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Canada :

Colombie Britannique
 Yukon

 

1 - Notre circuit  (juillet 2008)

2 - Préparatifs du départ (sept/oct 2008)

3 - Fiche technique -

 

 

 

1 - Notre circuit

Nous avons franchi la frontière canadienne le 6 juillet à Abbotsford en
Colombie Britannique. Quand on passe la frontière des Etats-Unis vers le Canada,
on s’attend à ce que les étapes se déroulent « normalement ». Il n’en fut rien.

 La première douane que nous ayons rencontrée était, à notre grande surprise,
canadienne. Nous protestons : « Mais nous voulons d’abord quitter les US !».
« Pas de problème, ici nous faisons tout ». On nous pose les questions
traditionnelles (alcool, armes, argent…) et on nous dirige vers un bureau
pour faire tamponner notre passeport. Mais l’agent canadien n’est pas
compétent pour remplir le carnet de passage en douane de Caraventure.
Il nous envoie chez ses collègues américains dont les bureaux sont dans le
bâtiment juste derrière. Nous y allons à pied et expliquons notre affaire.
« Nous voulons voir le véhicule ». « euh… il est au Canada » ; « cela ne fait
rien, revenez avec »… Il y avait 50 mètres à faire, mais deux files de voitures
passaient, à ce moment là, la douane américaine. Il a fallu faire la queue
pendant une demi-heure pour nous présenter enfin avec Caraventure au poste
US. « Nous allons au Canada » expliquons nous au douanier américain.
« C’est de l’autre côté » réplique-t-il rigolard. « Nous le savons, mais vos
collègues veulent voir le véhicule ». A nouveau des questions, des vérifications
dans l’ordinateur et nous avons le droit de garer le camping-car et d’entrer
dans les bureaux. Les douaniers présents ne sont plus ceux que nous avons
vus la première fois ! Nous recommençons notre histoire. Ils regardent le
véhicule par la fenêtre, de leur fauteuil, et remplissent rapidement le carnet,
mais pour nos passeports, ils n’ont pas de tampon de sortie !!
Nous insistons en vain.
Retour à la douane canadienne. Bien que nous soyons déjà passés une
heure avant, nous devons répondre aux mêmes questions et gagnons
ensuite le droit de retourner dans les bureaux. Nous obtenons un visa
pour 6 mois, mais toujours pas de preuve que nous sortons du territoire
américain. C’est à n’y rien comprendre, mais cela ne choque que nous.
Et personne ne questionne pour savoir si nous avons des provisions
ou des produits frais…

 

 

A Vancouver, nous avons un point de chute. Carl et Mary, membres
de l’association dont nous faisons partie (Camping-car sur les routes de la
soie et du monde) nous ont très gentiment proposé de nous garer devant
chez eux. Ils habitent dans le beau quartier de West Vancouver et nous
passons trois jours à nous faire chouchouter, ce qui est bien agréable.
A peine la porte de Caraventure est-elle ouverte le matin que nous sommes
invités à prendre café et muffins toutes chaudes. On nous laisse les clés de
la maison, la télévision réglée sur une chaîne francophone, et nous  pouvons
utiliser notre ordinateur. Nous avons besoin d’un garage Mercedes ?
Ils en connaissent un et vont jusqu’à le contacter pour nous. Bref, un accueil
formidable, à la canadienne. Carl et Mary savent à l’avance ce dont nous
avons besoin car ils sont eux-mêmes allés en Chine en camping-car, ce
qui n’est pas de la gnognotte.

 

Notre séjour a été bref à Vancouver (que nous avions déjà visité dix ans
auparavant) car nous avons récupéré dès le lendemain de notre arrivée notre
nouveau carnet de passage en douane, le premier n’étant valable qu’un an.
Le Consulat de France nous a fort aimablement servi de boite à lettres. Nous
avions envisagé un battement de 15 jours, que nous mettrons à profit pour visiter
le Canada plus longuement que prévu.

 

Et nous voilà reparti, après cette superbe pause, vers le garage indiqué par
Carl et Mary pour une révision générale et sérieuse de Caraventure. Situé en
pleine campagne, à une heure de Vancouver, à Fort Langley, ce garage Mercedes
est le rendez-vous des voyageurs allemands. « On le trouve par le bouche à oreille »
nous dit Hans, le responsable, qui ne renie pas ses origines. Nous y rencontrons
de grands bourlingueurs : un couple de suisses allemands depuis 11 ans sur les
routes du monde dans un gros camion Unimog, une immense photo de vautour
décorant tout l’arrière du véhicule (ça fait de l’effet !).

    Unimog Suisse
 

Un autre allemand, parti depuis « seulement » 7 ans, bricole de son côté
l’agrandissement de son camion. Caraventure est tout petit au milieu de tout
cela mais ne démérite pas : les résultats d’examen sont bons. Les freins sont
même à 90 % dans leur neuf après 45 000 km de route ! Simple graissage et
vidange et nous voici prêts pour de nouvelles aventures,
au pays des caribous et des chercheurs d’or…

     Panneau caribou

Nous avons remonté la Frazer Valley, en Colombie Britannique,

    Frazer Valley
jusqu’à Barkerville,
un village reconstitué comme au temps de la ruée vers l’or avec des maisons
en rondins, les commerçants et même le curé sont en tenue d’époque.

  
                   Barkerville et son église
 

Ce village porte le nom de Billy Barker qui le premier a trouvé les ressources
aurifères de la région lors de la Cariboo Gold Rush en 1862. On peut acheter
une bassine remplie de gravier, apprendre le geste pour faire ressortir les pépites 
et, de nos jours, on gagne à tous les coups ! Nous avons hésité un instant à
nous reconvertir et rester ici pour arrondir nos fins de mois, mais Billy Barker
lui-même est mort pauvre, alors…

 

Après cette mise en bouche, nous nous sommes dirigés à l’ouest vers Steward
et Hyder, deux villages qui se touchent mais l’un est au Canada et l’autre en
Alaska. Il y a deux raisons à cette visite. L’une, c’est la présence de magnifiques
glaciers offrant des paysages spectaculaires et nous avons passé une nuit tous seuls,

       

Glacier de l'Ours                                                            Glacier Salmon
  
 
au pied du glacier Berenton, bien au frais. L’autre est la remontée des saumons
qui reviennent du Pacifique pour pondre. Tout au long de ce difficile voyage en
eau douce, ils ne s’alimentent plus. La femelle peut pondre pendant quinze jours
d’affilée et ce sera la seule fois de sa vie. Elle enfouit ses œufs en creusant le fond
de la rivière avec sa queue et le mâle, à côté d’elle, les fertilise au fur et à mesure.

    Saumon "Chum"

Après le devoir accompli, ils meurent. C’est un vrai cauchemar, d’autant que les
ours les attendent de patte ferme. En effet, herbivores depuis le printemps, ces
derniers ont besoin de protéines pour grossir avant d’hiberner et le saumon arrive
à point. Donc ils en profitent pour se gaver. Nous avons vu un grizzly entrer dans
un ruisseau en face de nous. Les quatre malheureux saumons "chum" qui étaient à l’œuvre
(ce n’était que le début de la saison) ont filé comme des éclairs devant l’imminence
du danger. Nous avons eu le plaisir de faire quelques photos du pêcheur,
bredouille cette fois.

     Grizzly
 

Ensuite nous sommes partis sur les traces de la « dernière aventure humaine de
tous les temps ». Il s’agit de la ruée vers l’or du Klondike de 1898, qui a amené
30 000 hommes à Skagway. « Days of adventure, dreams of gold ».

   
 Skagway
 

Le gouvernement canadien exigeait à l’époque que chaque homme emporte
avec lui, pour rejoindre le Klondike et le Yukon, des provisions pour un an.
On retrouve partout la même photo de ces hommes portant une caisse sur le dos,
formant une chaîne humaine qui grimpe les pentes enneigées du col du
Chilkoot pour rejoindre le nord.

    Les chercheurs d'or en 1898

Les pierres tombales dans les cimetières témoignent de la jeunesse de ceux qui
n’ont pas pu aller jusqu’au bout. Et quand ils y arrivaient, au bout d’un an et
demi parfois, les concessions étaient attribuées depuis longtemps. Il ne leur restait
plus qu’à se faire embaucher comme ouvrier ou à repartir vers d’autres rêves.
Toutes ces histoires font partie du patrimoine culturel du Canada. Les sites sont
maintenant bien restaurés sur la route et on nous explique en détail les prouesses
que ces hommes ont accompli tant physiquement que techniquement : construction
de milliers de bateaux de fortune pour traverser le lac Bennett, dégel du permafrost
pour dégager l’or du sol gelé, construction de voies ferrées, de routes, de dragues, etc.

Nous n’avions pas les excuses des hommes de l’époque, mais nous sommes quand
même allés nous encanailler au saloon de Dawson et regarder les danseuses de cancan,

    Les "Gerties dansant le cancan à Dawson
 

les « Gerties », en buvant une bière « Yukon Gold » évidemment, mais en évitant
soigneusement les tables de jeux et les machines à sous. Et puis nous avons visité
la maison en rondins de Jack London, lui-même chercheur d’or à l’époque, en

   
Maison en rondins             de            Jack London

reconnaissance des plaisirs de lecture qu’il nous a donnés dans notre enfance.
Voici un extrait de l’introduction d’une de ses nouvelles, pour ceux qui n’ont pas
peur avoir froid jusqu’aux os :

The land itself was desolation, lifeless, without movement, so lone
and so cold that the spirit of it was not even that of sadness. There
was a hint of laughter, but of laughter more terrible than any sadness,
a laughter cold as the frost and partaking of the grimness of infallibility.
A vast silence reigned over the land.

Nous sommes allés manger de l'orignal lors d'un rassemblement qui a lieu tous
les deux ans seulement, à Dawson, organisé par les indiens Gwichin'. On peut
vous assurer que si l'orignal n'est pas très beau, par contre sa viande est très bonne !

       
                    Spectacle des indiens Gwichin'
Notre aventure à nous fut d’aller au delà du cercle polaire arctique. Il faut pour cela
suivre la Dempster Highway, la route en terre la plus septentrionale du monde, qui
mène à Inuvik à 750 km de là. Elle traverse le Yukon pour rejoindre les Territoires
du Nord Ouest, nécessite le passage de deux rivières en ferry, et n’est pas toujours
facile par temps de pluie. Les avis divergeant sur l’état de la route, nous avons décidé
d’aller nous rendre compte nous même. Il n’existe qu’une seule station service à
mi-chemin et aucun village. Nous avons donc fait des provisions pour cette expé
dans le Grand Nord !!

        
                                    Paysages le long de la Dempster highway

Malgré les nids de poule et les passages glissants, nous avons pu faire le trajet en
trois jours pour l’aller et trois jours pour le retour, sans crevaison et le pare- brise intact.
Et quelle récompense ! Photo inévitable au passage du cercle polaire par 66° 33’
de latitude nord. Bivouacs en plein nature sauvage (la « wilderness ») au milieu de

       
Le cercle polaire                                    Epinettes                        Dempster Highway

paysages magnifiques : forêts boréales surprenantes avec ces épinettes étroites,
vastes étendues de toundra, torrents innombrables qui clapotent doucement,

       
                                    Paysages le long de la Dempster Highway

nuits fabuleuses de l’arctique aussi claires qu’en plein jour malgré le soleil qui se
couche à minuit (et au nord, il fallait y penser), silence extraordinaire. C’est l’été,

       
            Coucher de soleil sur la Dempster Highway

des fleurs et des baies partout, pas de trace de neige et des températures de 12° et même 30°

            Flore le long de la Dempster Highway
 

       


à Inuvik dont l’église a pourtant la forme d’un igloo. …

Eglise d'Inuvik
Alors il nous faudra revenir, car le grand nord doit se voir aussi tout blanc.

Nous pensions rencontrer des animaux sur cette route où l’on croise à peine
quatre véhicules à l’heure. La chasse fut maigre : nous avons aperçu l’oreille
d’un orignal, la patte d’un ours, des oiseaux effarouchés, des canards filant
dans les herbes, des chouettes fonceuses, le derrière de quelques lapins…Par hasard,

       
Oiseau des marais ?                                    Faucon                        Renard
nous avons pu observer longuement un faucon qui ne voulait pas abandonner sa
souris sur la route, cinq renards qui se disputaient un lapin, des écureuils et des

        
    Ecureuils                                                    Lagopède
 

lagopèdes des saules (genre de perdrix) bien mignonnes ma foi. Les caribous
avaient pris leur quartier d’été en bord de mer de Béring, les chèvres de montagne
ne sont pas venues boire l’eau minéralisée des torrents dont elles raffolent.

 

Pour le retour, le vent soufflait fort et nous avons dû attendre deux heures que le
ferry accepte de nous faire traverser. Nous n’en menions pas large car la Peel River
semblait bien énervée ce jour là. Mais nous sommes revenus sains et saufs,
Caraventure couvert de boue, mais satisfait du travail accompli. Michel a enlevé

    Après la Dempster Highway...

au moins trente kilo de terre, collée dans les pare-chocs et au dessus des réservoirs,
à la station de lavage située judicieusement à la sortie de la route. Il nous reste
à réparer le voyant de l’ABS qui est au rouge et l’aiguille indiquant la température
du moteur qui marche quand elle en a envie.

 

Tout au long de ce séjour au Canada, nous avons grandement apprécié la gentillesse
des canadiens, leur humour (« ici nous avons deux saisons, l’hiver et le mois d’août »),
leur ouverture d’esprit. Ils viennent d’abord nous questionner sur notre « roulotte »
Caraventure, puis sur notre voyage. Ils nous donnent des conseils sur les routes,
les coins à visiter, les précautions à prendre. Ils nous invitent chez eux, nous

Roger et Gisèle

donnent leur adresse, nous mettent un mot sur le pare brise. Même dans les
super marchés, il y a toujours quelqu’un qui vient nous demander si nous avons
trouvé ce que nous cherchions ; dans le cas contraire, on nous conduit jusqu’à
l’endroit exact du magasin où le produit se trouve. Une fois, nous passions à la
caisse avec les deux dernières salades préparées que nous avions trouvées en
rayon. La caissière ne les trouvant pas belles a quitté son poste pour aller dans
l’arrière boutique nous en chercher deux autres toutes fraîches en disant simplement
« c’est mieux comme ça »…C’est bien plaisant tout cela !

 

2 - Préparatifs du départ (sept/oct 08)


(voir aussi la fiche "cargo" pour les détails plus techniques)

 

Alors que vous repreniez le chemin de l’école, du travail ou de la maison, nous rejoignions
Vancouver pour effectuer toutes les formalités nécessaires à notre transfert en Océanie.
Un couple français rencontré en Alaska, autour du monde depuis trois ans, avec leurs trois
enfants, nous avait fort heureusement donné le nom d’une compagnie maritime qui assurait
la traversée de véhicules depuis Vancouver jusqu’en Australie, ce qui nous a évité d’avoir à
 « redescendre » jusqu’à Los Angeles, notre projet initial. Nous en sommes très reconnaissants
à Jean-Luc et Nathalie car l’échange d’information entre voyageurs est vraiment primordial,
eux même tenant ce renseignement d’autres globe-trotters.

 

Les contacts avec l’agent maritime Locher Evers International commencés sur Internet
aboutissent à un accord rapide. Un cargo ro/ro de la compagnie Wallenius Wilhemsen
qui assure un transport de véhicules vers l’Australie via le Japon emmènera Caraventure le
5 octobre. (Nous donnerons ultérieurement plus d’informations à ce sujet sur la fiche
technique de notre site).

 

 Cette compagnie maritime n’accepte pas les bouteilles de gaz. Mauvaise nouvelle pour nous
qui avons tout fait pour tenir pendant deux ans avec nos bouteilles françaises, Finalement, suite
à notre insistance, nous apprenons que nous pouvons les garder à condition de les purger.
Mais nous ne trouvons aucun établissement qui accepte de le faire car nous n’avons pas
d’adaptateur canadien. En désespoir de cause, nous laisserons la bouteille pleine chez un
marchand de pièces détachées pour camping-car qui nous conseille de purger l’autre,
presque vide, discrètement, en forêt !!!! Nous n’avons pas le choix et procéderons à ce
vidage en pleine nature, pas très rassurés quand même, d’autant que la bouteille n’y mettra
pas du sien et fera durer l’opération bien longuement à notre goût.

 

 La douane australienne étant très pointilleuse sur les contrôles sanitaires, nous lessivons
notre « roulotte » dedans, dessous, dessus. Michel passe le moteur, le cric, la roue de
secours, les vélos à la brosse à dent … Il se glisse trois jours sous le véhicule à traquer

 

       
                                    Nettoyage de Caraventure

terre et poussière, tout étonné de mettre à jour un châssis tout blanc. Geneviève disparaît
dans les placards, sous les banquettes, frotte, astique. Nous terminons par un lavage au
karcher avec une machine qui recouvre Caraventure d’une épaisse mousse rose incroyable.
Après un bon fou rire, nous en venons quand même à bout et il brille enfin de tous ses feux.

     Lavage de Caraventure

Les inspecteurs australiens mettent paraît-il des gants blancs et passent la main sous les pare
chocs à la recherche de terre, graines ou autres traces mettant en danger la vie sur leur île.
Quand ils en trouvent (avec une pareille méthode c’est difficile de passer au travers) ils nous
font payer un nouveau lavage et le montant est très élevé. Après 50 jours de traversée en cargo,
Caraventure sera-t-il toujours aussi propre qu’au départ ? Quoi qu’il en soit, nous aurons,
pour notre part, fait le maximum, au risque de passer, pendant une dizaine de jours, pour
des malades de la propreté auprès de nos voisins de camping….

Nous installons, en plus de notre cloison de séparation, de nouveaux barreaux aux fenêtres
pour éviter les vols hélas fréquents pendant les traversées. Pour cela, nous devenons de
bons clients de Home Depot, le casto canadien, dont nous avons à maintes reprises parcourus
les rayons. Michel s’offre une mini perceuse qui fait des miracles.

        
Installation de barreaux aux fenêtres de Caraventure
 

Entre temps nous sommes passés chez notre garagiste Mercedes, Hans, déjà rencontré à
l’arrivée au Canada, pour régler de petits problèmes techniques. Hans n’a réparé que la
pompe qui relie les deux réservoirs de fuel, ce qui sera bien utile pour l’Australie.

    Réparation de la pompe du réservoir secondaire
 

Pour le voyant de l’ABS qui reste au rouge, il n’avait pas les outils. Quant à l’aiguille de température
 
du moteur qui marche certains jours, après vérification, il est resté convaincu que le moteur
chauffait normalement. De toute façon, il n’avait pas de pièce de rechange et remplacer le
thermostat aurait été sans effet, d’après lui…Mercedes, c’est bien mais c’est de la misère
pour le faire réparer…

Le 2 octobre, nous avons lâchement abandonné notre carrosse sur les quais du port de
Vancouver où il doit embarquer à bord du HOEGH TRAPEZE 56. Nous lui apprenons

    Caraventure sur les quais du port de Vancouver

petit à petit à devenir indépendant. De la France jusqu'à l'Argentine, nous avons voyagé
avec lui. De l'Equateur au Mexique nous l'avons accompagné au pied du bateau pour
l'embarquement. Puis nous l'avons sorti nous même de la soute, mais il avait voyagé tout
seul pendant 10 petits jours. Maintenant il affronte 50 jours de mer en solitaire avec un
changement de bateau au Japon, lui qui ne parle qu'anglais et espagnol ! L'épreuve est rude
pour lui et nous l'attendrons avec impatience à Brisbane en Australie!

 

Il restait à faire tamponner notre carnet de passage en douane connu ici sous le nom de
« câââné ». Opération annoncée comme complexe et délicate par notre agent maritime,
mais qui est passée comme une lettre à la poste. Qui pourra jamais décrire l’intense
bonheur du voyageur qui vient d’obtenir à la frontière la signature et le tampon lui permettant
de poursuivre son périple….. !!!!

 

Et puis nous nous sommes occupés de nous en prenant un billet d’avion pour Auckland
afin de visiter la Nouvelle Zélande en attendant Caraventure. Il faut prendre simultanément
un billet de sortie de ce pays sous peine de se voir refuser l’accès à l’avion lors de l’enregistrement.
Les agences de voyage se gardent bien d’insister là dessus, ce qui fait que certains voyageurs
se font prendre. En partant de Vancouver le 10 octobre, nous avons 14 heures de vol mais
avec le passage de la ligne de changement de date, nous arriverons deux jours plus tard…
Dans ces conditions, le décalage horaire avec la France nous paraît relever d’un calcul
tellement délicat et subtile que nous avons pensé faire le point une fois sur place, à tête reposée, 
ou demander la réponse à nos petits amis de CM2… !

 

Pendant les quelques jours d’hôtel qui nous resteront, nous avons suivi, sur la chaîne en français, l
a campagne électorale pour renouveler le parlement canadien. Mais ici à Vancouver un autre
évènement de taille intéresse les habitants : il s’agit des jeux olympiques d’hiver en 2010.

    Construction du village olympique à Vancouver
 

Nous avons aperçu les grues qui montent les tours du village en centre ville et les travaux
pour doubler la route jusqu’à Whistler. La mise en vente des billets vient de commencer et
tout le monde ici semble déjà bien motivé. Les problèmes monétaires mondiaux ne vont pas
sans poser des angoisses aux organisateurs et les interrogations sur la sécurité des jeux
commencent à apparaître dans les titres des journaux.

 

 

3 - Fiche technique

Pays visité avec un camping car intégral Le Voyageur sur base Mercedes de 1991,
de 6 m de long. Voyage effectué seul et uniquement en Colombie Britannique et au Yukon.

► Change :

Au moment de notre voyage, 1 euro équivaut à environ 1,60 dollar canadien.

►Décalage horaire :  9 heures en moins. Horaire
d’été/hiver tant pour la France que pour ces provinces du Canada qui commence pour ces
dernières le 1er dimanche de mars pour se terminer le dernier dimanche de novembre.
Toujours vérifier l’horaire local car il y a des exceptions.

►Préparation générale :

 1 - Cartes utilisées : - Carte achetée en France, mais ancienne car provenant d’un
précédent voyage : « Canada Ouest » de Blay Foldex  au 1/1.500.000 et le plan de la
ville de Vancouver
de Rand McNally. Utiles pour préparer le trajet avant le départ.

- Cette cartographie un peu restreinte a été complétée par les cartes données par les
offices de tourisme locaux. Ceci s’est avéré largement suffisant pour le Canada où il est
facile de s’orienter compte tenu du réseau routier simple.


Nous avions aussi, compte tenu de la suite du voyage :

- Atlas routiers acheté sur place (30 dollars) : le MILEPOST 2008. Couvre en plus le
Yukon, la Colombie Britannique, les Territoires du Nord Ouest. 800 pages. Donne mile
après mile, tous les détails sur les routes, les autoroutes, leur nature, les plans des villes,
 l’emplacement des campings, des motels hôtels, restaurants, les attractions, les endroits
où l’on peut observer les animaux, etc. Un excellent outil on ne peut plus complet.


2 - Guide utilisé : Lonely Planet « British Columbia ». Il comprend aussi le Yukon.
Très détaillé pour les renseignements pratiques. Cependant tempérer un peu l’enthousiasme
du rédacteur
quant à la beauté de certains lieux. En anglais.

3 - Librairie française spécialisée : beaucoup de choix au Vieux Campeur à
Paris et chez Voyageurs du monde, 55 rue Sainte Anne à Paris 2e.

4 - Préparation spéciale du véhicule Compte tenu de notre passage en Argentine,
nous avions toujours un extincteur en état, deux triangles de signalisation, une barre de
remorquage pour 3,5 t. Nous avions aussi une sangle de 10 m pour 10 t, deux plaques
plastiques de désensablement avec pelle, des plaques de protection  réservoirs. Tout
cet équipement (en dehors de l’extincteur)
n’a pas lieu d’être si on ne visite que le Canada.

Approche du pays :

Accès : Nous avons passé la frontière depuis les Etats-Unis vers le Canada, à Abbotsford,
au sud de Vancouver.

Formalités :

  Passeport. Nous avons des passeports à lecture optique délivrés en mars 2002 qui
s’est avéré suffisant pour obtenir une autorisation de séjour de six mois, accordée au
passage de la frontière.

Permis de conduire international et permis français.

Assurance pour le véhicule prise, avant d’entrer aux Etats-Unis, auprès d’un
courtier américain. Pour un montant de 469 dollars et pour une durée de 6 mois, nous
avons obtenu une couverture pour les USA, y compris l’Alaska, et le Canada.

Les coordonnées du courtier sont :

Pierre GERARDY
PO Box 862
93016 Californie
Tél. : 001 805 524 5050
Fax : 001 805 658 2347
email : pierre@sathers.com
Il a accepté de nous domicilier à son bureau, de se faire payer en carte bancaire et en
plus il parle français ! Nous n’avons eu des contacts que par email, fax ou téléphone et
nous n’avons bien sûr pas présenté le véhicule ni même envoyé de photo. Il lui a fallu
une dizaine de jours pour nous obtenir cette assurance car il devient très difficile de trouver
des compagnies américaines qui acceptent d’assurer des véhicules avec une plaque étrangère.

Carte grise du véhicule

Vaccination : Aucun vaccin spécifique n’est obligatoire pour voyager au Canada.
Il est préférable toutefois d’être à jour de ses vaccinations habituelles (DTpolio)

La Monnaie : Le dollar canadien. (1 euro pour 1,60 dollar environ au moment du
voyage, parité presque parfaite avec le dollar américain, toujours au moment de notre
voyage).
DAB nombreux, (dans les banques, centres commerciaux, stations services entre autres)
avec cartes européennes (Visa, Mastercard…).

Nous avons un carnet de passage en douane (tour du monde oblige) pas
obligatoire au Canada. Il faut leur expliquer comment le remplir.

Conditions de passage en douane :

A l’entrée :

Aucun problème pour le passage en douane du côté canadien qui sont très souples.

 A la sortie :

 Nous passions en Alaska et nous n’avons rencontré que la douane américaine.

Le pays visité

1 - Etat des routes :

Il y a des autoroutes partout, les routes sont bonnes à très bonnes. Par contre il est
difficile de trouver des aires de repos aussi souvent qu’en France. On peut y passer
la nuit quand il n’y a pas d’interdiction formelle (liée à un camping proche).

Nous avons parcouru la Dempster Highway qui va de Dawson City jusqu’à Inuvik,
au-delà du cercle polaire arctique. Elle est en terre et devient boueuse et glissante par
temps de pluie. Nombreux nids de poule aussi et beaucoup de poussière par temps sec.
Ne vaut la peine que si la vue est dégagée. Se renseigner sur la météo à Dawson ou à
Whitehorse avant de s’y engager. Pas de problème pour un 4x4. Nous avions des avis
 contradictoires avant de partir alors nous avons décidé de commencer la route pour voir…
Il nous a fallu 3 jours pour faire 750 km et autant pour le retour et cela restera un magnifique
 souvenir pour nous.

2 - Signalisation : Très bien faite. Nous n’utilisons pas de GPS et avons toujours trouvé
facilement notre chemin.

3 - Péages : Nous n’avons jamais rencontré de péages.

4 - Contrôles de police : Nous n’avons jamais été contrôlés. Les véhicules de police sont
plutôt discrets.

5 - Gas oil : Nous n’avons pas eu de souci en approvisionnement de gas oil. Pour se servir,
il faut souvent donner d’abord sa carte bancaire au magasin qui actionne la pompe et vous
autorise à vous servir. Retour au magasin ensuite pour s’acquitter  de la somme et récupérer
sa carte. Rares sont les stations entièrement automatiques. En plus de la caisse, on y trouve
souvent une épicerie bien pratique parfois.

Nous avons payé le diesel de 1,50 à 1,70 dollar ca le litre, ce qui fait environ 1 euro le litre

6 – Phares : il est obligatoire de rouler avec les phares allumés au Yukon. C’est recommandé
 ailleurs.

6 - Stationnement : Nous n’avons jamais eu de problème particulier pour stationner de jour
dans les villes. Les rues sont très larges et ce n’est pas la place qui manque ! Nous avons
apprécié de pouvoir nous garer pour la nuit sur les parkings des magasins Wal Mart, Fred
Meyer, ou Safeway. Certains sont ouverts 24/24 ce qui est bien pratique pour ceux qui ont
envie de savourer une muffin au milieu de la nuit !

7 – Wifi : Les Mac Do ont généralement  un accès wifi payant avec carte bancaire, moyennant
 2,95 dollars pour deux heures. Les starrebuck coffee sont payant aussi parfois. Les motels qui
 annoncent « wifi free » ont souvent un accès libre et il suffit de se garer devant quelque temps pour
 lire ses mails ! Les bibliothèques publiques ont un accès gratuit souvent limité dans le temps en
 fonction de la demande. Il n’est pas rare d’obtenir une connexion sur les parkings des grands
 centres commerciaux (Safeway, Staples…). Par contre les cyber cafés sont chers : 2 dollars
les 15 minutes !

7 - Niveau de vie : Nous avons trouvé que les prix étaient relativement chers. Nous avons utilisé
 les cartes de réduction des magasins américains appartenant à une chaîne présente également au
 Canada comme Safeway.

8 - Gaz : Nous n’avons pas eu besoin de recharger nos bouteilles car nous

consommons peu de gaz (une bouteille de 13 kg nous fait 6 mois !). Donc

nous n’avons pas d’information à vous communiquer sur le sujet.

9 - Electricité : 110 V. 60 Hz. Fiches plates. Nous utilisions un adaptateur. Notre camping car
 étant équipé pour recevoir aussi bien le 110 V que le 220 V, nous avons pu en profiter.

Bivouacs

Le Canada (Colombie Britannique et Yukon) est très organisé au niveau camping, car nombreux
 sont les canadiens qui roulent en rv, c'est-à-dire en camping-car. Il existe des brochures gratuites
 donnant la liste des campings par région, distribuées dans les syndicats d’initiatives. Nous avons
 utilisé, avec profit, le « Traveler’s guide to Alaska and Yukon camping» rédigé par Mike et
 Terri Church acheté 21 ,95 dollar ca chez Barnes et Noble. Utile pour nous car nous allions en
 Alaska ensuite. Toutes les informations possibles et imaginables sont données sur les campings
 répertoriés : cela va de la carte d’accès, de la taille des places, de la puissance électrique, des
 douches à pièces ou non, du wifi gratuit ou pas, de la laverie, des endroits où l’on peut vidanger les
 eaux grises et noires etc. etc. etc.

 Il existe tous les prix, les campings privés étant souvent plus chers. Nous avons aimé les campings
 dans les parcs provinciaux, car bien que proposant souvent le confort minimum, ils sont toujours
 bien situés, peu chers (10 à 15 dollars), très propres, les espaces sont souvent agréablement
 aménagés, parfois boisés et ils appliquent la technique sans réservation du « premier arrivé premier
 servi ». Les gens respectent bien les heures de tranquillité. Nous n’avons jamais été dérangé par un
 voisin bruyant.

 Nous n’avons jamais rien réservé à l’avance et avons toujours trouvé de la place.

 

Récapitulatif des parkings gratuits pour la nuit :

 Certains Mc Do ouverts 24/24 h, les parkings des magasins Wal’Mart (sauf interdiction expresse),
 des Safeway, des Fred Meyer, Staples… et les aires de repos sur autoroute. Nous avons aussi fait
 du camping sauvage près de glaciers ou le long de la Demspter highway ou autre endroit déserts.