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Les Etats Unis

 

1 - Les parcs de l'ouest (10 mai au 15 juin 2008)

2 - Le nord ouest (15 juin au 5 juillet 2008)

3 - Fiche technique

 

 

1 - Les parcs de l'ouest américain

Un grand changement ce mois ci : nous avons quitté définitivement les pays
de langue espagnole pour entrer dans ceux de la zone anglophone, au grand
désespoir de Miguel, devenu « Mike », qui a perdu subitement la parole
(son anglais date du lycée) et pour le plus grand plaisir de Geneviève,
devenue « Genny »,  et qui cause pour deux !! Nous voici en effet au pays
de l’oncle Sam et il faut dire que les Américains sont très accueillants et ne
manquent pas une occasion de nous aborder et d’engager la conversation.

 

Mais tout d’abord un petit retour en arrière. Nous avons quitté Mazatlan,
au Mexique, le 7 mai dernier après avoir fait connaissance là bas de trois
couples d’américains qui « remontaient » aussi aux Etats-Unis, avec leurs gros
camping-cars, en même temps que nous. Nous nous sommes retrouvés plusieurs
soirs de suite aux étapes qu’ils nous avaient conseillées. Ils nous ont invité à visiter
leurs gros trailers, ceux qui, une fois à l’arrêt, peuvent faire coulisser les cloisons
pour augmenter l’espace habitable : le spectacle est in-croy-able ! On a vraiment

   
RV américain

                                 
l’impression d’être dans une maison et tout est fait pour cela : salon avec canapé
et bar, cheminée avec de fausses bûches, et fausses flammes (pour le chauffage),
salle à manger avec lustre, chambre à coucher avec un lit de 2 m de large. Bien sûr,
ils ont la télévision, le four à micro onde, le congélateur, le frigo, la machine à laver
et à sécher le linge (« elle est italienne, mais elle marche » s’étonnent-ils ). Si le vent
souffle trop fort, le store extérieur se rentre automatiquement ainsi que les lanterneaux.
On peut évoquer aussi la moquette tellement épaisse qu’on ne voit plus ses pieds !
Inutile de dire que Caraventure les a fait sourire, encore plus lorsque nous avons
soutenu, qu’après tout, notre confort était le même que le leur !

 

Le passage de la frontière avec les Etats-Unis, par Nogales, étant souvent très chargé,
on nous a conseillé de nous y présenter le plus tôt possible. Nous y étions à 7 heures
du matin, en présence de douaniers mexicains plutôt endormis. Ils ont bien enlevé du
pare-brise l’étiquette d’importation provisoire de Caraventure, mais pour tamponner
le passeport, il n’y avait plus personne. On nous a renvoyé d’un bureau à l’autre,
jusqu’à ce que nous trouvions un douanier bien gentil qui a accepté de le faire sans
même regarder nos documents. Nos camping-caristes américains nous ont affirmé
le soir que depuis quarante ans qu’ils passent la frontière, on ne leur avait jamais mis
un tampon de sortie sur leur passeport. Bizarre, bizarre.

 

Par contre, pour la douane américaine, ce fut plus sérieux et nous étions fin prêts :
on ne plaisante pas avec les douaniers, on est poli, on répond aux questions sans
trop en dire, on remplit les formulaires bien clairement. On a une tenue correcte,
une adresse d’arrivée aux Etats-Unis, et la preuve que les revenus permettent de
vivre trois mois dans le pays. Tout s’est bien passé et nous avons obtenu notre
entrée pour la période prévue. Nous avons dû cependant recommencer notre fiche
de renseignements car nous avions écrit, dans une petite case, au dessus de la ligne,
et il fallait écrire au dessous ! Pour terminer, l’ambiance étant des plus cordiales, la
douanière a souhaité une bonne fête des Mères à Geneviève. Nous étions le
dimanche 11 mai. Devant notre étonnement, elle s’est souvenue avoir entendu
à la radio que la date était commune à tous les pays du monde entier, sauf
pour la France, l’Argentine et un autre pays dont elle avait oublié le nom !!!!

 

Notre première étape sur le sol américain s’est déroulée dans le parc Picacho Peak
en Arizona. La région est désertique et le camping, situé dans les cactus et les cailloux,
est tenu par un ranger, avec l’uniforme beige traditionnel et le chapeau à bord plat.

un ranger
 

Tout occupés à l’observer tandis que nous nous acquittions des droits d’entrée,
nous n’avons pas fait attention à une petite vitrine située à côté de son bureau :
« ce sont les espèces que l’on trouve dans le parc », nous dit il devant notre air ébahi.
Serpents à sonnettes, scorpions et tarentules « mais ces dernières ne sortent que
par temps de pluie » affirme-t-il rassurant. Ouf ! ce jour là, il faisait 40° degrés
à l’ombre. Nous sommes allés prendre possession de notre emplacement, un peu
songeurs, mais confiants tout de même dans les grilles que nous avions fait poser
pour obstruer les prises d’aération obligatoires dans un camping-car.

     le Parc de Picacho Peak
 

Nous avons
passé le reste de l’après midi complètement avachis dans Caraventure qui affichait
lui aussi 40°. Tellement avachis que nous avons mis un certain temps avant de
comprendre qu’un serpent à sonnette nous faisait une sérénade, dans le buisson voisin !
Le lendemain, étape à Flagstaff. Réveil sous la neige….A ce régime, nous allons revenir complètement déformés !

    Neige à Flagstaff
 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous voulions trouver un garage pour un
graissage et vidange de Caraventure, mais pas de marque Mercedes en vue.
En discutant avec des américains, nous apprenons que chez la marque Dodge,
tout est Mercedes, sauf le nom. Ah bon ? Il vaut mieux venir, pour la vidange,
avec son huile achetée en grande surface, c’est moins cher. Nous suivons le
conseil et allons chez Dodge avec deux bidons que nous laissons à l’avant du
véhicule. Accueil très aimable, on nous prend tout de suite. On explique au
mécanicien comment faire démarrer Caraventure et nous allons nous installer
dans une salle d’attente confortable : télé, boissons, distributeurs de toutes sortes,
journaux. Une minute plus tard, le mécanicien revient : « Il y a un problème, un
bidon d’huile (4l) s’est renversé sous le fauteuil passager, venez voir ». Nous ne
sommes pas certains d’avoir bien compris, mais en arrivant sur les lieux, nous
voyons Caraventure tout dégoulinant d’huile par la porte de la cellule… C’est la cata !
Excuses du mécanicien qui ne comprend pas et nous non plus : on va nettoyer,
on remplacera l’huile. Une heure plus tard, un jeune homme nous demande même
si nous ne sommes pas allergiques au produit qu’il va utiliser... « Ce sera plus
propre qu’avant ». Nous allons faire un tour. Le fauteuil passager a été carrément
démonté, le nettoyage avance. Trois heures plus tard, nous récupérons Caraventure,
en apparence tout propre et vidangé. Rien ne nous est facturé. Nous continuons
notre voyage, mais dès le lendemain, l’huile ressortira de la moquette et, la poussière
aidant, d’énormes tâches marron apparaissent… Nous mettrons des « buvards »
un peu partout. Question graissage, nous avons été servis au-delà de nos espérances
d’autant que les fauteuils de la salle d’attente, gras aussi, ont laissé des auréoles
sur nos pantalons !

 

C’est dans cet état que nous avons fait un petit tour sur la Route 66, enfin ce qu’il
en reste, entre Williams et Oatman. Elle est maintenant parcourue par de nombreux
motards, le plus souvent en Harley, avec un look terrible : cheveux longs, tatouages,
petits foulards, tenues en cuir, l’air d’être les rois de la route, et qui le font entendre

            "ici gît Billy Pretzel,

 Harleys                                        Route 66                                            le dernier gars qui a touché à ma Edsel..."
 

par le ronflement des moteurs. Moment de nostalgie et d’humour. La route est aussi
bordée par une voie ferrée dont les trains se suivent sans répit, certains wagons étant
marqués « Santa Fe ». Un air de western flotte et nous avons décidé de pousser la

 

Locomotive du Santa Fe
 


porte du saloon à Oatman. A notre arrivée une cliente nous prévient : « vous trouverez
ici la bière la plus fraîche du pays » !!! Les piliers de comptoir ont l’air plus vrai que
nature et la bière est effectivement fraîche au palais. Le patron nous confie rapidement
qu’il a répandu les cendres de son père sur la montagne d’en face et nous nous mettons
à discuter comme si nous étions de vieilles connaissances. Parce qu’ils sont comme
cela les américains : formidablement accueillants, souriants, ils viennent parler spontanément.
Ils vantent leur pays et sont très exubérants sur tout. Donc très vite il faut prendre le pli
et dire que tout va meeerveilleusement bien aujourd’hui, que la visite du parc était
fooormidable, qu’on est teeellement content d’être ici. A Oatman, les vrais rois
sont les ânes qui se promènent en toute liberté dans la ville. Les commerçants vendent
même des petits sacs de carottes. Nous avons vu un âne qui occupait le seuil
d’une boutique, sans qu’on lui fasse le moindre reproche, la tête à l’intérieur, pour
profiter du ….ventilateur !!

                                une vieille américaine
Un âne se rafraîchit au ventilateur du magasin

Ensuite nous sommes partis, à notre tour, à la conquête de l’ouest américain. La Forêt
Pétrifiée avec ses énormes troncs fossilisés datant de l’époque des dinosaures, le

       

La forêt pétrifiée                                    Le Grand Canyon

Grand Canyon que nous avons survolé, puis longé à pied au sud, et descendu en
partie côté rive nord, le Lake Powell un peu pâlot sans le soleil, Antelope Canyon,

                      

Antelope Canyon                Monument Valley                            Mesa Verde
  
magique avec ses couleurs orangées, Monument Valley au coucher et au lever
du soleil comme dans les films d’Hollywood, Mesa Verde avec ses habitations
troglodytiques, Arches avec ses arches bien sûr, mais aussi ses blocs rocheux,

   

Arches NP                                            Bryce Canyon

ses ailerons de grès, Canyonland taillé par le Colorado et la rivière Green, Capitol Reef
et ses strates colorées, Bryce Canyon et ses cheminées de fées oranges, Zion qui
nous a un peu déçu après toutes les merveilles précédentes, la Vallée de la Mort

   

Cratère Ubehebe            Zabriski Point         ( la Vallée de la Mort)


pas si chaude que cela, Sequoia Park, Kings canyon et enfin Yosemite, la perle
de la Sierra Nevada.

       

Sequoia Park                               Wawona et Miror lake (Yosemite)
                     

Nous avons fait des randonnées dans tous ces parcs pour mieux les apprécier et
avons pu observer en outre des animaux et des oiseaux : biches, cerfs, coyotes, bouquetins,
corbeaux, geais bleus (qui imitent le cri du chat et du faucon), et les classiques mais si
touchants écureuils. Ces animaux sont tout à fait inoffensifs et protégés. Il est interdit

       

Cerf                                                            Biche                                Coyote
 

       

Bouquetins                                            Corbeau                        Geai bleu
 

    Ecureuil

de leur donner à manger sous peine d’amende et tout le monde respecte la loi.
Par contre, de l’autre côté de la montagne, à Séquoia Park, Kings Canyon et
Yosemite, la vedette est en fait l’ours noir (que nous ne verrons pas, malheureusement).
Au 19e, on cherchait à l’exterminer, maintenant il est protégé, mais la façon de faire
s’est améliorée. Il y a cinquante ans, on lui laissait fouiller les poubelles et cela permettait
aux touristes de l’observer. Mais on s’est rendu compte que de manger de la nourriture
humaine le rendait agressif et qu’il fallait parfois en arriver à l’abattre. Les centres
d’information des parcs diffusent des films où l’on voit gentiment gambader maman
ours et ses petits, ou papa ours qui fait la sieste sur une branche en haut d’un arbre,
mais on nous présente aussi des voitures complètement démolies par ces charmantes
petites bêtes qui se sont énervées sur le dentifrice du conducteur. Donc la règle maintenant,
dans tous les campings, impose de mettre, dès son arrivée, tout ce qui a de l’odeur
dans une armoire métallique installée à chaque emplacement. On vous donne la liste

    Garde manger

des choses à ranger sous peine d’amende : nourriture et boisson même scellée en boite
ou en bouteille, toute la cosmétique, le dentifrice, les lotions, la crème solaire, le savon,
le shampoing, la lessive, le produit pour la vaisselle, le produit pour laver les vitres, les
chewing gums, tous les déchets, boites vides… Impressionnant, non ? Heureusement
les camping-cars ne sont pas obligés de tout vider dans ce que nous avons appelé
« la boite à ours ». Mais, pour faire preuve de bonne volonté, nous avons mis nos
chips, nos marshmallows et quelques produits d’entretien ! Geneviève a pu dormir
dans Caraventure, bien que Michel ait eu envie de la mettre dans la boite à ours
elle aussi …..pour la protéger, bien sûr!!

 

Au milieu de cette orgie de magnifiques paysages, nous avons fait une pause à
Las Vegas, ville d’un autre monde, sortie du désert, qui vit 24 heures sur 24.
On s’y fait vite à ce monde car tout est fait pour cela : immeubles magnifiques,
décors de rêve, des palmiers et des fleurs partout. Nous sommes passés d’un
casino à l’autre sans arriver à les faire tous bien qu’ils se touchent. Au milieu des
décors luxueux et exotiques (pyramide de Louxor, tour Eiffel, gondoles de Venise…),
seules les machines à sous se ressemblent. Nous nous sommes acharnés sur elles,

       

                                                        La Vegas
comme les ours mais sans les casser, et nous avons réussi à repartir, au bout de
deux jours, avec un bénéfice de 5 dollars !! C’est amusant de jouer, mais tout aussi
amusant de regarder les gens jouer. De nombreuses femmes seules, et plus très jeunes,
mais très concentrées, faisaient des stages prolongés devant les machines où l’on mise petit.
Aux tables de black jack, on misait plus mais l’ambiance semblait détendue. Par contre
dans les salles de poker où nous sommes allés faire un tour, nous avons constaté qu’elles
regroupaient la majorité des joueurs, même l’après midi. Ils semblaient plus crispés,
certains bien jeunes avec leur walkman sur les oreilles, ou la capuche sur la tête.
Lorsque nous sommes rentrés dans notre quartier au petit matin, nous avons vu
l’envers du décor de cette ville où tout brille : des sans abris couchés sur le trottoir,
des paumés, des drogués, des prostituées…

Une grande déception à Las Vegas : nos petits amis de l’école Jules Ferry nous
avaient fait parvenir un courrier à la Poste Restante, mais nous n’avons rien trouvé
lors de nos passages successifs. Nos espérons bien qu’il pourra nous rejoindre
dans une autre ville.

 

Nous ne voulons pas terminer sans donner des nouvelles de Caraventure qui,
bien entretenu et bien graissé (sic), continue de nous emmener partout, malgré
le prix prohibitif du gas oil ici : 5,30 dollars le gallon (1,32 dollar le litre), le double
du prix de l’an dernier… Comme l’écrivait l’un de nos lecteurs, il aura vraiment
mérité d’avoir une place réservée au Panthéon des camping-cars car il a brillamment
traversé tous les parcs américains et même la Vallée de la mort. Ses nouveaux pneus
tiennent la route depuis 12 000 km (des Bridgestone LT 215 R 14  104 /101 R
pour les connaisseurs). Il n’a jamais suscité autant d’intérêt qu’auprès des américains.

    Caraventure dans Titus Canyon (Vallée de la Mort)

Ils en font souvent le tour et viennent poser des questions : « Comment l’avez-vous fait venir ? »
ou « Quelle marque ? ». Le Voyageur ne leur disant rien, nous leur répondons « Mercedes »
et ils semblent apprécier. Un américain s’est même arrêté uniquement pour venir nous
 parler alors que nous étions à une station service, en disant « il a une ligne magnifique,
les français font toujours de belles choses ». Voilà maintenant que notre camionnette
a une jolie ligne !! Et un autre « c’est français ? » Oui . « Quelle marque ? » …..
« Ah, un Mercedes de France ! ».

 

Nous envoyons ce message après avoir quitté San Francisco où nous avions installé
Caraventure dans un quartier résidentiel à Sunset. Merci à nos amis de l’association
de la Route de la soie et du monde pour l’info car c’est très difficile de trouver un
stationnement dans le coin. La ville est bien comme sur les photos, toute en montées

       

                            Rues de San Francisco


et descentes et nous l’avons trouvée très agréable et avons sillonné « downtown »
dans tous les sens. Départ ce matin par le Golden Gate Bridge of course !

    Golden Gate Bridge
 

2 - Le nord ouest

 

En quittant la Californie, tout en longeant vers le nord la côte pacifique, nous avons
traversé le Redwood National Park et son « avenue des géants ». Pendant une
cinquantaine de kilomètres, la route zigzague entre ces arbres à l’écorce rouge et

           

                                            Redwood National Park

au tronc tellement droit qu’on est impressionné par tant de perfection. Certains
dépassent largement les 2000 ans et font plus de 100 m de haut. L’écorce, très
épaisse, les protège du feu et le tanin qu’elle contient empêche l’invasion de
moisissures et d’insectes. Leur seul ennemi est l’homme qui a détruit 95% de
la forêt pendant la ruée vers l’or et la construction de San Francisco qui en
découlait. Les 5% restant sont protégés ainsi que l’éco système environnant.

 

En direction du nord, la route 1, tortueuse et pittoresque et la 101, bordent le
littoral et offrent des points de vue sur des criques inaccessibles, des falaises
rocheuses imposantes recouvertes de fleurs sauvages, des petits phares rouges
et blancs solitaires, un brin romantiques (comme celui d’Heceta Head), de vastes

       

Canon Beach                                    Bord de mer                    Phare de Heceta Head

dunes, ou encore des récifs colonisés par des lions de mer, des cormorans, des
pélicans, des mouettes. C’est moins grandiose que Monument Valley, mais nous
avons été agréablement surpris par la beauté sauvage de ce littoral.

        
        Lions de mer(Yachats)                    Trinidad                        Pélicans à Wesport

On y trouve des petites villes qui ont gardé des demeures victoriennes comme
Mendocino et des petits ports traditionnels pleins de charme (Newport, Astoria).

       

Maisons à Mendocino                à Astoria            Le port de Wesport

Astoria, à l’embouchure de la Columbia River, a accueilli des pionniers descendant
entre autres des vikings. Ils y retrouvaient en plus des paysages un peu semblables
à leur pays d’origine, la pêche au saumon. Nous avons rencontré un de leur
descendant, lui-même …pêcheur de saumon. Dans la rubrique « littéraire », nous
avons trouvé un autre charme à Astoria : à la recherche d’une banque, nous avons
choisi, tout exprès, la célèbre Wells Fargo, dont le nom est bien connu des amateurs
de Lucky Luke. Son logo est toujours un vieux chariot de diligence, ceux –là même
que les frères Dalton aimaient attaquer. Malheureusement, dans la banque, le
personnel ne connaissait pas Lucky Luke !!

 

A cette période de l’année, les américains sont déjà en vacances et viennent
camper avec leur gros trailers ou même avec de simples tentes. L’état, propriétaire
des terrains, a empêché le développement de constructions privées et a créé des
parcs qu’il gère lui-même. On y trouve autant de campings que l’on veut à des
prix abordables, souvent royalement situés en bord de mer ou dans les forêts.

     Camping du parc de Fort Stevens
 

L’Oregon est le pays du pin douglas qui pousse haut et droit et dont la silhouette
apparaît sur toutes les plaques d’immatriculation des voitures de l’état. Certaines

    Pommes de pin Douglas

forêts sont protégées et d’autres sont exploitées activement. D’innombrables camions
chargés de troncs d’arbres foncent sur les routes, l’un deux nous a même poussé
sur le bas côté, sans plus de manière, pour nous doubler.

 

Septième et dernier état de notre petit tour américain, celui de Washington. Pour
changer des forêts, nous avons commencé par une visite du parc créé autour du
volcan Mount St Helens. Sa dernière éruption, en 1980, un vrai cataclysme, a
arraché 400 m du sommet, projeté des matières à 25 km de hauteur, nivelé des
centaines de km² de forêts, changé le cours des rivières et tué une soixantaine de
personnes. Transformé parfois en horrible sorcière, ce volcan redevient hypocritement
une belle au bois dormant. Nous l’avons vu ainsi, tranquille et majestueux, fumant

       

Volcan Mount St Helens

légèrement, sous le soleil, depuis un observatoire qui permet d’admirer l’intérieur
du cratère. Tout est beau autour maintenant car la nature a repris ses droits, mais
on aperçoit encore des troncs d’arbres couchés et des cendres. Deux ans après
l’éruption, les animaux revenaient déjà, les fleurs commençaient à pousser, de
nouveaux lacs et cascades accentuant la transformation des lieux. Le volcan a
tremblé à nouveau en 2004…

 

L’attraction majeure de cet état est la péninsule Olympic, avec le sommet et le parc
du même nom, qui nous a occupé une bonne semaine.

       

Olympics mountains
 

Il a pour particularité de
contenir des forêts anciennes et surtout des forêts tempérées humides et d’être
classé réserve de biosphère. Des hivers doux et pluvieux (3,5 m de précipitation
annuelle, excusez du peu) produisent des arbres géants (le sitka spruce, le pin douglas,
l’érable) une profusion de fougères, de mousses et de lichens qui pendent des
branches et lui donnent un air de forêt enchantée sous le soleil, ou fantomatique
par temps de brouillard. La canopée laisse passer les rayons du soleil qui irradient
les feuilles et les aiguilles et donnent des tons émeraude à couper le souffle. L’entretien
du sous-bois est laissé aux élans.

        

Hoh Rain Forest dans le parc national  Olympic
 

Comme vous pouvez le constater, nous avons fait une abondante provision de
chlorophylle et sommes sans doute devenus « evergreen » comme s’enorgueillit
cet état. Tous ces parcs sont aussi fréquentés par des animaux sauvages peu visibles
à part les biches. Mais la psychose n’est pas loin car les affiches nous préviennent
à chaque départ de sentier : « attention, un ours agressif a été repéré dans ces lieux »
(suivi de la conduite à suivre), ou « les élans chargent à une vitesse redoutable », ou
bien « ici, une chèvre de montagne a attaqué des touristes » ou même « le cougouar
est timide, mais s’il a peur, il vous sautera à la gorge », ou encore « ne fuyez pas devant
un puma, il vous prendra pour une proie ». Et nous ne parlerons pas des buissons
allergisants, des tiques, des branches de 2000 ans qui peuvent vous tomber sur la tête.
Nous qui n’avions prévu que de l’anti-moustique, nous avons dû mettre la barre
un peu plus haut… mais inutilement, car nous n’avons rencontré qu’un élan.

 

Il est arrivé, magnifique, au moment où l’on ne s’y attendait pas, broutant tranquillement
la pelouse à côté du bâtiment des sanitaires dans notre camping ! Un ranger nous a
rappelé qu’il faut garder ses distances car il peut charger. Nous nous sommes donc
prudemment écartés et avons même fait un grand détour pour regagner Caraventure
et nous installer à la table en bois de notre emplacement. Que croyez vous qu’il arriva ?
Ce fut l’élan qui, dans notre campement, s’installa. Il se mit à brouter notre espace vital
puis se coucha dans l’herbe à deux mètres de nous, tournant ostensiblement le dos.

     Elan
Nous avons pris l’apéritif avec un autre français de rencontre, un courageux voyageur
à vélo, en compagnie de cet « invité » si mal élevé. Les autres campeurs regardaient de
loin en pouffant et en prenant des photos. Au bout d’une demi-heure, il s’est finalement
relevé et nous a quitté, après avoir copieusement arrosé notre pelouse, sans se retourner,
un petit oiseau installé sur sa croupe…

     Elan

 

Si nous n’avons aucun grief à l’encontre des animaux, nous en avons, par contre, à
l’égard de certains de nos semblables. En effet, nous nous sommes heurtés à la très
haute criminalité humaine, car nos fauteuils de camping, laissés sur les lieux pour
réserver notre emplacement, selon l’habitude américaine, avaient disparu à notre
retour. Et dire qu’Alcatraz est fermé !

 

Notre dernière étape dans ce parc fut Port Townsend, un charmant petit port rétro
aux maisons de style victorien (on ne s’en lasse pas).

       

                        Maisons à Port Townsend                                         et le port

On y trouve aussi une presqu’île
nommée « Quimper » : ils sont partout ces bretons … Nous y sommes restés quelques
jours pour régler en France des renouvellements d’assurance santé et de carnet de
passage en douane. 9 heures de décalage : il fallait veiller tard, trouver un téléphone
qui marche et quelqu’un qui décroche … pas simple comme affaire !

 

En plus, Michel s’est cassé une dent. Un charmant dentiste nous a reçu en urgence
mais a refusé de « recoller » la couronne comme nous le lui suggérions naïvement.
Il a proposé plus radicalement d’extraire la racine qui restait. Rendez-vous a été
pris pour le lendemain. Michel a bien été un peu manipulé par le dentiste qui lui a fait

    Michel chez le dentiste

signer une décharge … après l’avoir anesthésié… mais il a été bien entouré quand
même : par l’intervenant qui lui disait « abrir la boca », Geneviève qui traduisait
l’anglais de ce dernier quand son espagnol faisait défaut et l’aide soignante qui
s’exclama « voala » triomphalement quand le morceau de racine fut extrait. Après
24 heures de compotes, Michel a repris goût à la vie. Geneviève en a profité pour
aller chez le coiffeur. Elle en est ressortie avec une coupe à la Mireille Matthieu,
ce qui n’était absolument pas de son goût…

    

A une centaine de kilomètres de la frontière canadienne, nous nous sommes brusquement
souvenus que nous avions des produits frais dans le frigo, dont un SAUCISSON,
et qu’ils ne seraient pas peut être pas autorisés à nous suivre. Un saucisson délicieux
que nous avions trouvé après des mois de privation, il fallait faire quelque chose.
Nous avons alors décidé de bifurquer (c’est beau la liberté) dans le dernier parc
sur le chemin le « North Cascades N.P. » non prévu au programme. Encore des pins,

    North Cascades NP

des lacs, des torrents turquoise, un cadre tout à fait adapté pour savourer, comme il faut,
nos dernières provisions. Nous y avons passé le 4 juillet, fête nationale, à l’abri des
pétards. Mais on a trouvé le drapeau américain aussi bien sur les gâteaux en vente
ce jour là , que dans les jardins de ces citoyens patriotes.

    

Préparatifs pour la fête nationale du 4 juillet
 

Caraventure s’est admirablement bien comporté. Il suscite toujours, à notre grand
étonnement, l’intérêt des américains, et nous engageons souvent la conversation à
son sujet. On le fait visiter, on descend le lit pavillon. Ça se termine immanquablement
par le prix de l’essence qui monte toujours ici aussi, et l’euro trop cher pour eux qui
les empêche de venir en Europe. Caraventure a fait des caprices au démarrage
pendant quelques jours, jusqu’à ce que Michel resserre un boulon et cela a
semblé le satisfaire. Brave Caraventure.

 

3 - Fiche technique

Pays visité avec un camping car intégral Le Voyageur sur base Mercedes de 1991,
de 6 m de long. Voyage effectué seul.

► Change :

Au moment de notre voyage, 1 euro équivaut à environ 1,60 dollar.

►Décalage horaire : de 7 à 9 heures en moins selon les états. Horaire
d’été/hiver tant pour la France que pour les US qui commence pour ces derniers
le 1er dimanche d’avril pour se terminer le dernier dimanche d’octobre. Attention,
certains états comme l’Arizona ont un horaire particulier. Toujours vérifier l’horaire local.

►Préparation générale :

 1 - Cartes utilisées :

- Cartes achetées en France : Road Guide Pacific Northwest au 1/1 200 000 (USA n° 1)
et Road Guide Southwest au 1/1 200 000 (USA n°6) de Hallwag International. Utiles pour
préparer le trajet avant le départ.

- Atlas routiers achetés sur place (23 dollars chacun soit environ 15 euros) :
 "Arizona Road et Recreation Atlas " (Benchmark Maps) et le même pour la Californie :
très précis, très détaillé, avec courbes de niveaux, nature des routes, plans des villes,
emplacement des campings, etc. Un excellent outil.

2 - Guide utilisé : Lonely Planet « Ouest américain ». Très détaillé pour les renseignements
pratiques et pour la visite des sites. Cependant tempérer un peu l’enthousiasme du rédacteur
quant à la beauté de certains lieux.

3 - Librairie française spécialisée : beaucoup de choix au Vieux Campeur à
Paris et chez Voyageurs du monde, 55 rue Sainte Anne à Paris 2e.

4 - Préparation spéciale du véhicule

Compte tenu de notre passage en Argentine, nous avions toujours un extincteur en état,
deux triangles de signalisation, une barre de remorquage pour 3,5 t. Nous avions
aussi une sangle de 10 m pour 10 t, deux plaques plastiques de désensablement
avec pelle, des plaques de protection  réservoirs. Tout cet équipement (en dehors de
l’extincteur) n’a pas lieu d’être si on ne visite que les Etats Unis.

Approche du pays :

Accès : Nous avons passé la frontière depuis le Mexique vers l’Arizona à Nogalès,
au sud de Phoenix.

Formalités :

  Passeport. Nous avons des passeports à lecture optique délivrés en mars 2002 et
il n’est pas nécessaire dans ce cas d’obtenir un visa. Ils sont aussi valables six mois
après le retour. Nous avons obtenu à la frontière entre le Mexique et les USA une
autorisation de séjour de 90 jours moyennant une somme de 6 dollars par personne,
que nous avons renouvelé en entrant en Alaska 3 mois plus tard. (voir ci-après
« conditions de passage en douane »).

Permis de conduire international et permis français.

Assurance pour le véhicule prise, avant d’entrer aux Etats-Unis, auprès d’un
courtier américain. (Quelques kilomètres avant la frontière, toujours en venant du
Mexique, des panneaux publicitaires proposent des assurances dont on nous a dit
qu’elles étaient plus chères). Pour un montant de 469 dollars et pour une durée de
6 mois, nous avons obtenu une couverture pour les USA, y compris l'Alaska, et le Canada.

Les coordonnées du courtier sont :

Pierre GERARDY
PO Box 862
93016 Californie
Tél. : 001 805 524 5050
Fax : 001 805 658 2347
email : pierre@sathers.com
Il a accepté de nous domicilier à son bureau, de se faire payer en carte bancaire et
en plus il parle français ! Nous n’avons eu des contacts que par email, fax ou téléphone
et nous n’avons bien sûr pas présenté le véhicule ni même envoyé de photo. Il lui a fallu
une dizaine de jours pour nous obtenir cette assurance car il devient très difficile
de trouver des compagnies américaines qui acceptent d’assurer des véhicules avec
une plaque étrangère.

Carte grise du véhicule

Vaccination : Aucun vaccin spécifique n’est obligatoire pour voyager aux Etats-Unis.

La Monnaie : Le dollar. (1 euro pour 1,60 dollar environ au moment du voyage).
DAB nombreux, (dans les banques, centres commerciaux, stations services entre autres)
avec cartes européennes (Visa, Mastercard…). Nous payions avec notre carte bancaire
le plus souvent et nous avons pris des cartes de fidélité quand elles sont gratuites (et c’est
souvent le cas) dans les grandes surfaces qui permettent d’obtenir des réductions
appréciables (Safeway pour l’alimentation, Borders pour les livres, Fred Meyer etc.).

Nous avons un carnet de passage en douane (tour du monde oblige) pas
obligatoire aux Etats Unis. Il faut leur expliquer comment le remplir.

Conditions de passage en douane :

A l’entrée :

En plus de notre passeport, nous avions préparé l’adresse de notre point de chute aux
Etats-Unis (en réalité celle du camping où nous allions nous arrêter après la frontière),
une attestation du montant de la pension que nous verse notre organisme de retraite,
la copie de notre assurance auto. Rien de tout cela ne nous a été demandé. Nous avons
simplement rempli une fiche verte, pour notre autorisation de séjour de 3 mois, en écrivant
le plus clairement possible. On nous a demandé de la refaire car nous avions écrit notre
date de naissance en dessous de la ligne demandée ! Le talon de cette fiche est ensuite
agrafé dans le passeport. On ne nous a pas questionné non plus sur nos éventuels produits
frais dans le frigo.

Nous sommes passés un dimanche et nous pensons avoir été reçus par un douanier cool !

Nous avons suivi les conseils que nous avions glanés, à savoir : bien préparer l’entrevue,
avoir une réponse aux questions éventuelles sans en dire plus que nécessaire, se comporter
poliment, sans familiarité.

 A la sortie :

 Bizarrement, lorsque l’on sort des US en direction du Canada, à Sumas dans l’état de
Washington, c’est la douane canadienne que l’on rencontre en premier. Si vous ne comptez
par revenir aux US, ils retirent alors le talon de la fiche verte d’autorisation de séjour agrafée
dans votre passeport et la transmettent à leur collègue US qui, eux, vont enregistrer votre
sortie dans leur ordinateur.

 

Prolongation de l’autorisation de séjour de 3 mois : nous l’avons obtenue, à l’entrée de
l’Alaska, en remplissant une nouvelle fiche verte et en payant à nouveau 6 dollars chacun.

 

Le pays visité

1 - Etat des routes :

Il y a des autoroutes partout, les routes sont bonnes à très bonnes. Par contre il est difficile
de trouver des aires de repos comme en France. Elles sont très éloignées les unes des autres
mais sont signalées. Il est toléré que l’on y passe la nuit. Nous l’avons fait, prêt à dire que
nous étions trop fatigués pour continuer la route !

2 - Signalisation : Très bien faite. Nous ne nous sommes jamais perdus grâce aux bonnes
cartes que nous avions, sans GPS. Les numéros de routes sont bien indiqués avec la direction
cardinale. Bien savoir à l’avance si l’on se dirige vers le nord, le sud etc. car seules les grandes
localités sont indiquées. Pour traverser les grandes agglomérations, il vaut mieux rester sur
une autoroute qui va de part en part plutôt que de chercher à la contourner car les risques
de se perdre sont plus grands.

3 - Péages : Nous n’avons presque jamais rencontré de péages, sauf pour deux ponts
autour de San Francisco d’un montant de 4 dollars chacun.

4 - Contrôles de police : Nous n’avons jamais été contrôlés. Les véhicules de police sont
plutôt discrets. Mais ils se transforment en sapin de Noël clignotant quand ils veulent arrêter
un automobiliste !

5 - Gas oil : Nous n’avons pas eu de souci en approvisionnement de gas oil, mais le diesel
n’existe pas systématiquement dans toutes les stations. C’est à vérifier sur les panneaux
publicitaires de la station. Pour se servir, il faut souvent donner d’abord sa carte bancaire
au magasin qui actionne la pompe et vous autorise à vous servir. Retour au magasin ensuite
pour s’acquitter  de la somme et récupérer sa carte. Rares sont les stations entièrement
automatiques. En plus de la caisse, on y trouve souvent une épicerie bien pratique parfois.

Les américains se plaignent du prix de l’essence qui a plus que doublé en un an ! Nous avons
payé le diesel environ 5 dollars le gallon, ce qui fait environ 0,80 euro le litre…Cela reste
légèrement avantageux pour l’instant.

6 - Stationnement : Nous n’avons jamais eu de problème particulier pour stationner
de jour dans les villes. Les rues sont très larges et ce n’est pas la place qui manque !
Nous avons apprécié de pouvoir nous garer pour la nuit sur les parkings des magasins
Wal Mart, Fred Meyer, ou Safeway. Certains sont ouverts 24/24 ce qui est bien pratique
pour ceux qui ont envie de savourer une muffin au milieu de la nuit !

7 – Wifi

Les Mac Do ont généralement  un accès wifi payant avec carte bancaire, moyennant 2,95 dollars
pour deux heures. Les motels qui annoncent « wifi free » ont souvent un accès libre et il suffit
de se garer devant quelque temps pour lire ses mails ! Les bibliothèques publiques ont un
accès gratuit souvent limité dans le temps en fonction de la demande. Il n’est pas rare
d’obtenir une connexion sur les parkings des grands centres commerciaux (Safeway, Staples…).
Par contre les cyber cafés sont chers : 2 dollars les 15 minutes !

8- Niveau de vie : Nous avons trouvé que les prix étaient relativement raisonnables.

9 - Gaz : Nous n’avons pas eu besoin de recharger nos bouteilles car nous

consommons peu de gaz (une bouteille de 13 kg nous fait 6 mois !). Donc

nous n’avons pas d’information à vous communiquer sur le sujet.

10 - Electricité : 110 V. 60 Hz. Fiches plates. Nous utilisions un adaptateur.
Notre camping car étant équipé pour recevoir aussi bien le 110 V que le 220 V,
nous avons pu en profiter.

Bivouacs

Les Etats-Unis sont très organisés au niveau des terrains de camping, car nombreux sont les
américains qui roulent en rv, c'est-à-dire en gros camping-car. Il existe des livres donnant la liste
des campings par région. Nous avons utilisé, avec profit, le « Traveler’s guide to Southwest
camping
destinations » rédigé par Mike et Terri Church acheté chez Barnes et Noble.
Toutes les informations possibles et imaginables sont données sur les campings répertoriés :
cela va de la carte d’accès, de la taille des places, de la puissance électrique, des douches
à pièces ou non, du wifi gratuit ou pas, de la laverie, des endroits où l’on peut vidanger les
eaux grises et noires etc. etc. etc.

Il existe tous les prix, les campings privés étant souvent plus chers. Nous avons aimé
les campings dans les parcs nationaux, ou les parcs d’état, car bien que proposant souvent
le confort minimum, ils sont toujours bien situés, peu chers (10 à 15 dollars), très propres,
les espaces sont souvent agréablement aménagés, parfois boisés et ils appliquent la technique
sans réservation du « premier arrivé premier servi ».

Contrairement à tout ce qui se dit sur Internet, nous n’avons jamais réservé à l’avance
nos emplacements dans les parcs nationaux (certains parlent de le faire un an à l’avance !)
et nous avons toujours trouvé une place que ce soit à Grand Canyon, Bryce ou ailleurs.
Une seule fois cependant, à Yosemite, nous avons dû nous inscrire sur une liste d’attente
le matin et avons trouvé une place le soir même. Même si un panneau indique que le
camping est plein, il faut se présenter car il reste quand même souvent des places de libre.
Nous l’avons expérimenté avec succès.

 Récapitulatif de nos parkings gratuits pour la nuit :

 Certains Mc Do ouverts 24/24 h, les stations services Flying qui ont parfois des postes
de vidange et de l’eau, les parkings des magasins Wal’Mart (sauf interdiction expresse),
des Safeway, des Fred Meyer, Staples… et les aires de repos sur autoroute.

A San Francisco où il est difficile de trouver une rue qui ne soit pas en pente et où les
campings sont hors de prix, nous nous sommes garés rue Santiago, près du square
Mc Coppin, perpendiculaire et à l’ouest de la 19th rue (ou Highway 1 en direction
du Golden Gate Bridge). C’est le quartier chinois du Sunset et c’est très calme.
Merci à Paul et Nadine !