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Islande

 

1 - Récit du voyage (de juin à juillet 2011)

 

 

2 -  Fiche technique

 

 

Le pays s'étend sur 103 000 km² (soit 1/5 de la France). Il comprend 311000 habitants. 80%
sont luthériens évangélistes. L'économie tourne autour de la pêche, l'élevage, l'aluminium, la
géothermie et l'hydroélectricité. C'est la nature à l'état pur : fjords, glaciers, étendues
sauvages, oiseaux, petits villages de pêcheurs, réserves d'eau chaude, histoire omniprésente
des vikings ...

 

Le pays n’est pas grand, 300 km du nord au sud et 500 km de l’est à l’ouest, mais au gré des tours
et détours pour le visiter, nous parcourrons 4000 km environ en cinq semaines, dans le sens inverse
des aiguilles d'une montre.(voir fiche technique pour les détails). En arrivant à Seydisfjördur, à
l'est, nous avons choisi de nous diriger vers le nord en raison de l'éruption volcanique récente au sud
(Le guide du Routard fait le tour dans l'autre sens. C'est souvent plus pratique de suivre le sens du
guide).
                                                                                ****

Pour rejoindre l’Islande avec notre Caraventure, il n’y a pas d’autre choix que d’embarquer sur un
ferry à Hirtshals au Danemark.

Première étape, apprendre à prononcer ce nom, deuxième étape le chercher sur une carte. Le voilà,
tout au nord du pays, à la hauteur de Göteborg. Les billets étant pris obligatoirement six mois à
l’avance, ce ne sont pas quelques cendres d’un volcan au nom bizarre qui vont nous arrêter. Il suffit
de compléter la longue liste de nos fournitures par des masques et des lunettes de bricoleur achetés
dans une grande enseigne de banlieue et nous sommes prêts.
 

Le bateau, le Norona de la Smyril Line, nous attendait le 4 juin. Nous avons décidé de partir à
l’avance par précaution pour traverser la Belgique, une partie de l’Allemagne et le Danemark.

                   
Le Norrona, de la Smyril Line               Un "viking" non frileux sur le ferry

L’itinéraire maritime qui a suivi nous a comblé : d’abord par une superbe traversée des Îles
Shetland, sans pluie mais tout juste, et ensuite par un arrêt imprévu de six heures aux îles Féroé.


Traversée des Îles Shetland


Nous y ferons d’ailleurs une escale de trois jours au retour (voir page Îles Féroé). 
Ensuite la Mer du Nord nous a montré sa vraie nature, un soir, par un vent de 8 beaufort. Les
passagers ont apparemment tenu bon. Il faut dire que nous étions entourés d’une majorité de
« vikings » grands et gros gabarits, habillés de Tshirts et bermudas alors que nous avions sorti la
doudoune, le bonnet et les gants.

Nous avons profité pleinement de ces trois jours de traversée et avons bien dormi, bercés par les
vagues, même si parfois nous avions l’impression de décoller du matelas, tandis que Caraventure
était seul en soute, le règlement nous obligeant à prendre une cabine.
 

Grosse surprise à l’arrivée en Islande, au port de Seydisfjordur (eh oui, il faut s’habituer à ces
noms imprononçables), à l’Est du pays : c’est l’hiver !

         
Arrivée dans le fjord de Seydisfjordur        c'est l'hiver ...                                                           brrrr !

Tout est blanc et nous nous demandons si le capitaine ne nous a pas débarqués par erreur au
Groenland. Il fait un froid de canard alors que nous pensions trouver 14°. Nous sortons la tenue
« grand froid » pour le jour et la nuit et supportons les 4° le matin dans Caraventure. Pas d’état
d’âme, il faut rouler. Nous partons vers le nord et longeons les côtes sauvages. Averses, rayons de
soleil, chutes de neige. Nous sommes seuls et tout va bien si on oublie la météo.

Nous rencontrons nos premiers cygnes sauvages dans des paysages tout aussi sauvages, les brebis
viennent de mettre bas et les agneaux nous regardent passer avec curiosité. Dès notre premier
bivouac les sternes arctiques nous menacent de leur vol plongeant. C’est normal, nous sommes près
d’un séchoir à poissons et elles défendent leur territoire.
 

             
Oies                                                  moutons                                                    et cygnes
 

           

Séchoirs à poissons et sternes arctiques

Après une nuit de blizzard, nous retrouvons le soleil au superbe lac de Myvatn situé dans une
région volcanique, avec odeurs de soufre, fumerolles, boues qui bouillent et paysages lunaires. Les
astronautes sont venus s’entraîner ici avant leur grand voyage, ce qui n’est pas peu dire.

               
Le Namafjall                                    Environs du lac Myvatn              Le site de Leirhnjükür

Nous grimperons au sommet de deux petits volcans, l’un de cendre (le Hverfjall) et l’autre avec un
lac dans son cratère (le Viti). Ce dernier semble bien inoffensif mais reste menaçant paraît-il. Nous
aurons une vue magnifique sur les environs.
 

           
Le Hverfjall                                            Le Viti                                Les environs du Viti

Nous passerons aussi du temps à observer les canards qui foisonnent ; c’est ici, nous dit-on, le plus
important lieu de rassemblement de ces oiseaux en Europe.

       
Le lac Myvatn et ses habitants :            Grèbe                                Phalarope
 

        
Fuligule morillon                             Eiders                                    Arlequins plongeurs
 

Autre surprise le soir, lors d’un bivouac, de rencontrer cinq camping-cars français membres de la
même association que nous, (Les Camping-cars sur la Route de la Soie et du Monde). Ils sont
arrivés sur le même ferry que nous et nous ne les avions pas remarqué. En plus ils rentreront le
même jour que nous, tout ceci sans concertation. Inutile de préciser que nous avions des sujets de
conversation communs avec ces sympathiques voyageurs et que les échanges ont duré longtemps
d’autant que nous nous sommes croisés souvent lors de la visite de la région.

    Les 6 camping-cars de CCRSM dans la tourmente

Ces régions du nord que nous traversons sont pratiquement inhabitées. La plus grosse ville,
Akureyri, « capitale du Nord », compte 17 000 habitants, difficile de s’y perdre.

                        
Akurery, sa cathédrale,     ses maisons colorées,                           ses 4X4 "aventure"

En général les agglomérations ne comptent qu’une centaine d’âmes, parfois moins, c’est dire si le
stationnement n’est pas un problème. On a l’impression d’être tout seul, c’est aussi surprenant
qu’agréable, une impression de liberté totale. On peut admirer tout à loisir ces paysages hors du
commun, la nature à l’état pur et prendre des photos en restant au milieu de la route - croiser une
voiture est rare. L’hiver ayant été tardif, les vallées sont peu verdoyantes encore mais les fleurs
apparaissent ici et là. C’est fou ce que les pissenlits sont d’un bel effet ici !

         
Paysages du nord

        

Nous avons visité à Glaumbaer, une ferme traditionnelle avec la maison de tourbe et le toit
recouvert d’herbe. L’inclinaison de ces toits doit être calculée de façon très précise : si la pente est
trop importante, l’herbe glisse, dans le cas contraire, l’eau de pluie pénètre dans la maison. C’est
beaucoup plus compliqué qu’il n’y paraît. La pièce principale où vivaient souvent vingt personnes
servait aussi de chambre à coucher : un côté pour les femmes, l’autre pour les hommes, tout le
monde deux par lit, pour se tenir chaud. Les femmes bénéficiaient du côté fenêtre pour pouvoir filer
la laine et coudre. Les hommes, en face, cardaient la laine ou faisaient des cordes avec le crin de
cheval, activités mineures ne nécessitant pas de lumières (NDLR). La géothermie a résolu depuis
tous ces problèmes de logement.
 

                
La ferme Glaumbaer

Nous avons longé le fjord de Vatsnes où l’on rencontre les petits chevaux trapus d’Islande, les
tolts, dotés de crinières magnifiques et dont les jeunes poulains gambadaient avec un réel plaisir.
Nous avons observé des phoques qui partageaient les rochers avec les colonies d’eiders dont les
petits venaient de naître, mais nous n’avons pas encore vu de baleine. Il faut dire qu’elles sont
encore chassées ici.
 

    
L'arche de Hvitserkur          dans la péninsule de Vatsnes

         
Les chevaux islandais

       
Phoques et eiders à Vatsnes

Ensuite nous avons pris notre temps pour longer les fjords de l’ouest (juste en face du Groenland
situé à seulement 300 km), Michel sortant de temps à autre sa canne à pèche, sans résultat pour
l’instant, tandis que Geneviève photographiait les canards sous toutes les plumes.
  

            
Plage de Skalavik                                                        Fjords de l'ouest

        
Il y a plus de canards                    que de saumons...

L’endroit le plus surprenant fut les falaises de Latrabjarg, le point le plus à l’ouest du pays.

Les falaises de Latrabjarg

Elles atteignent parfois 500 mètres de haut et servent de refuge aux oiseaux pendant la nidification.
On atteint ce lieu par une route en tôle ondulée qui nous a éprouvés pendant trois heures d’affilées
mais cela en valait la peine. En effet, à partir de 20 heures, des milliers d’oiseaux surgissent de
l’horizon pour revenir au nid. On observe des guillemots, des pingouins tordas, des fulmars, des
mouettes tridactyles. Le roi du lieu, c’est le petit macareux, gros comme un pigeon, qui se laisse
approcher à moins d’un mètre, alors qu’il figure pourtant au menu des restaurants islandais… Les
photographes arrivent avec des appareils aux objectifs énormes capables de détecter l’œil d’une
coccinelle à 50 mètres, se couchent dans l’herbe, nez à bec avec ce petit oiseau, pour
l’immortaliser. En entier ? On peut se le demander.
 

       
Guillemot                                           Fulmar                            Pingouin torda

           
Macareux                                                                                                et le spectacle des photographes

Ce soir là, le 20 juin, proche du solstice d’été, nous avons voulu vérifier, en compagnie d’autres
français, si le soleil se couchait ou non, l’endroit étant idéal pour cela, le ciel était dégagé et le soleil
allait plonger dans l’océan. Il y avait de l’ambiance et les paris allaient bon train. Il a fallu attendre 1
h 38, heure locale, pour qu’il disparaisse derrière la ligne d’horizon, pour ressortir aussitôt.
 


1h38 le 20 juin, le soleil hésite à passer l'horizon

Heureux d’avoir pu assister à ce moment exceptionnel pour nous tous, nous avons pu alors aller
nous coucher, en plein jour, tandis que les moutons autour de nous continuaient imperturbablement
de brouter. On comprend qu’ils aient besoin de tout un hiver pour récupérer de cette vie super
active en été. Quant à nous, nous dormons ici comme des loirs, tout en savourant pleinement la
chance de pouvoir ouvrir un œil à quatre heures du matin, sous les rayons du soleil et de le refermer
aussitôt.

Si nous parlons du soleil, c’est bien que le beau temps est revenu. Fini la neige, mais toujours du
vent. Nous avons des températures fantastiques au matin du genre 11° et nous avons pu enlever
quelques épaisseurs de vêtements. Nous en avons bien profité de ce beau temps dans la péninsule
de Snaeffellsnes d’où s’élève, à 1446 m, le volcan majestueux aux neiges éternelles, le
Snaeffellsjökull, surnommé « roi des montagnes ».

   
Le Snaeffellsjökull

Jules Vernes l’avait choisi pour son Voyage au centre de la terre.
Il fait partie des sept plus grandes stations énergétiques du monde. Nous avons
passé une nuit à ses pieds en plus de l’avoir contourné toute une journée, c’est dire si nous
reviendrons dopés. Son éruption en 200 après J.C. a laissé des traces dans toute la presqu’île,
cordes de lave, champs de lave jusqu’à l’océan. Seule la mousse a réussi à repousser et quelques
fleurs héroïques y forment des taches surprenantes de couleur.

       
Paysages volcaniques de la péninsule Snaeffellsnes

   
Elles ont bien du mérite

Et partout, isolées dans cette nature sauvage, on rencontre des petites églises, accessibles par la
route ou par un simple sentier, en tourbe, en bois, en pierre, aux toits de couleurs vives, souvent
rouge. Quand on peut y entrer, on constate qu’elles sont chauffées. Nous avouons y être restés
parfois plus longtemps que ne le nécessitait la visite…

       
Eglise en bois à Budir            en tourbe à Vidimyri                la plus belle à  Grund,

               
La plus petite à Nupsstadur,                 celle-ci, les pieds dans la mer,  près de Holmavik

Et que dire des cascades : il en tombe de
partout, de toutes tailles et on ne se lasse pas de les admirer (Godafoss, Dettifoss). Nous avons
dormi au pied de celle de Dynjandi. Elle mesure 100 m de haut et se jette dans un fjord. Au réveil,
Michel, faisant sa promenade matinale dans ce cadre majestueux, s’est débattu avec une sterne
arctique qui en voulait à son cuir chevelu, protégeant ainsi son nid de façon convaincante.
 

       
Chutes de Hafragilsfoss               Selfoss                  Dettifoss

   
Godafoss                                          Dynjandi

Pour l’instant ce paradis volcanique se laisse apprivoiser. Nous pouvons dormir librement en pleine
nature et évitons les campings. C’est autorisé à condition de ne pas polluer, ni déranger les animaux
ou détériorer les cultures, (qui ne couvrent que 1% du sol islandais). La visite de Reykjavik nous a
plu pour la qualité de ses musées, mais nous sommes très heureux de retrouver nos coulées de lave
depuis !

                
Reykjavik, sa cathédrale,                       le bassin Tjörnin et ses habitants

                                
Leifr Ericsson, l'islandais                      Le dieu Thor, au musée national
qui a découvert l'Amérique
en l'an mil ap.JC

Le sud est plus touristique. Depuis Reykjavik, nous avons croisé de nombreux cars de voyageurs et
avons entendu abondamment parler français. Mais nous avons réussi à nous faufiler dans des
endroits où les cars ne vont pas. Comme par exemple à Njarovik, pour visiter un bateau viking
reconstitué à l’identique, pouvant contenir 70 personnes à bord et qui éclaire la façon dont Eric Le
Rouge, célèbre viking islandais, a pu découvrir le Groenland et son fils, l’Amérique, 500 ans avant
Christophe Colomb. Pauvres de nous, nous l’ignorions !

   
Réplique d'un bateau  viking dont la  coque effilée permettait de fendre les vagues

Ou le musée en mémoire de Charcot qui a
fait naufrage à bord de son « Pourquoi Pas ? » en 1936 devant les côtes islandaises et auquel le
pays avait rendu un hommage appuyé à l’époque.
Mais nous sommes quand même allés au « top du top touristique » : faire trempette avec délices
dans les eaux chaudes et turquoises du Blue Lagoon, immense piscine en plein air, admirer le
geyser de Geysir, et les chutes de Gulfoss sous arc en ciel, sans oublier Thingvellir, le lieu où
siégeait à partir du Xe siècle jusqu’au XXe, le premier véritable parlement d’Europe, l’Althing.
Décidément ils sont trop forts ces vikings ! Avec une population de 300 000 habitants, ils ont trouvé
le moyen d’obtenir deux prix Nobel. Sans oublier, dans un tout autre registre, deux Miss Monde.
Michel a d’ailleurs bien apprécié les belles blondes d’ici.


   
Le cadre du Blue Lagoon,        site de Thingvellir

                   
Le geyser de Geysir                  l'arc-en-ciel de Gulfoss

 

Ensuite, après avoir testé avec efficacité nos vêtements contre le froid, nous avons testé avec tout
autant d’efficacité nos vêtements contre la pluie pendant une quinzaine de jours. Le
Landmalalaugar est un des paysages les plus beaux d’Islande, accessible en 4X4. Mais nous nous
sommes laissés dire que les camping-cars normaux pouvaient faire les 27 km de piste sans
problème. Après de longues hésitations et interrogations, nos amis français rencontrés à Mytvan, et
que nous croisons régulièrement, y sont partis en convoi et éclaireurs. Nous nous sommes à notre
tour lancés sur cette piste de cailloux et de cendres sans problème non plus. Sur place, un vilain
crachin du genre breton nous attendait. Nous avons quand même pu faire une randonnée de deux
heures qui nous a donné un aperçu de l’étrange beauté des lieux et surtout de la variété des couleurs
des roches et qui a transformé ensuite Caraventure en un vaste sèche-linge. La pluie se renforçant
d’heure en heure et la météo étant mauvaise pour les jours suivants, la décision fut prise de rentrer
plus tôt que prévu, d’autant que les conducteurs appréhendaient quelques sections de la piste
aperçues à l’aller, quelques côtes raides avec creux et cailloux. Qu’est ce que cela allait donner
sous cette pluie incessante ? Nous sommes repartis dès le lendemain, en convoi de 7 camping-cars
bien espacés. A part un marchepied arraché et un pare-chocs branlant pour certains, nous sommes
tous arrivés intacts, un peu déçus de ne pas avoir pu profiter de ce lieu exceptionnel. Mais d’autres
belles surprises nous attendaient.

 
Le Landmanalaugar sous la pluie

A défaut de soleil, nous avons réussi à trouver des coins sublimes, à approcher des glaciers, passer
derrière une cascade (c’est rigolo) ou visiter un musée en plein air reproduisant la vie d’un village
d’autrefois à l’identique. A Vik, nous avons eu la très bonne idée de passer la nuit au bord de cette
plage de sable noir figurant parmi les plus belles au monde. Ces magnifiques récifs en font aussi la
plus dangereuse : 112 bateaux ont coulé sur ce rivage en 84 ans…Au moment où nous nous
endormions, un vent violent s’est levé et s’est mis à chahuter Caraventure comme une vulgaire boite
d’allumettes. A 3 heures du matin, Michel déplaçait le véhicule pour le mettre plus dans le sens du
vent, si toutefois ce vent furieux avait vraiment un sens. A 5 heures, ne croyant plus en une possible
accalmie, nous quittions les lieux, nos lanterneaux menaçant de s’arracher, pour trouver enfin un
endroit plus abrité. Le lendemain, balade sur les falaises de la ville pour admirer ces fameux récifs
de haut, avec toujours ce même vent qui nous faisait tituber, zigzaguer et même reculer. Les
moutons nous observaient, un peu ébouriffés mais avec plus de tenue. Si nous avons su gérer le
froid et la pluie, nous n’avons rien d’efficace pour marcher contre le vent.

            
Près de la ferme de Stong           cascade de                musée de Skogar                         plage de Vik
                                                        Seljalandfoss,

Il nous restait à visiter toute la partie des glaciers dont le fameux Vanatjokül, grand comme la
Corse. Le temps couvert nous a souvent caché son sommet, mais une éclaircie inattendue nous a
permis d’admirer les célèbres icebergs turquoise de Jokulsarlon par un coucher de soleil
grandiose, un cadeau de cette dame nature si capricieuse. Avant de finir dans la mer, ces icebergs
stationnent sur la plage de sable noir au gré des marées. On peut circuler entre eux, les toucher, les
admirer de près. Tout cela sous les hurlements incessants des sternes qui trouvent la nourriture qui
leur convient dans ces eaux glaciaires.


       
Glacier de la côte sud                              le lac de Jokulsarlon

 

       
Iceberg sur la plage...                                         avant son départ dans la mer

 

Nous avions choisi l’Islande pour ne pas souffrir de la chaleur, là dessus nous ne nous sommes pas
trompés, même s’il nous a fallu, parfois, faire tourner le moteur pour ne pas entendre nos dents
claquer. Plus sérieusement, l’Islande est un pays magnifique, très varié, en noir et blanc, ou très vert,

       
L'Islande est devenue verte         avec des lupins,             le vent est toujours décoiffant...
 

ou tout brun, qui s’est laissé admirer sous toutes ses facettes, bonnes et mauvaises. En effet, deux
jours après notre passage à Vik, le volcan s’est à nouveau réveillé : l’eau résultant de la fonte
brutale des glaces à arraché un pont et donc coupé la route que nous venions de prendre. Nous
étions du bon côté pour rejoindre notre ferry. Ouf ! Nous avons appris la nouvelle par la Garde
Civile qui est venue nous tirer d’affaire lorsque Caraventure s’est enlisé « grave » en bord de route,
dans un terrain spongieux, en apparence très accueillant! Sur 6 camping-cars de notre
connaissance, 4 se sont enlisés au cours de leur périple islandais !
 

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  2 - Fiche technique

 

Rappelons pour mémoire que nous avons visité ce pays avec un camping car intégral
Le Voyageur sur base Mercedes de 1991.

 

Carte : Nous avions acheté une carte Berlitz, série internationale, diffusée par Blay Foldex
au 1/800 000, mais nous la déconseillons car la distinction entre route goudronnée et route en terre
n'est pas précise. Nous avons préféré la carte islandaise Ferdakort au 1/500 000 très fidèle quant
aux catégories des routes (goudronnées, de graviers, en terre et entretenues par les pouvoirs
publics, piste pour 4x4). C'était capital pour un voyage en camping-car. Elle s'achète en France.

Guide : Nous avions le Routard et le guide Gallimard (Bibliothèque du Voyageur). Ces deux
guides se complètent bien. Il existe aussi le Lonely Planet. Pour ceux qui comprennent l'allemand,
il existe un road book allemand super détaillé avec des cartes topographiques et le descriptif des
randonnées.

Accès : Par le ferry de la Smyril Line. Horaires sur www.smyril-line.com. Nous avons obtenus
personnellement nos billets par www.voyages-gallia.fr qui détaille en français les conditions du
voyage. Il faut s'y prendre six mois en avance car les places sont prises d'assaut. Le trajet dure trois
jours avec traversée des îles Shetland et escale aux îles Féroé.
 

Ferry : Une seule ligne de ferry dessert les Féroé et l'Islande. L'unique port de départ se situe au
nord du Danemark à Hirtshals. C'est en tout cas ce qui se faisait en 2011, car dans ce domaine, il
y a des modifications d'une année sur l'autre (En 2010, le départ se faisait depuis Hanstholm,
toujours au Danemark). Les liaisons depuis la Norvège et l'Écosse ne sont plus d'actualité. On
arrive au bout de trois jours à l'est de l'Islande au port de Seydisfjördur. Le Norona est de
construction récente, mesure 168 m de long et 33 m de large. Pour ceux qui voyagent avec leur
véhicule, il faut prendre impérativement une cabine (différentes options au choix), camping-car ou
pas. Les cabines sont très agréables (surtout lorsque l'on choisit avec hublot), confortables et
fonctionnelles. Les prix varient en fonction de la longueur du véhicule et du type de cabine choisi.
 

Passage en douane :
Aucun contrôle du véhicule au départ du Danemark. A l'arrivée, on nous a obligé à désinfecter
notre matériel de pêche pour les éléments qui n'étaient pas neufs. Cela nous a couté1800 ISK, soit
10,85 euros. Le douanier a plongé devant nous le matériel dans un bain et nous avons récupéré le
tout, mouillé.

Par ailleurs on n'est pas censé apporter plus de 3 kg de nourriture par personne dans les camping-
cars. Tous les touristes étaient largement au dessus de la norme mais aucun contrôle n'a eu lieu, peut
être en raison du nombre élevé de véhicules. Certaines voitures sont passées dans un sas pour un
contrôle approfondi sans que nous puissions voir de quoi il s'agissait.

Pour le retour, aucun contrôle au départ ni à l'arrivée au Danemark.

Routes :. Le réseau routier est très divers.

La route nationale 1 fait le tour de l'île (1336 km). Incontournable, elle est goudronnée
entièrement et en parfait état. Par contre, lors de notre séjour, un pont, au sud près de Vik, a été
emporté par les eaux tumultueuses de fonte d'un glacier travaillé par le volcan sous-jacent,
entraînant la coupure de la route 1 pour plusieurs semaines. Dans ce cas de force majeure, il faut
revoir son circuit ! Il faut toujours garder à l'esprit ces caprices soudains de la nature islandaise.

Il existe une autre catégorie de route à deux chiffres (85, 82, 68 etc.) qui sont majoritairement
goudronnées mais avec parfois des tronçons en graviers, marqués sur la carte Ferdakort de
couleur différente. Elles sont tout à fait correctes.
 

On passe ensuite aux routes à trois chiffres 925, 917, 845 etc.) qui sont en terre. Elles sont
correctes mais peuvent comprendre des parties marquées de couleur différentes de moins bonne
qualité comme la tôle ondulée de la 612 vers les macareux des falaises de Bjargtangar. C'est moins
confortable mais toujours utilisables pour les camping-cars classiques en roulant plus lentement.

On arrive enfin aux routes marquées F26 ou F752 qui sont des pistes réservées aux 4x4
uniquement. Impossible pour un camping-car classique car il y a des passages de gués, des côtes à
18% et d'autres petits tracas surmontés facilement par les véhicules locaux adaptés.
 

La signalisation est très bien faite. Le moindre village, la moindre ferme est indiquée par un
panneau.

On roule à droite, avec les phares allumés de jour comme de nuit. On roule à 50 km/h dans les
villes, 90 km/h sur les routes goudronnées et 80 km/h sur les routes en graviers.

Il existe une brochure (anglais/allemand/français) très utile sur la façon de voyager en Islande pour
les touristes. Se la procurer dans les offices de tourisme : "Safetravel.is" (voiture, randonnée, voile,
escalade, climat, secours etc.)

www.vegagerdin.is/english vous donnera l'état des routes.

De manière générale, les bas côtés des routes sont peu fiables car "sous les graviers, la tourbe".
Sur 6 camping-cars de notre connaissance, 4 se sont enlisés, dont nous même.

Péages : Le tunnel au nord de Reykjavik qui permet d'éviter de contourner le fjord Hvalfjördur,
est payant. Nous ne l'avons pas essayé. C'est le seul péage sur l'île à notre connaissance. Pour les
gens pressés uniquement car le tour du fjord vaut la peine.

Préparation spéciale du véhicule :

Compte tenu de notre tour du monde précédent nous avons un extincteur, deux triangles de
signalisation. Nous avions aussi une sangle de 10 m pour 10 t, deux plaques plastiques de
désensablement avec pelles. Les plaques de protection réservoirs ont été utiles sur certaines routes
en terre et le second réservoir de fuel pas vraiment nécessaire car les stations-service ne sont pas
éloignées les unes des autres mais cela donne une tranquillité d’esprit. Nous avons une autonomie
de 1000 km.
Notre enlisement en bord de route était trop profond pour que nous nous en sortions nous même.
La garde civile est venu nous tirer avec notre sangle et leur super 4x4. C'était un service gratuit mais
ils  nous ont donné leur références bancaires et nous avons déposé de l'argent pour eux dans une
banque.

Assurance du véhicule. C' est notre assurance habituelle. Nous sommes en Europe. L'Islande
figure sur la fiche verte de l'assurance.

Pas de visa nécessaire. Carte d'identité ou passeport en cours de validité. Nous n'avons
jamais été contrôlé sur l'île.

Décalage horaire : 2 h avec la France.

Monnaie : La monnaie est la couronne islandaise (ISK). Les euros qui s'échangent sans difficulté
dans les banques sont acceptés dans les boutiques de souvenirs. Lors de notre passage, le cours
était de 166 ISK pour 1 euro. Nous avons pris soin, avant notre retour, de dépenser ou d'échanger
nos dernières couronnes islandaises car cette monnaie n' est pas convertible en Europe.

Camping et bivouacs : Il existe de nombreux campings que nous n'avons pas utilisés.  Nous
avons trouvé des bivouacs en pleine nature, sur des parkings dans les villages ou les villes, près des
églises. Le Routard précise que c'est interdit mais le responsable d'un office de Tourisme nous a
affirmé que c'était possible à condition de ne pas nuire à l'environnement : ne pas polluer, ni gêner le
bétail ou abîmer les cultures.

On ne trouve pas de laverie ailleurs que dans les campings quand il y en a.

 

Le stationnement : Il est gratuit partout, sauf dans le centre de Reykjavik. Mais nous y avons
passé deux jours,  sur le parking gratuit de la bibliothèque nationale, à deux pas du Musée National
et à 5 minutes du centre ville. A Akurery, il est gratuit mais la durée est limitée dans le centre. Dans
cette ville, nous avons bivouaqué sur le parking du syndicat d'initiative et du centre culturel qui est
sans restriction.

Eaux noires, eaux grises, eau potable : les stations services sont équipées de stations de
lavage pour les véhicules. On y trouve un balai fixé à un tuyau d'arrosage. On s'asperge un peu au
début mais la technique vient. Le sol est en pente et on peut y verser en même temps les eaux
grises. Il y a toujours un tuyau d'eau potable (c'est la même que pour le lavage). Certaines sont
équipées pour les eaux noires. Sinon, on peut se rendre dans les campings uniquement dans ce but.
On est venu nous faire payer une seule fois (300 ISK soit 1,8 euro).

Essence : Nombreuses stations service, la principale étant N1, bien réparties dans l'ensemble de
l'île. Pour les grandes stations, on paye à la caisse. Pour les petites, elles sont automatiques en
utilisant  une carte. Nous avons acheté des cartes prépayées N1 d'un montant de 10 000 ISK à
chaque fois, ce qui nous dépannait lorsque la station était fermée le dimanche par exemple. Ces
cartes s'achètent dans l'épicerie qui possède la station. Le prix du diesel a varié de 231 à 246 ISK/l
soit 1,39 à 1, 48 euro/l. Il existe des pompes marquées "full service" avec un prix au litre nettement
plus cher car on bénéficie de la vérification des niveaux et du lavage du pare-brise... On s'est fait
avoir une fois mais pas deux !
 

Gaz : Nous avions deux bouteilles de 13 kg, mais vu les conditions météo, nous avons mis le
chauffage uniquement dans les cas "graves" pour qu'elles durent le temps du voyage. Pour certains,
une bouteille pleine n'a duré que 10 jours en utilisation maximum. Il est possible d'acheter des
bouteilles localement si on dispose d'un adaptateur.

Electricité : 220 V. Les prises sont les mêmes qu'en France.

Wifi : Il existe des cyber cafés dans les grandes villes. On peut aller sur Internet dans presque tous
les offices de tourisme (payant en général) et dans les bibliothèques municipales (gratuit si on ne
reste pas longtemps).Certains cafés sont wifi si on consomme (Le café Amour à Akurery) ou des
librairies (Eymundson à Akurery ou Rekjavik). Nous avons pu capter le wifi devant l'office de
tourisme de Isafjördur. Les hôtels sont wifi mais on a besoin d'un code.
 

Niveau de vie : On annonce partout que la vie est chère sur l'île. Nous avons trouvé que les prix
étaient équivalents aux prix pratiqués en France.

Alimentation : On trouve des petits super marchés partout qui proposent de tout. Certains ont
même des baguettes toutes chaudes... La chaîne BONUS (le logo est un petit cochon rose) est la
moins chère mais ouvre vers midi uniquement. Les restaurants proposent de la baleine, du
macareux, des langoustines, du poisson fraîchement sorti de la mer, du mouton. Ne pas rater le
restaurant du Musée à Isafjördur : le cuisinier propose une carte en fonction de sa pêche du jour :
fraîcheur garantie, servie directement dans la poêle  de cuisson...un must !
 

Climat :  Le Routard nous annonçait des moyennes de 12° l'été... Quelle n'a pas été notre
surprise de trouver de la neige en arrivant. En fait l'hiver a été tardif cette année et le mois de juin
2011 le plus froid depuis 1961... Les premiers jours nous avions 5° le matin et 7° l'après midi. En
juillet nous avions 7° le matin et 14° l'après midi avec parfois des pointes à 17° ! Mais on s'habitue
rapidement d'autant qu'on ne vient pas en Islande pour se bronzer sur les plages.
Prévoir  anorak, coupe vent et pantalon  imperméables ! Eux même conseillent des gants
imperméables. Le bonnet est indispensable.

 

Ceux qui se réjouissaient à l'avance avec leur 4x4 de découvrir les pistes intérieures ont été déçus
car en raison de l'hiver tardif, les pistes n'ont pas ouvert cette année avant juillet.

http://en.vedur.is/weather/forecasts/areas/ : vous aurez la météo par ville ou pour tout le pays. C'est
en anglais mais avec des dessins !
 

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