qui nous concerne, ce sera hélas
pour une prochaine fois ! L’ancienne prison pour bagnards, construite par les
prisonniers eux même, sert maintenant de musée et on peut y passer des heures :
histoire du pays, de l’Antarctique, des navigateurs, des peuples primitifs,
des colons, des prisonniers célèbres...

Nous avons aussi passé deux jours dans le Parc de la Terre de Feu en faisant
 

    Le Rio Pipo
 

des randonnées le long du canal Beagle ou du Rio Pipo. La nuit, les touristes
repartis, le parc était à nous, calme et paisible, avec la musique du Rio Pipo
à côté de Caraventure pour nous endormir. Et pour faire des photos du lever
du soleil dans l’austral, il faut faire sonner le réveil à 4 h...

Avant de remonter vers le nord, nous avons fait un petit détour par le Cap
San Pablo, une région où les castors ont été réintroduits. Ils semblent s’y plaire
beaucoup (mais les riverains apprécient beaucoup moins). Nous n’avons pas
pu les voir car il aurait fallu dormir près d’un barrage et nous n’avions pas
de place pour Caraventure. Mais nous avons marché sur leurs constructions
et « admiré » le carnage : un petit ruisseau, capté et retenu, devient un lac
magnifique, les arbres alentours sont en cours de grignotage ou déjà
emportés pour la consolidation.

    Travail des castor du Cap San Pablo

 

Les castors colmatent leur digue avec de la terre sur laquelle la végétation
repousse et l’on peut croire qu’il s’agit d’un passage naturel. Ils ont eu droit
à toute notre admiration, mais, visiblement également aux coups de carabine
des riverains…

Pour quitter, et ce faisant à regret, la Terre de feu, nous sommes repassés par le
détroit de Magellan. Pas de vent fort, cette fois ci, mais quatre heures d’attente
pour le bac, sans doute en raison des fêtes. Et cette fois ci nous avons pu voir
des dauphins blancs à tête noire suivre le bateau et jouer dans son sillage. Ensuite
une route rectiligne nous attendait dans un relief tellement plat que le ciel semblait
occuper tout l’espace. La côte Atlantique ne présente pas grand intérêt. Pour une
fois nous vous épargnerons nos superlatifs !

Nous avons passés Noël beaucoup plus au nord, à Camarones, petit port de pêche,
qui se déclare « la capitale du saumon ». (Florent Pagny habite dans
une estancia voisine). Les températures s’étant logiquement réchauffées, nous
sommes passés du « friscito » au « que calor ! » sans nous en rendre compte,
et avons hélas perdu nos courtes nuits australes, pour retrouver un soleil qui
se couche à des heures classiques. L’eau verte de l’océan nous a
immédiatement attirée, mais les 16° nous ont remis les idées en place
rapidement. Nager les pieds en porte manteau car les articulations grincent
n’est ni esthétique ni efficace et nous avons regagné Caraventure qui nous
attendait tout pimpant pour le réveillon : décors réalisés par les élèves de
l’école Jules Ferry et par nos filles. Nous avons pu écouter des chants de
Noël sur un CD ce qui nous a mis dans l’ambiance, quoi que Noël en été,
ce soit malgré tout un peu irréel pour nous. Champagne et cacahouètes
quand même, steak au poivre et chips, ne vous déplaise, quéqué soit un
cake anglais et….. cerise sur le gâteau, des cerises ; c’est la saison. On ne
manque de rien dans Caraventure !

Pour digérer ce copieux réveillon, nous avons visité le lendemain la plus
grande réserve de pingouins de Magellan d’Amérique du sud, à Punta Tombo.
Ils deviennent terriens pour la reproduction et construisent des nids, non loin
de la plage, sortes de cavité à même la terre, ou à l’abri de buissons. Les visiteurs
doivent suivre un sentier obligatoire et ne pas s’en écarter afin de ne pas déranger
ces charmantes petites bêtes. Mais ce sont les pingouins qui vont et viennent
et traversent « notre » chemin. Nous pouvions donc les approcher de très près.
Michel, pendant qu’il regardait à travers une longue vue mise à la disposition
des visiteurs a senti quelque chose sur sa chaussure : c’était un pingouin qui lui
donnait des coups de bec pour récupérer son territoire.

               

Pingouins de Magellan à Punta Tombo
 

Leur cri ressemble à celui de l’âne, alors vous pouvez imaginer ce que donnent
700 000 pingouins qui discutent en même temps, sans parler de l’odeur. Nous
avons senti le pingouin pendant deux jours, d’autant que nous avions eu
l’autorisation de dormir avec Caraventure sur le parking de la réserve et il avait
eu tout le temps de s’en imprégner aussi. Moment surréaliste quand, à
quatre heures du matin, nous avons été réveillés par une foule de pingouins
bavards allant à la playa et qui traversaient le parking !

 

Notre dernière étape importante en Argentine était le passage dans la péninsule
Valdès, lieu de villégiature tout à la fois des lions de mer, des argentins,
des éléphants de mer, des touristas étrangers, des pingouins, des orques.
C’est surtout l’endroit choisi par les baleines pour la naissance de leurs petits.
Nous savions que nous étions hors saison pour cela et la dernière baleine ne
nous avait pas attendus, soumise elle aussi à ses contraintes d’agenda.
Mais nous avons vu les lions de mer, du haut des falaises ou à distances
respectables et c’est mieux comme ça. Ils sont en général allongés côte à
côte, vautrés, souvent parfaitement parallèles, luisants sous le soleil et
étonnamment flasques et gras.

           

Lions de mer

Leur sommeil est faussement profond car lorsque la mer se retire trop,
ils ondulent mollement une ou deux fois, sans même relever la tête, pour être
à nouveau en contact avec le sable mouillé. Et si, par malheur, un indésirable
entre dans leur territoire, alors ils réagissent immédiatement avec une agressivité
qui n’a plus rien de flasque. D’inertes, ils deviennent méchamment arrogants,
se mettent à « courir » sortant les crocs et hurlant des choses sans nul doute
très grossières.

A Valdès nous avons retrouvé les traces d’Antoine de Saint Exupéry qui
survolait souvent la péninsule. L’île aux oiseaux, accessible à marée basse,
a la forme d’un chapeau. Elle aurait servi de modèle au dessin du boa qui
dévore un éléphant dans le Petit Prince.

    Ile aux oiseaux

Pour terminer l’année, nous avons fait une halte à Gaiman, non loin de là.
C’est une petite ville créée par des colons gallois en 1870. Il reste les
premières maisons construites en pierre et en brique ainsi que la chapelle,
et la tradition des « casas de te ». On a testé pour vous et nous pouvons
affirmer qu’il faut y aller, mais déjeunez léger avant : on vous sert un plat
avec différentes parts de gâteau au chocolat, à la banane, à la pomme,
au citron, au dulce de leche (genre de nutella au caramel) avec meringue,
à la gelée de groseille plus une assiette de petits sandwichs salés. Nous avons
presque tout mangé.

    Casa de te à Gaiman

Ceci à l’attention de ceux qui ont souri à la lecture de notre menu de réveillon
et à celle qui a osé nous parler d’un Pithiviers maison qui hante depuis nos nuits !
Ces salons de thé sont installés dans des demeures anciennes et le décor gallois
à l’intérieur est précieusement conservé, ainsi que le petit jardin soigné à l’anglaise,
euh, à la galloise ! Nous avons à nouveau réveillonné dans Caraventure et
c’est lorsque nous avons entendu la sirène des pompiers et les pétards à minuit
que nous nous sommes rendus compte que nous vivions avec une heure de
décalage sans l’avoir remarqué. Nous faisons très attention à suivre le calendrier,
mais après avoir passé plusieurs fois la frontière Chili/Argentine, nous avions
oublié de vérifier l’heure.

Le lendemain nous avons retraversé le pays en une journée pour retrouver la
Cordillère et passer au Chili non sans avoir rencontré des paysages magnifiques,
désertiques, ocre, modelés par le rio Chubut.

     Le Rio Chubut
 

 Et c’est ainsi que s’est terminé notre voyage en Argentine. Nous quittons
à regret ce pays façonné par les glaciers et les volcans, aux paysages
variés et somptueux. Nous avions aussi beaucoup de tendresse pour
ses innombrables guanacos, fins et altiers qui sautent les clôtures avec
tant de grâce. Mais d’autres pays nous attendent.

Pour faire un rapide bilan de ces cinq mois passés à bord de Caraventure,
nous pouvons dire que notre voyage se déroule sans problème majeur selon
le programme que nous avions imaginé. Mais nous ne pourrions rien faire
sans l’aide de nos filles qui gèrent nos affaires en France. Et il y a toujours
quelque chose : ouvrir le courrier, répondre au cadastre, faire passer le
contrôle technique à la voiture, trouver ce qui fait disjoncter le compteur
et faire réparer, remplacer la carte bleue volée et l’expédier, ce qui ne fut
pas une mince affaire (si vous pouvez, évitez DHL) sans compter qu’on les
sollicite souvent. Un grand merci les filles, il ne reste plus que 19 mois à tenir…

Un mot aussi pour nos petits amis de l’école Jules Ferry, qui sont une des
joies de notre voyage. Nous avons reçu à Ushuaia en poste restante une
grosse enveloppe, contenant même des bonbons, et tout le monde avait
mis un mot très gentil, tout décoré. En plus d’avoir trouvé un nom pour
Caraventure, ils ont travaillé sur un logo tour du monde. Ils ont des professeurs
aussi sympathiques que dynamiques qui savent utiliser toutes les informations
que nous pouvons leur passer et font même des contrôles de français à partir
de nos newsletters. Nous essayons de nous faire pardonner en les associant
e plus possible à notre route et Caraventure profite de ce message pour leur
envoyer un gros coup de klaxon amical !

 Notre histoire va se continuer au Chili, sans que nous ayons à quitter
définitivement nos « zandes » adorées. Alors, à très bientôt… si vous le
voulez bien…

7 - Fiche technique

Pays visité avec un camping car intégral Le Voyageur sur base Mercedes
1991 de 6 m de long. Voyage effectué seul, mais échanges fructueux
d’informations sur Internet avec d’autres camping-cars français circulant
à la même époque dans ce pays, à l’initiative de membres de l’association
des Camping Cars sur les Routes de la Soie et du Monde.

  Change : Au moment de notre voyage, 1 euro équivaut à 4,6 pesos argentins 

  Décalage horaire de 4 à 6 heures en moins (horaire d’été/hiver tant
pour la France que pour l’Argentine)

 Préparation générale

 1 - Cartes utilisées :

Carte achetée en France Argentine/Chili Blay Foldex n° 390 au ¼ 000 000,
utile pour l’itinéraire général.

Atlas de Rutas Firestone 2007 (parution annuelle vers novembre) acheté
en Argentine pour 25 pesos, disponible en librairie ou dans les kiosques.
Quasiment indispensable pour la nature des routes, les adresses de campings,
le plan des villes avec différentes échelles.

 2 - Guide utilisé : Lonely Planet. Très détaillé pour les renseignements
pratiques. Trop enthousiaste à notre goût sur les sites et monuments à voir.

 3 - Librairie française spécialisée : beaucoup de choix au Vieux Campeur
à Paris et chez Voyageurs du monde, rue Sainte Anne à Paris.

 4 - Préparation spéciale du véhicule :

Obligatoire et vérifié lors des contrôles policiers : un extincteur en état, deux triangles
de signalisation, une barre de remorquage pour 3,5 t.

Nous avions aussi une sangle de 10 m pour 10 t, deux plaques plastiques de
désensablement avec pelles. Les plaques de protection moteur et réservoirs
ont été très utiles sur les routes en terre.

 5 -  Formalités :

  Passeport sans visa valable six mois après le retour

  Permis de conduire international et permis français

 Assurance :

Pour les 3 premiers mois après le débarquement du cargo, nous étions couverts par
AGF, Cabinet Marie, 2 place Dr Bethoux, 38350 LA MURE D’ISERE.
Tel : 04 76 81 06 63.

Pour la suite, Argentine + Chili + Bolivie + Pérou : assurance La SEGUNDA.
Tarif pour 6 mois, 526 pesos, souscrite par nous à Salta,
Agence BORDON Roberto Jose, Dr Adolfo Guemes 199. On ne nous a pas demandé
de voir le véhicule.

Carte grise du véhicule

Vaccination : pour nous fièvre jaune obligatoire en raison de la traversée en
cargo avec des escales en Afrique et Brésil.

  Certains parcs sont interdits aux animaux domestiques.

 La Monnaie : Le peso. (1 euro pour 4,6 pesos au moment du voyage).
DAB nombreux avec cartes européennes (Visa, Mastercard…). Retrait limité
à 300 pesos à la fois, mais que l’on peut renouveler de suite. Les argentins
paient facilement en liquide (effectivo) et nous avons fait de même.

 Nous avons un carnet de passage en douane (tour du monde oblige)
pas obligatoire en Argentine. Les douaniers fournissent  des feuilles d’entrée
et de sortie, seuls documents qui les intéressent. Le CPED est utile car il
contient de façon claire toutes les informations sur le véhicule. Il peut être
remplacé par une fiche que vous préparez à l’avance avec le n° de châssis,
moteur, immatriculation, type de véhicule : « casa rodante » ou « camionetta »
selon les douaniers !

  Conditions de passage en douane :

Les formalités ont toujours été très rapides, quelle que soit la frontière
(Bolivie, Chili) sans pourboire, parfois taxe de désinfection du véhicule
toujours avec un reçu. Attention contrôles sanitaires fréquents en Argentine
entre les différentes régions et encore plus durs pour les passages avec le
Chili. Recherche des aliments interdits avec un chien qui monte dans le véhicule.

 Approche du pays :

 Accès : Traversée France/Argentine par la Cie Grimaldi.

Agent français : Mme Catalina Da Sylva, Catalina Cargo Conseil,
34 rue Mouffetard, 75005. Tel/fax : 01 45 35 49 88.
Départ possible par Anvers, Le Havre ou Bilbao.

La traversée dure un mois. Nous avons été très satisfaits.

 Le pays :

  Attention : obligation de rouler systématiquement avec
les phares de croisement allumés

 1 -  Etat des routes :

Pour les RN, qualité bonne à moyenne, nids de poule, nombreuses
déviations pour travaux sur route en terre ou en ripio (graviers) très dur
pour un camping-car classique qui vibre partout. Nous l’avons fait à 20 km/h.

 Pour les routes secondaires, souvent en ripio, sans problèmes pour
les 4 x 4. Tôle ondulée, difficile pour les cc classiques. Poussière et boulons
à revisser. En tenir compte pour le calcul du trajet journalier.

Avons descendu la Ruta 40 du Nord au Sud sans problème particulier
autre que les passages en ripio. Mais d’autres camping-cars ont trouvé
la route plus que détestable après la pluie.

2 - Signalisation assez bien faite.

 3 - Péages nombreux dans le nord/est de l’Argentine, entre 2 et 5 pesos
à chaque fois.

4 - Nombreux contrôles de police (44 en 3 mois – 2 au Chili en 40 jours
par comparaison)

Attention aux flics ripoux de la région du nord/est (vous accusent de fausses
infractions mais ils cèdent devant votre fermeté). Ailleurs police correcte et
souvent même agréable.

5 -  Gas oil :

Nous n’avons pas eu de souci en approvisionnement de gas oil, ni en quantité
ni en qualité. Prix du fuel : de 1,80 à 2,15 pesos le litre.

Mais apparition d’un prix pour les étrangers dans le sud de la Patagonie, très
désagréable, autour de 3 pesos le litre.

 6 - Stationnement : de jours, on peut trouver des stationnements gratuits
sans problème. D’autres préfèrent les parkings gardés et payants
pour des raisons de sécurité.

Pour la nuit, il y a des campings très nombreux et peu chers
(qualité en rapport). Leurs adresses figurent en annexe de l’Atlas Routier
Firestone (cité ci-dessus). Ils sont pratiques pour faire tous les pleins.
Mais le camping sauvage ne pose pas de problème : places publiques,
stations services, quartiers résidentiels, plages etc…

7- Gaz : Nous n’avons pas eu besoin de recharger nos bouteilles car nous

consommons peu de gaz (une bouteille de 13 kg nous fait 6 mois !). Donc

nous n’avons pas d’information à vous communiquer sur le sujet.