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L'Australie 2

 

5 - La côte Sud et Ouest : Adélaïde/Perth

    (15 fév à 15 mars 09)

6 - La côte  Ouest : Perth/ Exmouth

    (15 mars à 15 avril 09)

7 - Exmouth/Darwin

     (15 avril à 15 mai 09)
 

 

    Notre circuit complet
 

 

5 - La côte Sud et Ouest : Adélaïde/Perth

    (15 fév à 15 mars 09)

Notre itinéraire revu et corrigé, nous allons maintenant continuer « la grande boucle »,
le tour presque complet de l’Australie, en suivant la côte, jusqu'à Darwin, avec ensuite
une descente au centre, en juillet prochain, la saison la moins chaude. Comme nous l’a fort
justement écrit un couple d’amis, « l’Australie a de quoi satisfaire les appétences
touristiques les plus voraces » et nous ne chômerons pas.
 

Pour commencer, nous vous invitons à nous suivre dans la traversée de la célèbre
plaine de Nullarbor, 1700 km de terres arides, près de la côte du Pacifique.
Rien à voir cependant avec l’équipée de John Eyre qui fut le premier européen
à ouvrir cette voie, en 1841, entre l’Australie Méridionale et l’Australie Occidentale.
La route actuelle porte d’ailleurs son nom en souvenir de cet exploit qu’il mis
plus d’un an à accomplir.
 

Avec Caraventure, ce fut plus rapide, mais nous avons quand même prévu une pleine
réserve d’eau (230 l), de fuel (120 l) et des provisions. Notre guide présentait ce passage
comme « quasi méditatif ». C’est vrai que nous avions le temps de méditer car il nous a
fallu 4 jours pour traverser ces étendues « sans arbre », c’est le sens de Nullarbor en latin,
avec un relief plat, des buissons bleutés s’étendant à perte de vue, quelques arbres malgré
tout, aucune habitation.

           
Les paysages de la Nullarbor


On reprend contact avec la civilisation grâce aux stations
services/motels qui jalonnent le trajet. Il est important d’avoir un œil sur la jauge car elles
sont éloignées les unes des autres et sont parfois en rupture de stock (« sorry, out of order »).
La route file droit, un tronçon de 146,6 km exactement est même complètement rectiligne.

   
La route rectiligne de 146,6 km


On pourrait presque bloquer le volant et dormir, mais on croise quand même des humains
dans des véhicules et surtout des « road trains », ces gros camions avec parfois jusqu’à 4


Un road train


remorques (53 m de long au maximum). De nombreuses aires de repos sont prévues et
on peut même y passer la nuit.
Des panneaux nous incitent d’ailleurs vivement à les utiliser : « stop, revive, survive »,
le message est clair et direct. Ce sont de vastes parkings dont le seul confort est d’être
munis de poubelles, ce qui est loin d’être négligeable. Ils sont parfois bien situés comme
celui de Bunda Cliff, au bord de falaises : la mer, les falaises, le soleil, le silence, quelques
lézards…


      
   Bunda Cliffs et lézard

 
A l’entrée de Nullarbor, des panneaux, devenus le symbole de cette route,
attirent notre attention sur la traversée éventuelle de chameaux, kangourous et wombats.


Panneau célèbre sur la Nullarbor



(Les chameaux ont été utilisés autrefois pour la traversée des espaces désertiques et certains
sont devenus sauvages, les wombats étant une sorte de petits oursons herbivores bien inoffensifs).
 Nous n’en verrons aucun. Par contre d’autres en ont rencontrés certains la nuit, car des cadavres
de kangourous bordent souvent la route le matin, les corbeaux et les aigles venant faire le
 nettoyage…

Le deuxième jour, nous avons passé un contrôle sanitaire à Eucla : interdiction de faire entrer
des fruits, légumes ou miel en Australie Occidentale. Nous en avions heureusement tenu compte.
Mais il faut attendre ensuite 1000 km pour trouver le premier magasin où l’on peut enfin
satisfaire son envie de crudités.

Détail amusant, en 1979, la station américaine Skylab a laissé tomber des morceaux dans
cette plaine. Il paraît que les australiens ont dressé un procès verbal aux américains pour
avoir déposé des « déchets » dans cet endroit, en leur réclamant une amende de 400 dollars !
L’histoire ne dit pas si les Américains ont payé.



Un morceau de Skylab
 

 

Nous avons rencontré 4 australiens de notre âge qui réalisaient leur rêve : suivre cette
route, entre hommes, depuis Melbourne jusqu’à Perth, en bivouaquant le soir, à la belle
étoile, devant un dîner au feu de bois ! Nous sommes bien convaincus que c’est la
meilleure façon de s’imprégner du pays, mais nous n’en avons pas le courage, le
confort de Caraventure nous semblant indispensable. Une légende raconte que
certaines nuits, on peut apercevoir la silhouette d’une femme à la longue chevelure
blonde s’enfuyant, nue, sous les phares des voitures. Est-ce une rescapée d’un naufrage,
une touriste perdue ? Nul ne sait, mais certains affirment l’avoir vue et qui sait si nos
quatre australiens n’espéraient pas secrètement la croiser…
 

La première ville rencontrée au bout des 1700 km s’appelle Norseman. C’était le nom
d’un cheval, qui, attaché à un piquet la nuit dans cet endroit, dans les années 1880,


Le cheval qui a trouvé une pépite
 


avait mis à jour une pépite d’or en grattant le sol avec son sabot. De la ruée qui a suivi,
il ne reste plus qu’une mine à ciel ouvert, toujours en activité, mais toutes les installations
apparentes sont dans un état de rouille avancée. La ville dégage également un aspect
souffreteux. Nous ne chercherons pas fortune ici.

Nous avons filé directement vers la côte, à Espérance, à la recherche d’autres richesses :
des plages de rêve, toutes plus belles les unes que les autres. D’immenses étendues de
sable blanc, des eaux cristallines et turquoise, de rares promeneurs, pas de construction.

Au syndicat d’initiative de la ville proche, nous avons eu affaire à une belge, installée ici
depuis deux ans. « j’ai acheté une maison, je reste définitivement, c’est trop beau ici ».
On la comprend.
 

    
Plage de Lucky Bay                   celle de Twilight
 

Elles sont protégées par des parcs nationaux. A Lucky Bay, le sable mouillé crisse
sous les pieds ! On les traîne rien que pour le plaisir. Nous avons passé deux jours
à nous promener dans ces endroits paradisiaques et sauvages, kangourous et varans

   
Wallabie et son petit             Varan


traversant le camping sans vergogne. Mais nous avons aussi essayé d’imaginer les
difficultés qu’ont dû rencontrer les courageux navigateurs Français et Hollandais venus
dresser, aux 16e et 17e siècles, les cartes de ces côtes magnifiques mais bordées de


Lucky bay
 


récifs dangereux. Venir accoster en Nouvelle Hollande comme ils l’appelaient à l’époque,
a provoqué de nombreux naufrages, à en juger par la carte des épaves.
Il en est resté, entre autres, les noms de l’archipel de la « Recherche », le cap « Le Grand », et
« Duke of Orleans Bay ». Mais c’est finalement encore une fois Cook, en 1770, qui plantera le
drapeau de la couronne britannique en Australie orientale. Sa Majesté actuelle figure d’ailleurs
toujours sur les pièces de monnaie qu’elle partage sans complexe avec le kangourou, le
hérisson, et l’oiseau lyre, autres icônes nationales.
 

Nous sommes arrivés maintenant dans l’état d’Australie Occidentale et ceci pour
plusieurs semaines. Nous en sommes très heureux car les bonnes surprises se
succèdent. Nous avons tourné le dos à la mer, même les meilleurs moments ont une fin,
pour aller faire un tour dans les Stirling Ranges toutes proches, des montagnes


Les Stirlings Ranges
 


(pas plus de 1100 m) qui attirent les touristes par leur richesse florale avec jusqu’à
60 espèces endémiques. Des orchidées en pagaille fleurissent au printemps. La saison
des pluies ayant été tardive au détriment des récoltes, nous pourrons quand même
satisfaire notre curiosité en plein été et admirer de nombreuses espèces, en montant
au sommet du Bluff Knoll.

       

       

       

       

Fleurs endémiques dans les Stirlings Ranges
 

Nous traverserons aussi ce parc de part en part, sur une
route en terre de 42 km dont la tôle ondulée demandera à Caraventure pas moins
de 5 heures d’efforts. Rouler au pas dans ces cas là est notre recette pour éviter bruits
et pannes, ce qui nous a réussi jusqu’à présent.
Pratiquement seuls, nous aurons tout le temps
d’observer de somptueux cacatoès noirs aux cris stridents (qui se prononcent « cocatouze »
en anglais)
, et une belle forêt d’eucalyptus.

   
Cacatoès noir                        Route en terre dans les Stirlings

A propos de forêt, que diriez vous d’une promenade dans la canopée d’eucalyptus
multi centenaires ? Rien de plus facile. On s’en donne à cœur joie, à Tree Top Walk
dans la Vallée des Géants, en suivant la passerelle installée à 40 m de hauteur.
On profite de ces karris d’environ 400 ans sous un angle original. Rectilignes,
ils ont été utilisés pour la construction et sont maintenant protégés dans le Parc
de Shannon.

   
Karris de la vallée des Géants
 

C’était un long week end, celui de Labour Day, et nous sommes prudemment
restés dans un camping du parc, au calme de ces grands arbres. Nous apprécions
les campings des parcs, toujours parfaitement situés, même s’ils ne présentent
pas forcément beaucoup de confort, pas d’Internet ni d’électricité par exemple.
Chaussures de marche aux pieds, nous nous sommes promenés, un œil sur le sol
pour repérer d’éventuels serpents, l’autre en l’air (l’exercice n’est pas facile)
pour observer les oiseaux qui foisonnent en Australie. Nous avons pu suivre un vol

   
Ibis noirs                                   Emeus

d’ibis noirs, une centaine, tournoyant au dessus d’une mare, tandis que des émeus
méfiants nous tournaient ostensiblement le dos. Quelle merveille également que ces
perroquets multicolores qui sont aussi nombreux que les pies chez nous, les sternes à crête,

       Perroquets

    

                                 

    

les oies de Barren ou ces oiseaux à bec jaune aux allures hypocrites.

Les corbeaux nous amusent toujours car ils lancent des cris qui diffèrent peu de
notre « ha ! ha ! ha ! » et c’est facile de leur lancer la réplique.

    Corbeau
 

Chemin faisant, nous rencontrons souvent des jeunes français qui viennent passer
un an ou deux en Australie grâce au visa « vacances-travail ». Un accord entre la
France et l’Australie offre à ces jeunes une formidable opportunité de faire coïncider
la visite du pays, la découverte du monde du travail et l’apprentissage de la langue.
En fait, ils sont employés souvent à des tâches comme les vendanges, le ramassage
des fruits et ne doivent pas rester plus de trois mois dans le même poste. Ils s’achètent
souvent une voiture ou un petit fourgon d’occasion, à deux ou trois, et traversent ainsi

    Fourgon de location "Wicked"

l’Australie. Ils reconnaissent qu’ils ne sont pas toujours bien payés, mais leur enthousiasme
nous a toujours paru sans faille bien qu’ils subissent de plein fouet la crise économique
latente depuis 5 mois environ
. Nous sommes plein d’admiration pour leur débrouillardise
et leur optimisme malgré les nombreux déboires dus à leur véhicule acheté à bas prix et
tombant souvent en panne. Ce genre d’accord existe aussi avec d’autres pays d’Europe
et on entend souvent parler toutes les langues.

Et c’est ainsi que nous sommes arrivés tout tranquillement à Perth (Peueurth !) longeant
la côte en zigzagant, non pas pour avoir abusé des vins de la région, fort nombreux

         Vignobles à Margaret River


et excellents, mais pour tout visiter, plages, côtes, phares, forêts, sans

       
La fenêtre de la pointe d'Entrecasteaux             Phare de Cape Leuwin
 


oublier la rencontre avec les dauphins venus faire un petit tour au bord d’une plage dans
la baie de Koombana à Bunbury. Nous avons maintenant quitté le Pacifique Sud pour
faire connaissance avec les eaux transparents de l’océan Indien, un autre monde.

Dauphin

Les températures sont redevenues plus clémentes, avec même un réveil avec 8° un
matin, histoire de nous rappeler que nous avançons lentement mais sûrement vers…
l’automne puisque nous avons "la tête à l'envers"....

Mais le ciel bleu est toujours de rigueur et c’est chaque jour un cadeau.

 

6 - La côte  Ouest : Perth/ Exmouth

    (15 mars à 15 avril 09)

 

Une étape dans une grande ville n’est pas ce que nous préférons, mais nous en profitons
toujours pour y effectuer des démarches et pour y acheter ce que l’on trouve moins facilement
ailleurs. Ainsi à Perth, la plus grande ville de la côte ouest (1 380 000 ha), nous nous sommes
installés dans la jolie banlieue sud de Fremantle, et avons décidé de renouveler notre visa.
 

                  
   Musée de Fremantle                                 Maison ronde (première prison) à Fremantle
 

                 
Immeuble ancien de Fremantle                Rue de Fremantle
 

Armés de bonnes résolutions, patience et sourires, nous étions prêts à affronter les tracasseries
que les services de l’immigration ne manqueraient pas de nous inventer.

Effectivement, l’agent nous a imposé cette fois une visite médicale avec radio des poumons,
sous prétexte que nous venions de pays à hauts risques de tuberculose, à savoir l’Argentine et le
Chili. A notre arrivée à Brisbane, en novembre dernier, nous y avions échappé et pourtant la
situation était la même. Bref, cela nous a pris huit jours, quatre rendez-vous différents, huit heures
d’attente dans les services, sans compter les frais d’un montant de 420 euros au total
(non remboursables), avec un personnel toujours très aimable, il faut le préciser, mais qui n’a
jamais demandé une seule fois à voir nos carnets de vaccinations pourtant copieusement
remplis !! Le médecin nous ayant dit « all is good » (à ne pas confondre avec « Iznogoud »…),
nous croyions nos efforts couronnés de succès. Erreur. Pour Michel, suivi pour hypertension, il
prévoyait de faire passer son dossier devant une commission devant se réunir trois semaines
plus tard. Alors là, la moutarde nous est montée au nez, et nous avons décidé, tout simplement
de rentrer  et avons pris contact avec notre agent maritime pour réserver un passage sur un
cargo pour Caraventure.

Tandis que nous faisions notre annulation de dossier à l’immigration, l’agent, compréhensif cette
fois, nous a expliqué que nous pouvions obtenir notre prolongation de visa en sortant tout
simplement du territoire, ce qui nous autorisait en y revenant à rester trois mois de plus. Bali est
la destination la plus utilisée, nous explique-t-il, car c’est le pays le plus proche. La colère et le
ras le bol ont vite disparu et nous nous sommes intéressés sérieusement au voyage Darwin/Bali.
Et pourquoi ne pas y retrouver nos filles ?
 

C’est ainsi que nos activités touristiques ont repris leur cours paisible, après ce petit passage
chaotique, avec la visite du désert des Pinnacles, au nord de Perth dans le Nambung National
Parc. C’est un désert de sable ocre, hérissé de pierres calcaires un peu comme le site de
Carnac chez nous, mais il s’agit ici d’un phénomène naturel. L’endroit est vraiment étrange, un

   
Les Pinnacles

                       
peu mystérieux et lunaire. Caraventure n’a pas eu le droit d’emprunter le circuit qui le traverse
sur 4 km, mais nous avons été autorisés à suivre un sentier, ce qui s’est avéré très intéressant
car nous étions seuls. L’endroit nous a tellement plu que nous y sommes revenus pour assister
au coucher du soleil et également le lendemain pour son lever. Quand kangourous et cacatoès
se montrent au moment où l’on ne s’y attend pas, alors le spectacle est vraiment magique.


 
Kangourou  aux Pinnacles
      

Selon un australien, en approchant du nord, nous allons découvrir les plus beaux paysages
d’Australie. Cependant le climat y est encore trop chaud et humide, alors nous avançons
lentement. Encore une dernière ville importante avant les zones désertiques : Geraldton. Avec
courage, nous en profitons pour prolonger l’assurance aux tiers obligatoire pour Caraventure,
que nous n’avions obtenue à notre arrivée que pour 6 mois, ce qui satisfaisait notre projet initial.
Nous apprenons que le contrôle technique qu’il a passé au Queensland n’est plus valable dans
l’Australie Occidentale. Nous devons donc le présenter à nouveau. Cette fois, la visite est
poussée. Il faut vraiment être australien pour oser nous demander l’attestation de l’homologation
de notre véhicule en France. Nous assurons que la carte grise en découle… Mais nous faisons
remarquer à notre gentil mécanicien, qui, l’épais classeur du Bureau des Transports en main,
vérifiait assidûment si nous répondions aux caractéristiques requises, que « sur les 10 pays que
nous venons de traverser, vous êtes les seuls à faire tant de vérifications techniques et par deux
fois en six mois. Même les américains ne se sont pas intéressés à lui. ». « C’est parce que nous
ne voyons jamais de véhicules étrangers ». Si c’était à refaire, nous laisserions notre véhicule
dans un pays voisin pour en louer un ici. Nous avons rencontré des Suisses, autour du monde
depuis 13 ans, qui avaient choisi cette option pour l'Australie et s’en portaient très bien. Cette
solution fait économiser beaucoup d’énergie, de temps et sans doute d’argent. Nous avons en
effet déjà versé 1500 euros à l’état australien, que ce soit pour les douanes, la quarantaine,
l’assurance obligatoire, les visites techniques, les visas, les visites médicales etc…

Mais à quelque chose malheur est bon, car notre mécanicien méticuleux a détecté une fuite des
joints de la pompe à fuel. Il nous recommande même un garage sérieux. Donc, les formalités de
l’assurance terminées, suite à un contrôle technique enfin positif, nous avons fait réparer la
panne et en plus changer les deux derniers pneus achetés au Mexique. Caraventure est fin prêt,
nous l’espérons, pour les déserts des territoires du nord et du centre et nous comptons bien sur
lui pour nous mener sans encombre jusqu’à Melbourne, en août, où un cargo le conduira
jusqu’au Havre.


Caraventure chez le garagiste
 

Pendant les quelques jours passés dans la ville, nous en avons profité pour visiter un musée
maritime très intéressant. Il expose en particulier l’histoire du Batavia, un bateau de la
compagnie hollandaise des Indes Orientales (VOC) qui avait coulé au large des côtes de
Geraldton en 1629. Le vaisseau connaît une nouvelle vie car son épave a été localisée et
en partie remontée.

                       
Ce qui reste de la coque du Batavia             Un portique, partie de la cargaison du Batavia
 


Plus récemment, celle du HMAS Sydney II a été découverte l’an dernier. Ce navire
de guerre australien, fleuron de la marine nationale, avait disparu en mer un peu plus
au nord au large de Carnavon, avec 645 marins à son bord pendant la 2e guerre mondiale,
en novembre 1941, à la suite d’un combat avec un navire allemand. Aucun survivant, aucune
trace. Les familles et le public avaient été laissés pendant plus de 60 ans dans l’ignorance des
circonstances exactes du drame. La découverte de l’épave a permis de combler cette lacune et
d’expliquer enfin le mystère de cette disparition qui avait marqué toute l’Australie à l’époque.
Un imposant monument à la mémoire de ces marins domine la ville de Geraldton.
 


Le mémorial pour les disparus du Sydney II à Geraldton
 

Nous avons repris notre route qui s’éloigne maintenant des agglomérations pour traverser des
zones arides. Nous choisissons souvent nos bivouacs dans le guide des campings gratuits ou
bon marché que tout australien campeur possède (le « Camps 4 »). Nos haltes sont parfois très
champêtres, à tel point qu’un soir, vers 23 h, Geneviève a senti une petite souris passer sous sa
banquette… Aussitôt branle-bas de combat. Nous débarrassons le siège pour lui mettre la main
dessus. C’est alors qu’elle se fait entendre dans le radiateur du chauffage. Nous nous
précipitons pour le soulever, mais elle trottine déjà dans un tiroir. La lutte est trop inégale ! Il est
tard, nous abandonnons le combat, espérant qu’elle retrouverait toute seule le chemin de la
sortie.

Le lendemain, tout est calme. Nous respirons car nous avions peur qu’elle ne s’en prenne aux
fils électriques de Caraventure. Le surlendemain, pendant le déjeuner, nous entendons tout à
coup des craquements dans un carton. Consternation, Souricette est toujours là. Effectivement,
vérification faite, elle a bien grignoté un bouchon. Il faut passer maintenant au stade supérieur et
nous achetons sans tarder 3 tapettes au rayon nourriture pour chat (ça ne s’invente pas) d’un
supermarché. Après les avoir installées pour la nuit avec garniture de cheddar (nous sommes en
Australie), nous nous endormons en compagnie de notre passager clandestin. Le lendemain, les

    Installation des tapettes

tapettes n’ont pas bougé, mais la souris a délicatement grignoté le fromage sur chacune d’elles.
Elle nous nargue ! Cette fois, il fait jour, nous pouvons donc déménager plus facilement le
affaires dehors et atteignons le placard à chaussures. « Je la vois » s’écrit Michel, un bâton à la
main. Loupée ! Heureusement, les portières sont ouvertes et Souricette en profite pour se
sauver, concluant cette histoire par un dénouement heureux pour tout le monde.
 

C’était une petite souris tout ce qu’il y a de plus classique, ce qui est fort étonnant en Australie,
pays des animaux bizarres. Car il existe une souris avec de très grandes oreilles qui lui donnent
un look d’enfer. On la dirait coiffée d’un bonnet d’âne. Elle est signalée d’ailleurs par des
panneaux en bord de route afin qu’on évite de l’écraser !

  Panneau de souris aux grandes oreilles

Une de ses cousines, non moins
mignonne, s’attaque, elle, sans complexe, aux scorpions qu’elle croque avec délice. Nous
préférons de beaucoup ces histoires champêtres aux rencontres avec les serpents ou avec les
crocodiles qui nous attendent dans le nord.


    un exemple de serpent australien
 

A Greenough, nous avons regardé les arbres soumis au vent constant du sud et qui poussent

Arbre couché par le vent

couchés, à Kalbarri, nous avons profité des belles falaises rouges ou blanches en bord de mer,
des dauphins qui nagent en groupe, et des gorges non moins rouges creusées par la Murchison
River.

   
Les falaises de Kalbarri

    
Dauphins                                   Gorges de la Murchison
 


A Shark bay, classée au patrimoine de l’Unesco, nous avons observé des rochers plats
dans la mer qui semblent sans intérêt a priori. Ce sont en fait des roches vivantes, des
stromatolithes, descendant de bactéries vieilles de 1,9 milliards d’années. Un peu plus loin, une

   
Stromatolithes                         Shell Beach
 

plage originale, d’une blancheur aveuglante, est constituée uniquement de coquillages rapportés
depuis toujours par la mer et dont l’épaisseur atteint parfois 10 m. A Denham, en plein cœur de
la baie, les eaux sont bicolores, une partie vert émeraude, l’autre bleue foncé. Mais
qu’attendez-vous pour nous rejoindre ?

Les eaux à Denham
 

En montant vers le nord, nous nous rapprochons du Tropique du capricorne et des
températures chaudes avec un fort taux d’humidité. Les journées à 40° nous ramollissent et
nous passons notre temps le bras tendu vers la bouteille d’eau…La rivière Gascoyne presque

Gascoyne River

sèche est bordée de plantation de bananiers, de manguiers, on y fait pousser aussi des légumes.
Les rues à Carnavon sont bordées de palmiers…C’est toujours l’Australie, mais quelle
diversité !

    Régime de bananes à Carnavon

Pour terminer ce programme alléchant, nous avons passé le week-end de Pâques à faire du
« snorkelling », c'est-à-dire que nous avons pris nos masques et tubas pour observer les fonds
marins de Turquoise Bay dans le Cape Range National Park, riches en petits et gros poissons
de toutes les couleurs. La baie, sable blanc et eaux vertes, est protégée au loin par une barre de
corail et les australiens de l’ouest veulent en faire l’équivalent de la célèbre barrière de l’est. Le

Turquoise bay

centre des visiteurs est toujours une mine d’informations. Celui-ci présentait sur son comptoir
des bocaux dans lesquels flottaient toutes les espèces dont il faut se méfier comme toujours en
Australie : poisson pierre, serpents marins etc. Détail charmant : la veille on avait repéré un
crocodile près des côtes, phénomène tout à fait inhabituel car ils ne descendent pas si bas, mais
celui-ci avait sans doute entendu parler de notre arrivée !!  Des places de camping sommaires
sont aménagées en bord de mer et nous en avons profité. On s’endort avec le murmure des
vagues dans le lointain après avoir observé le classique coucher de soleil à l’ouest. Un soir nous
avons même assisté, dans la foulée, au lever de la pleine lune, qui montait son disque tout
doucement, au dessus de l’horizon, à l’est.
 

Coucher de soleil à Exmouth

 

 

7 - Exmouth/Darwin

    (15 avril à 15 mai 09)

 

L’Australie se mérite. Les sites intéressants sont distants de plusieurs centaines de kilomètres,
les paysages sont souvent monotones pour y arriver, désertiques, plats, la chaleur ne vous quitte
pas et au moindre arrêt, les mouches vous assaillent.
 

C’est dans ces conditions que nous avons atteint la route en terre nous amenant aux gorges
Harmesley du Park Karijini, au nord d’Exmouth. Une belle route rouge typiquement

       
 Dans le parc Karijini, WA   

                  
australienne. Caraventure attaque prudemment à 20 km/h la tôle ondulée. Les couleurs sont
tranchées, le rouge sombre de la terre, le bleu soutenu du ciel, le vert cru des buissons.
L’Australie est vraiment photogénique. Nous apprécions, mais les 50 km  de piste nous semblent longs.
Soudain, Geneviève croit apercevoir des étincelles au niveau du poste de radio. Illusion
d’optique ? Hallucination ? Elle ne le quitte plus des yeux. Hélas, cela se confirme. Nous
arrivons enfin au petit parking des gorges, par un tronçon compliqué avec lacets et ornières…
C’est la fin de la journée. Il nous reste une heure pour résoudre le problème avant la tombée de
la nuit.

Nous essayons de retirer la radio, c’est alors qu’une épaisse fumée toxique sort du tableau de
bord. L’extincteur à la main, nous croyons la fin du voyage arrivée dans ce trou, à 100 km de la
première agglomération. L’impressionnante fumée s’arrête cependant d’elle-même, laissant une
odeur désagréable. Nous découvrons un horrible chignon de fils électriques derrière le poste.
La gaine plastique de l’un deux a brûlé. Nous enlevons ce fil qui déconnecte la radio. De toute
façon, nous ne l’écoutons jamais à cause du bruit du moteur ! La nuit nous entoure. Cela suffit
pour aujourd’hui. Mais non ! La vitre de la porte passager refuse de remonter. Trop de
poussière. Finalement, centimètre par centimètre, elle accepte de reprendre sa place. Ensuite il
faut nettoyer la pellicule rouge qui recouvre tout à l’intérieur du véhicule. Au moins, elle a
l’avantage d’être visible. Nous passerons la nuit sur ce parking marqué « NO CAMPING »,
tout en ayant préparé, de crainte de la reprise de l’incendie, les affaires de première nécessité en
cas d’évacuation d’urgence… Ce ne sera pas utile, heureusement.


     Caraventure sur le parking des gorges Hamersley

Le lendemain, nous visitons les gorges. Elles sont belles en effet, avec des strates rouges toutes
plissées. Nous apercevons une tortue d’eau douce dans une retenue de la rivière.
 

     Les gorges Hamersley à Karijini
 

Mais, nous ne nous
éternisons pas. Le cœur n’y est pas. Nous décidons de rebrousser chemin pour rejoindre la
dernière ville traversée, Tom Price, la main sur l’extincteur. Nous nous installons, couverts de
poussière mais sans avoir pris feu, dans l’unique camping de l’endroit. Nous passerons deux
jours à vérifier encore ces fils qui s’étaient remis à sentir, à faire des lessives et à nettoyer
Caraventure. La vie reprend son cours normal et nous profitons des kangourous qui viennent

Kangourou à Tom Price
 

manger devant notre porte. Le soleil se couche maintenant à 5 h du soir et la vie semble s’arrêter. Par
contre tout s’anime à nouveau avec son lever dès 6 h du matin.

           
Lever de soleil  et coucher de soleil dans le bush
 

Après cette pause bénéfique, nous traversons de nouveau le Park Karijini en évitant cette fois
les routes en terre. Nous nous promenons dans d’autres belles gorges et y passerons une nuit
exotique avec des dingos qui hurlent à la mort. Ce sont des chiens sauvages dont les cris
ressemblent à ceux des coyotes. Ambiance garantie.
 

       
Dales Gorges dans le parc Karijini, WA
 

En arrivant à Port Hedland, ville industrielle sans intérêt particulier, nous avons trois problèmes à
résoudre.
Pour Caraventure la batterie moteur est à changer. Elle ne tient plus la charge la nuit et descend
maintenant en dessous de 12 ce qui est inhabituel et nous ne voulons pas prendre de risque.
Nous trouvons une batterie « européenne » sans difficulté. La vidange, sans doute la dernière
du voyage, se révèle plus difficile. Le mécanicien n’a jamais vu un moteur de ce type et aura un
mal fou à faire redémarrer Caraventure. Michel s’en mêle. Décidément, rien n’est jamais simple
dans les garages. Nous nous félicitons à chaque fois d’avoir apporté nos filtres de rechange
depuis la France. Le mécanicien en profite pour déconnecter notre chignon de fils, ce qui élimine
définitivement ce souci.
 

Reste à trouver un dentiste pour Geneviève. Pas si simple que cela en a l’air. En effet, à
Carnavon, ville de 6000 habitants, nous avions appris que le dentiste ne venait que deux fois par
mois… « Si vous avez un abcès, l’hôpital vous donnera un médicament… ». Et bien, le
nord est pittoresque mais rude. Ici, à Port Hedland, ville de 15 000 habitants, le cabinet
dentaire existe mais il n’y en a qu’un. Il n’est pas question de chipoter ni de vérifier si la roulette
est électrique ou à pédale. Nous arrivons un samedi et le cabinet n’ouvre que le lundi suivant. Il
faut attendre. Nous nous installons donc dans un camping genre bidonville, derrière une station
service, en face de l’aéroport et au bord de la nationale. La majorité des caravanes est occupée
de façon permanente par des travailleurs. Les emplois sont liés à la mine de fer tant pour
l’extraction que pour l’exportation. Un train de 7,3 km de long apporte le précieux minerai en
ville et des tankers de 300 m de long défilent dans le port pour l’emporter principalement vers la
Chine, le Japon et la Corée.

    On y récolte aussi du sel de mer,
Port Hedland

    et on y croise des convois exceptionnels
 

Le dentiste est très moderne. Ouf ! Radio, anesthésie, plombage blanc et voilà Geneviève qui
repart avec une dent toute neuve. Devant le cabinet, nous discutons avec un Yougoslave à la
retraite. Il nous raconte sa vie et nous sommes impressionnés par ce destin dont il ne tire aucune
gloire : réfugié politique après la guerre il arrive en Belgique où il travaille dans les mines. Puis il
passe un an et demi comme garçon de café à Nice. Ensuite il prendra un bateau depuis l’Italie
pour l’Australie et arrive à Port Hedland, toujours comme réfugié politique. Ce statut l’oblige à
rester deux ans et il travaillera dans les mines. Il ne se plaît pas ici car, à l'époque, les immigrés sont
victimes de racisme. Mais, passés les deux ans, il ne repartira plus. Il n’est jamais retourné en Europe
dont il suit fidèlement et avec une évidente nostalgie toutes les actualités grâce aux chaînes de
télévision. Il nous raconte tout cela simplement, avec un beau sourire édenté - les soins dentaires
sont très onéreux ici, nous pouvons en témoigner.
 

Et maintenant, direction Broome et le Kimberley (où le film Australia a été tourné) et nous
espérons pouvoir profiter en toute sérénité de l’Australie profonde, sans nouvelle mauvaise
surprise. Nous aspirons tout simplement à … visiter le pays !
 

Notre aspiration va être comblée. Broome est connue aujourd’hui pour la culture des huîtres
perlières et pour une belle plage de sable blanc. Nous y prenons notre dernier bain de mer du
voyage, car ensuite, il faudra renoncer à ce plaisir en raison des crocodiles et des méduses
potentiellement mortelles. Et puis nous longerons le Kimberley, un magnifique paysage de

 

   
Vues sur le Kimberley

« montagnes » rouges, jusqu’au parc de Purnululu. Comme ces régions ne sont accessibles
qu’en 4 x 4, nous choisissons de prendre un petit avion pour pourvoir admirer les Bungle
Bungle. Ce massif, érodé par les eaux et les vents, composé de tours rocheuses en grès striées
et de gorges profondes, n’a été découvert qu’en 1980 et rapidement classé au Patrimoine
mondial de l’Unesco. L’endroit est sacré pour les aborigènes et son accès reste contrôlé. Vu du
ciel, les paysages sont splendides et nous sommes vraiment enchantés de notre escapade d’une
heure.

   
Bungle Bungle
 

Nous reprenons la Highway 1. La région est vraiment désertique et la route reste notre seul lien
avec la civilisation. Pas d’habitation, pas de village, pas de ferme visible, mais un danger nous
guette cependant. Ce ne sont plus des  wallabies que l’on rencontre écrasés en bord
de route, mais des cadavres de… vaches. L’élevage des bovins est la richesse du Kimberley et
les bêtes, du même rouge que la terre, profitent d’une totale liberté. Les véhicules australiens,
pourtant protégés d’énormes pare buffles, résistent mal au choc avec ces animaux. Nous avons vu
plusieurs 4 x 4 dans le fossé, « allongés » à côté des bêtes qu’ils avaient estourbis. …
Caraventure fait très attention, d’autant qu’il n’a pas de pare buffle… mais au loin, les bêtes
sont difficiles à distinguer des termitières !


Termitières dans le bush

Par contre, un jour, c’est un troupeau entier qui nous
a barré la route. Immobilisées par le fouet d’un homme à cheval à l’allure fière et sportive, les
bêtes, blanches cette fois, nous faisaient face avec arrogance…Un vrai mur !!
 

       

Troupeau de bovins dans le Kimberley

Caraventure s’est rangé sagement sur le côté et au signal du cavalier, elles se sont mises en
marche en meuglant à tout va et en faisant, à notre grand  soulagement, un écart pour nous
éviter. Nous devons donc faire attention à ces dangers locaux et ils sont nombreux. Dieu n’était sans
doute pas australien !!! En plus des serpents, croco et autres sales bêtes marines, il faut compter aussi
avec les araignées également mortelles, les araignées à toile entonnoir et celles à dos rouge
Heureusement, les cas de décès restent exceptionnels.
 

C’est devenu plus difficile de rester sur nos gardes lorsque nous sommes arrivés dans la région
des baobabs. Parce qu’ils ont aussi des baobabs ici ! Ces arbres aux gros troncs et aux
branches qui ressemblent à des racines nous ont plu tout de suite et nous avons multipliés les
arrêts pour prendre des photos. Ils ont souvent des formes comiques et ressemblent soit à des
grosses pommes soit à des carottes géantes. L’un d’eux, âgé de 1000 ans, complètement
creux, est connu sous le nom de "Boab Prison Tree" car les pionniers ont transformé cet arbre,
sacré pour les aborigènes, en prison dans les années 1880.
 

       
"Boab Prison Tree"                Baobab dans la région de Derby

La Highway 1, que nous suivons depuis notre arrivée en Australie, nous a ainsi amenés dans le
Territoire du Nord, le dernier état qui nous reste à visiter. Une fois encore il a fallu nous
débarrasser de nos fruits et légumes pour ne pas risquer les amendes des services de la
Quarantaine. La première agglomération s’appelle Katherine et nous aurons plaisir à assister à
un spectacle en plein air de musique « country », le spectacle se déroulant pour nous autant parmi
les spectateurs que sur scène. Beaucoup de chapeaux de feutre clair genre cow boy,
 

       
Concert de country musique à Katherine - le public
 

chemises à carreaux, boots. Chacun apporte sa chaise et se désaltère en écoutant les artistes.
Les femmes ne sont pas les dernières à consommer de l’alcool, mais tout cela dans une ambiance
très famille malgré tout.

Nous avons un coup de coeur pour ce gentil oiseau "à la bouche de grenouille" qui croit
qu'on ne le voit pas tellement son plumage lui permet de se camoufler dans les arbres.


"Tawny Frogmouth"
 

C'est dans cette ville que nous avons croisé à nouveau Sophie et Damien avec leurs deux enfants.
Ils sont en train de terminer leur tour du monde de deux ans et préparent donc leur retour en Belgique.
www.auplaisir.be .Ils nous ont annoncé l'arrivée d'une famille française à Darwin qu'ils ne pourraient
malheureusement pas rencontrer car leur route était différente.
C'est nous qui les avons croisés quelques jour plus tard sur la route ! Sarah, Denis et leurs trois filles
ont entrepris un tour du monde de cinq ans sur tous les continents et comptent s'installer ensuite en
Nouvelle Calédonie. C'est en tout cas leur projet actuel tel que nous avons pu en discuter, un soir,
au cours d'un repas très amical. Nous espérons bien les retrouver plus au sud lorsque nous nous
dirigerons vers Adélaïde. www.famileroux.top-départ.com

 

La perle du Territoire du Nord, dans le « Top End » c’est le parc national de Kakadu. Classé au
patrimoine de l’Unesco pour son étonnante biodiversité, cette région est soumise à deux saisons :
l’une sèche (le dry), c’est en ce moment, et l’autre humide (le wet). Rivières, chutes d’eau,
marécages, forêts, sont appréciés par les oiseaux, les poissons et les mammifères. Les touristes
viennent du monde entier pour les observer dans cet environnement sauvage préservé : les
vedettes sont les crocodiles d’eau salée, mais on peut admirer quantité d’ibis, d’aigrettes, de
cormorans, d’aigles, et aussi la cigogne noire appelée "jabiru", ou le"jacana" qui marche sur les feuilles
de nénuphars.

          
         Crocodile                                            Ibis                                    Aigrette

           
Aigle                                            Jabiru                                           Jacana

Tout ce monde évoluant dans un contexte très romantique de nénuphars.

   
Nénuphars
 

Par ailleurs, le pays, habité depuis des millénaires par les aborigènes a conservé des
peintures rupestres dont certaines datent de 50 000 ans.

        
Peintures rupestres dans le parc de Kakadu
 

Nous avons terminé notre visite de la région par le Lichtfield National Park. L'endroit est plus
paisible : chutes d'eau qui dégringolent des falaises pour se déverser dans des bassins entourés
de plantes tropicales, termitières magnétiques (plates, une face à l'est et une face à l'ouest pour mieux
capter la chaleur) ou termitières dites "cathédrales" de 5m de haut et énormes chauves-souris
suspendues dans les arbres. Ajouté à cela un feu de broussaille comme le font les aborigènes depuis
des lustres, mais contrôlé  ici par les pompiers et vous aurez l'impression d'y être en fermant les
 yeux, surtout quand vous saurez que nous avons goûté du crocodile pour vous (miam !)

.

                                   
Litchfield Park        Termitière "cathédrale"        Chauves-souris                                    Feu "contrôlé"