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L'Equateur

       

1 - Notre circuit (mars 2008)

2 - La fiche technique

 

1 - Le circuit

L’Equateur ! Nous nous faisions une joie de visiter ce pays enchanteur

« au milieu du monde » comme il se décrit lui-même, qui offre une diversité

 géographique déroutante, une cordillère volcanique, d’épaisses forêts vierges

 pluviales, sans oublier les fameuses îles Galápagos. Notre guide précise que

« voyager dans ces contrées n’est pas de tout repos, mais ce sont principalement

les difficultés qui font tout le charme du pays ».

 

Les difficultés, nous les avons bel et bien rencontrées, mais, sur le moment, nous

n’avons pas été vraiment sensibles à leur charme...

 

Après avoir rempli les formalités douanières un jour de gros marché, où

Caraventure craignait de renverser les petites échoppes branlantes qui

empiétaient sur la chaussée, nous avons enfin rejoint la campagne. Elle est

verte, cette campagne, c’est ce qui frappe tout de suite. Les collines sont

quadrillées de parcelles cultivées offrant au regard un camaïeu de verts crus

incroyables.

 

           

                        Paysages du Canar
 

 

Tout frais sortis des déserts péruviens, nous avons immédiatement

remarqué que l’eau ne manquait pas ici. Puis, tout en savourant le plaisir

de rouler au milieu des bananeraies, nous nous sommes rendu compte que

l’eau ruisselait de partout. Il avait dû pleuvoir abondamment car les bords

de route s’effondraient. Très vite, ce premier jour, nous avons été bloqué

par un bulldozer occupé à enlever la boue qui recouvrait la chaussée.

Des équatoriens, heureux de rencontrer un camping-car français, nous

préviennent : il faut faire très attention car les éboulements de terrain, les

chutes de pierres sont fréquents. Il pleut sans arrêt depuis le mois de

décembre. C’est « la faute à » El Niňo, et les routes non entretenues

souffrent. Michel aussi souffrira pour rouler entre les nids de poule pleins

d’eau. Conduite en zig zag bien fatigante, parfois passage pour une seule

voiture et Caraventure lancé à fond pour ne pas rester dans la boue. Pour

couronner le tout, les équatoriens ont une conduite suicidaire et doublent même

dans les virages, en haut des côtes et dans le brouillard. Michel a choisi de suivre

un camion qu’il appelle « camion pilote » qui nous protège de chocs éventuels….

 

La première étape à Cuenca (2500 m d’altitude), classée au patrimoine mondial,

nous a permis de visiter une jolie ville, avec des immeubles coloniaux colorés

mais aussi les boutiques où l’on fabrique le fameux « panama ».

 

           

La cathédrale de Cuenca                 les panamas
 

 

Orages le jour, pluie la nuit, nous faisaient surveiller le niveau du Rio Tomebamba
qui traverse la ville et qui nous semblait monter à vue d’œil.

Et puis nos filles et les journaux nous apprennent les heurts à la frontière entre
 la Colombie et l’Equateur…. Ça commençait fort !
 

 

Nous sommes partis, sous la pluie, pour rejoindre, sous la pluie, la plus belle

fortification inca qui reste en Equateur, à Ingapirca. Un passage boueux

infranchissable par Caraventure nous a fait faire un détour par une route

guère meilleure, avec des côtes raides et boueuses, mais nous sommes

passés.

 

          Ingapirca
 

 

Entre deux averses, nous avons visité ce site magnifique où l’on

retrouve les fameuses pierres incas qui jointent à la perfection et qui ont

parfaitement résisté à tous les tremblements de terre. Nous avons passé

la nuit sur le parking détrempé du site, en choisissant avec soin un endroit

d’où nous pourrions nous extirper le lendemain.

 

A Riobamba, ville étape suivante, nous nous sommes garés dans le parking

d’un hôtel (porte en fer, cadenas comme au Pérou !). Le propriétaire nous

fait lire un article du journal local, paru la veille, sur une famille française qui

circule actuellement en Equateur en camping-car avec trois enfants. Et il décide

d’obtenir la même chose pour nous et prévient le journaliste. Celui-ci ne venant

pas, il nous entraîne au journal, mais personne n’est disponible pour nous recevoir.

Qu’à cela ne tienne, c’est la journée de la femme et la télévision locale interview

dans la rue. Il nous présente à la journaliste qui, intéressée, nous donne

rendez-vous pour le lendemain (elle ne viendra pas !). Avec toutes ces

démarches, la matinée s’est écoulée mais, infatigable, il nous entraîne dans

la salle du Conseil Régional où les femmes en costume traditionnel écoutent

les beaux discours en leur honneur.

 

    Journée de la femme à Riobamba
 

 

Puis il veut nous montrer aussi le musée

de la ville et nous fait visiter en courant toutes les salles. Nous retrouvons

enfin notre souffle et le remercions pour tout et partons, seuls cette fois,

visiter …à nouveau le musée mais plus calmement et la ville qui a conservé

de beaux monuments coloniaux.

    La place "Parque Sucre" à Riobamba
 

 

Par contre, nous ne prendrons pas le petit train prisé par les touristes qui
circule dans les belles vallées environnantes en raison de la météo.
 

Nous partons, plein d’espoir quand même, pour Baňos, jolie ville de tous

les plaisirs sportifs, rafting, ballades en quad ou à cheval, saut à l’élastique,

située au pied du volcan Tungurahua (5016 m), en activité.

 

    Volcan Tungurahua
 

 

La route directe pour Baňos est fermée, en raison d’une précédente éruption
volcanique cette fois-ci, alors nous faisons un détour et nous y arrivons enfin.

Le volcan est dans les nuages…

Les plaisirs trop sportifs ne sont plus de notre âge, mais nous irons avec

Caraventure admirer les nombreuses cascades qui dégringolent dans

le torrent, dont l’une, appelée la 8e merveille du monde est loin de mériter

quand même ce titre. Le circuit vaut la peine et nous atteignons une zone

tropicale où les orchidées fleurissent au bord de la route.

 

                               

Sur la" route des cascades"                        Orchidée
 

Les fruits poussent partout dans ce pays et les petits vendeurs proposent des

morceaux de mangues, de bananes, de pastèques dans des cornets.

Nous achèterons des clémentines vendues par les producteurs au

bord du chemin. C’est une belle journée. Il est même resté plusieurs

heures sans pleuvoir.

 

Et puis direction Quito. Nous croisons en chemin un camping-car

français déjà rencontré en Argentine et au Chili - hasard, hasard.

Ils sont sur le retour et souffrent aussi de l’état des routes malgré

leur 4 x 4. Ils viennent même de faire souder les longerons qui soutiennent

la cellule de leur land rover et qui étaient en train de se sectionner !!

Ils nous confirment que les routes s’améliorent vers Quito.

Enfin une bonne nouvelle.

 

Depuis notre entrée en Equateur, nous sommes en négociation sur

Internet avec une compagnie maritime pour faire passer Caraventure au

Mexique sur un cargo. Nous avons facilement pris la décision d’éviter la

Colombie, trop dangereuse. Cette négociation nous oblige à trouver

des cyber cafés, mais les liaisons Internet sont mauvaises et notre

interlocuteur reçoit nos mails une fois sur deux. Tout ceci nous tracasse

un peu mais la compagnie a déjà été utilisée par d’autres camping-caristes

et nous sommes satisfaits d’avoir un interlocuteur sérieux. Cependant

le prix a changé : c’est 4000 dollars le passage. Pfffff, c’est un choc

(double du prix du passage Anvers/Buenos Aires).

Nous n’avons plus le temps d’aller voir ailleurs.

 

Nous arrivons sans encombre à Quito (1,4million d’habitants, 2850 m d’altitude).

Nous qui avons toujours refusé de conduire à Paris, nous arrivons dans les

capitales pied au plancher et circuit préparé. On nous a indiqué un parking

pour la nuit, celui d’un grand centre commercial et nous y arrivons directement.

C’est pratique, c’est gardé, il y a tous les commerces et c’est proche

du vieux Quito. Notre satisfaction disparaît lorsque le gardien nous

refuse le droit d’y passer la nuit. C’est interdit. Qu’à cela ne tienne,

nous partons à la recherche du chef de la sécurité, qui nous comprend

et qui nous accorde sans hésitation deux jours, ou plutôt deux nuits.

Le bonheur. Mais si, il y a eu des bons moments en Equateur !

Effectivement, à 20 heures, le parking se vide et nous restons

tout seuls, tranquilles, sous les caméras de surveillance. A minuit,

on frappe. C’est un gardien qui n’a pas reçu les consignes et qui

nous demande à toute vitesse ce que nous faisons là. Très calmement,

Michel répond que nous avons l’autorisation du « jefe » et que

maintenant on aimerait bien se remettre au lit…

 

Le lendemain, visite de la vieille ville de Quito classée au patrimoine

mondial : un régal, à tel point qu’on en oublie les averses. C’est une

vieille ville coloniale, avec de jolies places, des arcades, de belles églises,

des musées. Nous y passons la journée.

 

                   

Rue Venezuela                        Eglise Santo Domingo
 

 

Il parait qu’elle est entourée d’un cadre magnifique de montagnes et de volcans,
mais nous ne verrons rien avec les nuages. Devant le palais présidentiel, nous
apercevons un chef arabe passant dans une galerie, la garde présidentielle lui
rendant les honneurs. Peut être vient-il pour le pétrole ? L’Equateur en produit

et le prix à la pompe est étonnant : un dollar pour un gallon (3,8 litres).

A ce prix, Caraventure peut s’en mettre plein les durites !

 

Un contact Internet avec la compagnie maritime nous arrête dans notre

élan. Le bateau est prévu dans moins d’une semaine à Manta, le prochain

n’étant programmé que dans un mois. C’est juste ce qu’il nous faut pour

rejoindre cette ville, étant donné l’état des routes, et nous décidons,

à regret, de quitter Quito dès le lendemain pour nous diriger vers l’ouest

et vers les zones inondées, sans visiter le nord du pays.

 

   

Au nord de Quito près de Calacali
 

Nous mettrons péniblement trois jours pour faire 500 km dans une région infestée

de moustiques, craignant à chaque instant d’avoir à rebrousser chemin.

 

A Manta, nous passons devant les bureaux de la compagnie pour repérer

les lieux. Ils sont fermés le samedi, mais nous y trouvons par hasard notre

contact. Super. Il faudra être lundi à 8 h 30 à la douane avec Caraventure.

Facile. Par contre, le monsieur veut être payé uniquement en liquide,

mauvaise nouvelle ! Samedi midi, les banques ferment. Les distributeurs

ne veulent nous donner que 100 dollars US (c’est la monnaie équatorienne)

à la fois et il nous en faut 4000. Nous apprenons qu’une banque reste

ouverte en ville et nous nous y précipitons en taxi. Refus de nous verser

une telle somme. Le directeur ? Pas là le samedi. En désespoir de cause,

nous prenons rang dans une longue file d’attente à un distributeur.

Les gens ne sont pas discrets et s’observent les uns les autres sans gêne.

Quant notre tour arrive et qu’ils finissent par comprendre que nous

sortons 100 + 100 + 100…. les réflexions commencent à fuser.

On entend « otra vez !», « otra vez !» repris en chœur. Nous réussissons

à retirer un tiers de la somme et partons sous des applaudissements

hostiles pour nous engouffrer dans un taxi et retrouver le calme de

Caraventure. Le lendemain, tôt le matin cette fois, Michel repartait

jouer avec les distributeurs pour vérifier s’il pouvait encore gagner.

C’était le cas. Ouf. Au lendemain du troisième jour, nous avions

complété notre liasse. Re-ouf. Par ailleurs Caraventure était fin prêt

pour son voyage de dix jours, sa cloison intérieure posée pour éviter

les vols (on doit laisser les clés de contact), les vélos à l’intérieur.

 

    Inspection des douanes
 

 

Les formalités se sont déroulées sans problème majeur en 2 h 30.

Une bonne chose de faite. Abandonnant à regret Caraventure, nous partons,

sacs sur le dos, en bus pour Guayaquil, tout heureux de nous faire

transporter pour une fois. Mais c’est sans compter sur la façon de

conduire des chauffeurs de cars : au klaxon, ils doublent quelles que

soient les circonstances et jettent souvent leurs passagers sans

prendre la peine de s’arrêter complètement. Bref, nous sommes

malgré tout arrivés à Guayaquil sains et saufs, pour y prendre l’avion à

destination de Mexico. Tout était réglé le soir même pour un départ le

lendemain. Une fois nos démarches terminées, nous avons pu observer,

depuis notre hôtel, un orage tropical qui a lessivé la ville à grande eau.

 

 

 

Au bord de l'eau à Guayaquil
 

Comme rien ne devait quand même se passer simplement en Equateur,

la journée suivante fut folklorique. Notre vol, dérouté pour cause de

brouillard, n’est pas arrivé à temps à Bogota pour que nous puissions

attraper notre correspondance.

 

    Vers la Colombie
 

 

Nous apprendrons plus tard que le motif

invoqué par le commandant de bord était erroné car il n’y avait jamais

eu de brouillard le matin à Bogota. Nous n’avons pas cherché à comprendre

les motifs de son mensonge. Toujours est-il qu’on a réussi, non sans mal,

à nous remettre sur un autre vol. Mais nous qui voulions éviter la Colombie,

nous avons dû passer les services d’immigration pour récupérer nos bagages

et nous nous retrouvons avec un tampon d’entrée dans ce pays et un de sortie

sur notre passeport ! Nous sommes finalement arrivés le soir à Mexico,

avec nos bagages. Que demander de plus ?

 

La vie est un long fleuve tranquille... sauf en Equateur. Nous n’avons pas

pu apprécier ce beau pays comme il le mérite en raison des dégâts causés

par El Niňo et nous le regrettons. On nous a souvent dit qu’en Amérique

du sud le climat change et qu’il n’y a plus que deux saisons (sèche et humide).

La population vit vraiment dans des conditions difficiles et parfois dangereuses.

Dans certaines régions, les maisons sont construites sur pilotis, ce qui doit

limiter les dégâts, sauf pour les récoltes. A visiter donc en saison sèche !!

 

 

2 - La fiche technique

 

Pays visité avec un camping car intégral Le Voyageur sur base Mercedes 1991

de 6 m de long. Voyage effectué seul suivi d’un passage en cargo de

l’Equateur au Mexique pour le véhicule.

E Décalage horaire : 6 ou 7 heures en moins (suivant horaire hiver/été pour la France)

E Préparation générale :

 1 - Cartes utilisées :

 - Carte achetée en France : Ecuador International Travel Map au  1/ 700 000,

utile pour l’itinéraire général et il n’existe rien de mieux sur place à notre connaissance.

 

 2 - Guide utilisé : Lonely Planet. Très détaillé pour les renseignements pratiques.

Trop enthousiaste à notre goût sur les sites et monuments à voir.

 

 3 - Librairie française spécialisée : beaucoup de choix au Vieux Campeur à

Paris et chez Voyageurs du monde, 55 rue Sainte Anne à Paris 2e.

 

 4 - Préparation spéciale du véhicule

Compte tenu de notre passage en Argentine, nous avions un extincteur en état,

deux triangles de signalisation, une barre de remorquage pour 3,5 t. Nous avions

aussi une sangle de 10 m pour 10 t, deux plaques plastiques de désensablement

avec pelles. Les protections que nous avions fait installer sous le moteur et sous

les réservoirs de gas oil ont été particulièrement utiles compte tenu de l’état des

routes et des gendarmes couchés très hauts que nous avons trop souvent raclés !

 EFormalités

 1 - Passeport sans visa valable six mois après le retour.

 

 2 - Permis de conduire international et permis français.

 

 3 - Assurance  véhicule prise en Equateur à Cuenca, très facilement. Assurance

« Seguros Colonial » pour un mois d’un coût de 12,88 dollars. Cela ne couvre pas

grand-chose mais permet de montrer un papier à la police. Vignette à coller sur

le pare brise. On ne nous a pas demandé de voir le véhicule.

 

 4 -Carte grise du véhicule

 

5  - Vaccination : aucune obligatoire. Recommandé : hépatite A, B, rage, tétanos,

poliomyélite, diphtérie, typhoïde, fièvre jaune.

 

 6- La Monnaie : C’est le dollar américain, avec les même billets qu’aux

Etats-Unis, les pièces par contre viennent d’Equateur. (1 euro pour 1,30 dollars

au moment du voyage). DAB nombreux avec cartes européennes (Visa, Mastercard…).

Attention les DAB de la Banque Pinchicha qui affiche le logo « visa » a toujours

refusé les nôtres, les déclarant « invalides ».  Nous payions en liquide (effectivo)

le plus souvent.

 

 7- Nous avons un carnet de passage en douane (tour du monde oblige) pas

obligatoire en Equateur. Le CPED est utile car il contient de façon claire toutes

les informations sur le véhicule. Il peut être remplacé par une fiche que vous

préparez à l’avance avec le n° de châssis, moteur, immatriculation, type de

véhicule : « casa movil » ou « camionetta » selon les douaniers ! Sachez où se

trouvent les numéros de châssis et de moteur, car pour l’embarquement de

notre camping-car sur le bateau, la douane est allée les vérifier sur le véhicule.

 

 8- Conditions de passage en douane : Pérou /Equateur (Huaquillas)

et Equateur/Mexique (Manta)

 

 Pour le passage du Pérou vers l’Equateur à Huaquillas, c’était jour de marché

et un péruvien nous a proposé ses services pour nous aider à dénicher les

bureaux des douanes pour le véhicule, réellement introuvables au milieu du trafic.

Il nous a demandé 20 dollars, mais nous lui en avons donné 10 et c’était bien payé.

Pour les formalités de migrations, dans un autre point de la ville très éloigné,

nous avons du demander à plusieurs reprise le chemin et nous aurions pu facilement

passer devant ces bureaux sans les voir.

 

 - Formalités à Manta et passage en cargo

(voir rubrique ci-dessous « passage en cargo »

 

 ELe pays visité

 1 - Etat des routes :

Lorsque nous avons visité l’Equateur, la situation était un peu exceptionnelle,
car El Nino provoquait des pluies constantes depuis décembre. En conséquence
les routes étaient extrêmement mauvaises : glissements de terrain dans les régions
montagneuses, boue sur la route, nids de poule, travaux en cours, passages
alternés sur une voie etc. Inondations dans les plaines et routes coupées autour
de Manta et Guayaquil, goudron gravement endommagé pour les routes réouvertes.

Il faut donc impérativement s’informer de la météo, avant de venir et la suivre
dans la presse ou la radio une fois sur place.

 2 - Conduite des équatoriens : conduite assez suicidaire, les équatoriens qui
ne cessent de vous dire de faire attention aux glissements de terrain, doublent
en haut des côtes, dans les virages en plein brouillard. Nous avions choisi de
suivre le plus souvent possible un camion (que nous appelions « camion pilote »)
qui dégageait ainsi la route devant nous.

 3 - Contrôles de police : 2 en 15 jours, sans problème particulier.

D’une façon générale, la police est invisible et nous l'avons regretté pour
obtenir des informations sur l'état des routes.

 

 4 - Gas oil :

Nous n’avons pas eu de souci en approvisionnement de gas oil, ni en
quantité ni en qualité. Prix du fuel : environ 1 dollar le gallon (3,8 litres).
Très bon marché !

4 - Gaz : Nous avons fait recharger une bouteille de Propane de 13 kg
dans l’usine Austrogas,  Panamericana Norte Km 13, 5 à Cuenca.
L’usine se trouve sur la Panaméricaine, après la bifurcation
Cuenca/Panamericana en arrivant de Riobamba. (Merci aux "Déroutés" pour l'info)
Il faut insister auprès des deux contrôles d’entrée à l’usine qui refusent dans un premier temps
les particuliers. Pour 1,7 dollar, ils nous ont mis en fait un mélange de
70% Propane et 30 % butane. Ceci n’a pas eu d’incidence sur nos appareils.

 5 - Stationnement : nous en avons toujours trouvé sans difficulté, pas très loin
du centre des villes et gratuits. A Quito la situation est plus difficile en raison
de l’étroitesse des rues du Vieux Quito et de l’importance de la circulation.

6 -  Niveau de vie :

Nous avons trouvé que les prix étaient très abordables.

 7 - Electricité : 110 V. 60 Hz. Fiches plates (type américaines) ; nous utilisions
un adaptateur. Notre camping car étant équipé pour recevoir aussi bien le 110 V
que le 220 V, nous avons pu en profiter.

 

EBivouacs

 A titre d’exemple, en plus des stations services  :

 SANTA ISABEL : La station service nous a refusé une place pour la nuit
Nous avons stationné en bord de route. Ne pas se risquer dans la ville elle-même
qui est toute en hauteur avec des rues étroites.

 CUENCA : Rue José Alvear (non loin du parc de la Madre et d’un stade).
Animée le jour elle est très calme la nuit. A 5 minutes du centre ville.

 INGAPIRCA : parking du site inca. Gratuit, avec wc.

 RIOBAMBA : Parking de l’hôtel Whymper, avenue Miguel Leon, dans le
centre. 5 dollars la nuit avec électricité.

 BANOS : Au bout de la rue du 16 décembre, petit parking le long du parc
infantile avec des places suffisamment longue pour nos véhicules. Calme. A
3 minutes du centre. Wifi au restaurant El Jardin.

 QUITO : Parking du centre commercial EL Recreo, avenue Pedro Maldonado S 11-122.
Situé au sud de la ville. Il a fallu demander l’autorisation du chef de la sécurité.
Pratique car proche en taxi du vieux Quito. Parking en pente, mais on
trouve des places horizontales.

 MANTA : Centre Turistico Barbasquillo, playa Barasquillo. En bord de mer.
Fait hôtel, restaurant et camping. 6 dollars la nuit pour le camping avec eau,
électricité, piscine et wifi. www.hotelbarbasquillo.com

 

 EPassage en cargo du véhicule de Manta (Equateur) à
Mazatlan (Mexique)

 Nous sommes passés par la compagnie Transoceanica.

www.transoceanica.com.ec

 Le contact, Ana Patricia Trejo, est une personne qui parle anglais,
et français aussi, mais nous n'avons testé que l'anglais : atrejo@navecuador.com.ec 
Nos contacts se sont faits par internet.

 Pour les formalités de douanes, il faut venir avec ses propres photocopies
(en plusieurs exemplaires) du passeport, première page et page du tampon
d'entrée dans le pays, de la carte grise du cc, du carnet de passage en douane
si vous en avez un ou du document d'entrée du véhicule en Equateur.

 Depuis un an, le prix est maintenant basé sur le volume du véhicule, ce qui
change tout. Il n'y a pas eu de négociations possibles pour le prix fixé à
85 dollars le m3 auquel il faut ajouter différentes taxes, notre véhicule faisant
plus de 2,20m de haut. Ce sont, nous a-t-on dit, les dirigeants du Chili qui
ont décidés cela. Le prix n'est donc plus d'environ de 1000 dollars, mais
pour notre cc de 37 m3 l'addition finale s'est élevée à 4090,04 dollars.
Fort heureusement, dans un geste généreusement commercial, on nous a
fait cadeau des 0,04 dollars. Un 4X4 de 5 m de long mais de moins de 2,20m
de haut a payé, devant nous, 2000 dollars. Un petit volgswagen non aménagé
en camping-car a payé 1300 dollars.

 Attention : la compagnie n'accepte, en plus, que le paiement en liquide.
(Anna Trejo ne nous avait pas prévenus......)  Arrivés le week end, nous
avons dû faire les DAB pendant 3 jours car on ne peut retirer plus de
1400 dollars par jour.........C'est plutôt dangereux car les DAB sont en
pleine rue et les  gens collent à l'appareil. Nous avons provoqué l'animosité
des locaux qui faisaient la queue derrière nous et qui nous voyaient retirer
1400 dollars d'un coup ; nous sommes partis sous leurs applaudissements
qui n'étaient pas de sympathie. On s'en souviendra. Merci Navecuador !

 La traversée est de 3 jours pour le Panama et d'une dizaine de jours
pour Mazatlan. Il n'y a qu'un bateau par mois pour Mazatlan mais deux
pour le Panama. Il y a diverses escales entre l'Equateur et le Mexique,
mais le prix change peu en fonction de la distance.

Les formalités nous ont pris 2 h 30.

 A vous de voir si une autre compagnie serait plus intéressante. (Wallenius ?)

 Arrivée : Nous avons suivi le déplacement du bateau (Le Singa Ace)
sur Internet et nous avons récupéré le cc à la date prévue, en parfait état.
Mais il nous a fallu plusieurs heures de démarches avant son arrivée pour
pouvoir le récupérer dès l'entrée du bateau au port. Nous avons dû repayer
des taxes d'importation temporaire pour le Mexique de l'ordre de 50 dollars, à
 régler dans une banque indiquée par le service des douanes, banque fermée le
le samedi après midi et le dimanche, bien sûr !.
Le paiement se fait uniquement en carte bancaire qui doit être
celle du propriétaire du véhicule....