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Turquie

 

1 - Notre circuit  (sept-oct 2010))

 

2 - Fiche technique

 

 

 

 

 

 

Deux impératifs pour nous au départ :

- éviter le Sud-Est (lac de Van) en raison des problèmes d'insécurités, selon les informations du Ministère des Affaires Étrangères.
 

- rentrer avant les chutes de neige ou le verglas apparaissant dès la fin octobre en Anatolie
 

 

Pour le reste, une seule consigne, se faire plaisir en découvrant  les trésors de ce pays.
 

 

1 - Notre circuit

 

Départ d’Antony le 28 août, passage du tunnel du Mont Blanc, arrivée à Ancône. Ferry pour Igoumenitsa en Grèce.
Traversée du Nord du pays et arrivée en Turquie à Edirne, le tout en 5 jours. Nous sommes passés rapidement et avec aisance
de « bonjour » à « buongiorno », de « kalimèrra » à « « merhaba »…le parler turc demandant nettement plus d’efforts.



Le ferry d'Anekline

Caraventure a passé toutes les frontières sans même les remarquer. Pour la dernière, on l’a seulement obligé à traverser
un guet aux eaux glauques, sans doute pour des mesures sanitaires, mais le principe ne nous a pas semblé convaincant.
Les douaniers inoccupés sont tranquillement sortis de leur sieste pour nous poser calmement deux tampons sur nos
passeports et nos affaires étaient réglées. Tout cela sous 35° que dans un élan de grande bonté, nous aurions aimé partager
avec vous !

 

Edirne, 120 000 ha, a gardé son authenticité précise notre guide. Des bus, petits et gros, des voitures, des carrioles tirées
par des ânes, des vendeurs de pastèques, tous circulent en bonne entente. Nous avons visité la grande mosquée du nom
imprononçable Üçserefeli cami (le « s » comporte ici une cédille), chef-d’œuvre de l’architecte Sinan le Grand, qui n’a
réalisé que de beaux ouvrages.

                        

La mosquée Selimiye d'Edirne         

Pour la nuit, souhaitant trouver un peu de calme nous avons pris une route secondaire. Au bout de 3 km, nous sommes
arrivés dans un petit village agricole et nous nous sommes arrêtés devant l’école. En face, une dame nous observait et
nous sommes allés lui demander l’autorisation de rester pour la nuit. Pas de problème. C’est ce qui ressortait de notre
dialogue de sourds au cours duquel elle parlait turc et nous français… Un quart d’heure plus tard, elle est revenue avec
une grosse pastèque fraîchement lavée. On a remercié « téchékur édérim », le dico à la main. Elle a ri et est revenue
une nouvelle fois avec des tomates et des poivrons. Toute la soirée des jeunes sont passés nous voir en riant et Michel
a même eu une longue conversation (toujours de sourds) avec un paysan revenant avec ses vaches. Un monsieur s’est
arrêté pour nous serrer la main d’un air important. (Un jeune garçon nous a soufflé qu’il s’agissait du « shérif »). Il nous
a accordé de passer la nuit ici, du moins c’est ce que nous avons compris. Puis l’obscurité est arrivée, les tracteurs
circulant toujours mais ils ont fini par aller dormir aussi et nous avons passés une nuit calme avec un orage cependant.
 

 

Etape suivante et non des moindres : Istanbul. Une superbe façon de faire connaissance plus amplement avec ce pays.
Cependant, l’arrivée sous la pluie, avec une carte assez peu détaillée s’est révélée délicate. Après avoir visité par erreur
l’aéroport, notre point de repère, nous avons longé une voie ferrée mais pas la bonne. Bref, Geneviève a fini par monter
dans un taxi qui a filé à 90 km/h sur les voies rapides et déformées de la ville avec Caraventure qui s’épuisait derrière.
Ce taxi éclair a quand même bien trouvé le parking que nous recherchions et Caraventure est arrivé énervé mais indemne…
Ce lieu, gardé 24h/24, un peu zonard, quelques effluves d’égouts, mais au bord de l’eau (celle de la Corne d’Or, du Bosphore
et de la mer de Marmara, ne vous déplaise) et à deux pas de la vielle ville, du pont de Galata et du palais Topkapi pour ceux qui
connaissent. Un quatre étoiles en quelque sorte. Notre rêve oriental se réalisait !


Le Bosphore

Programme chargé pour les visites. Nous avons foncé, comme tous les touristes vers les classiques : le palais Topkapi,
sorte de « cité interdite » des sultans, la vaste mosquée Sainte Sophie, la mosquée Bleue, les bazars et la Citerne Basilique
(bizarre et magnifique réserve d’eau souterraine pouvant contenir autrefois tous les besoins de la ville). Mais aussi les musées
(archéologique et Kariye) que l’ont a dévorés avec gourmandise, fatigués quand même au bout de quelques jours d’avoir
à nous déchausser sans arrêt et à rattacher les lacets de nos chaussures de marche ! Les moelleux tapis des mosquées étaient
cependant les bienvenus et nous étions souvent tentés d’y rester pour une petite sieste, comme nous l’avons vu faire par certains
 bons musulmans…

            
Mosquée bleue  
                                  Palais Topkapi
 

   
Mosquée Ste Sophie

 

   
Le Bazar

 

                           
 La citerne Basilique                        Nécropole d'Alexandre Le Grand        Mosaïque du superbe Musée Kariyé                                                    

  

 

Au hasard des rencontres, nous avons bu un thé avec une Belge vivant à Istanbul depuis 20 ans, archéologue de métier et mariée
avec un Turc. Elle nous a vivement déconseillé de nous approcher du Mont Ararat comme prévu dans notre circuit initial. D’après
elle, il est évident que les affrontements dans cette région entre l’armée et les Kurdes vont reprendre sérieusement sitôt le ramadan
terminé. Elle s’est montrée tellement convaincante que nous avons décidé de suivre ses conseils et avons modifié notre programme
qui reste cependant toujours bien chargé.
 

 

Après avoir assisté aux fameuses danses des derviches tourneurs, admiré un potier et les tapis, fait une petite croisière sur le
Bosphore, goutté aux kebabs, aux sandwiches de poissons sous le pont de Galata et aux loukoums, nous avons quitté cette ville de
12 millions d’habitants qui mérite à elle seule le voyage.

                       
Derviche tourneur         Potier                             Tapis

                    
Le marché aux poissons                    Miam les  kebabs          Pont au dessus du Bosphore

 

L’étape suivante était plus originale. Arrêt à Safranbolu, ville classée par l’Unesco pour ses magnifiques maisons ottomanes en
bois appelées « konak ». Les plus grandes comportaient une dizaine de pièces avec le quartier des hommes et celui des femmes.
Niches, placards encastrés, plafonds en bois sculptés, longs divans recouverts de coussins. Le moins que l’on puisse dire est qu’il y
fait bon vivre. Par ailleurs, la ville doit son nom au safran cultivé dans la région et qui a enrichi les habitants. Nous avons rêvé devant
un superbe caravansérail récemment  restauré, véritable forteresse aujourd’hui transformée en hôtel de luxe.
 

                                   
Les maison ottomanes de Safranbolu     Le quartier des hommes            Chez les dames
 

Il ne restait plus que quelques kilomètres pour atteindre la mer Noire et nous ne nous en sommes pas privés. Le croirez-vous,
mais elle n’est pas noire du tout, mais bien bleue, turquoise même par endroits et claire. La Montagne qui la borde y descend
directement. La route qui suit la côte est certes pittoresque, mais les montées à 10% succèdent aux descentes du même genre
obligeant Michel à jongler avec les vitesses pour ne pas faire chauffer les freins. Caraventure, à une moyenne de 30 km/h, gardera
la tête haute et le moteur frais pendant les 5 heures du trajet. En récompense, il eut droit de bivouaquer au bord de l’eau,
d’observer un joli petit martin pêcheur au travail et fut bercé toute la nuit par les vaguelettes se cassant sur les galets.

     
Mer Noire à Asmira    

     
 Bivouac à Amisra                      Martin pêcheur

        
Ce n’était pas du luxe, car le lendemain, il devait dormir dans un parking en plein centre d’Ankara, à deux pas d’une mosquée au
muezzin particulièrement « gueulard » surtout à 5 heures du matin. Grâce à lui, nous étions ainsi à l’heure à 8 h 30 pour l’ouverture du
musée des civilisations réputé pour ses collections anatoliennes. Ce détour dans la capitale avait pour unique but cette visite et nous
en sommes ressortis émerveillés notamment par les trésors hittites qu’il renferme.
 

Objets hittites au Musée des Civilisations d'Ankara:
(
Photos prises à partir d'un livre car le photographe avait oublié son appareil...)

                                               
Idole argent et or       Cerf en bronze                    Idole double en or                       Taureaux symboles de l'orage
 

 

Après le ramadan, les turcs célèbrent pendant trois jours la fête du sucre. C’est ainsi que nous nous sommes fait offrir à plusieurs
reprises des chocolats. On commence par vous verser quelques gouttes de parfum (genre eau de Cologne) sur les mains, avant de
vous souhaiter longue vie.

Oui, les Turcs sont forts, oui, ils ont bien des toilettes comme on dit, oui, ils sont très accueillants. C’est dans un petit village où nous
avions choisi de passer la nuit que nous avons apprécié une nouvelle fois l’hospitalité Turque.
 

A peine étions nous garés dans un champ qu’une jeune femme est arrivée en nous inondant de paroles. Absolument pas découragée
devant nos mines pour le moins perplexes, elle a pris d’autorité Geneviève par la main et nous a conduits chez elle, à deux pas, dans
une pauvre maison délabrée. Elle nous a fait entrer et asseoir sur la banquette déjà occupée par un chat et…un petit poulet. Par
politesse sans doute, elle a chassé le poulet dehors, poulet qui est revenu aussi sec dès qu’elle a eu le dos tourné : visiblement il était
chez lui dans la maison. La dame est revenue avec un grand plat de raviolis, expliquant que nous allions le partager avec eux, ce soir
là. Nous nous sommes sentis obligés d’accepter devant tant d’insistance et de gentillesse, espérant seulement que le poulet n’y avait
pas déjà goûté…

               
"Kamer" notre hôtesse                            Le dîner                             L'étable et Kamer à la traite
 

On a commencé par partager le tchaï, le thé que les Turcs boivent à longueur de journée. Elle nous a installés dehors. Lle mari est
arrivé, puis un voisin, puis son frère, la belle sœur, la femme du voisin. Bref, tout le monde est venu voir la tête des français. Notre
:hôtesse s’appelait Kamer, lui, Mahmut, le copain, Ibrahim. Les autres, on ne sait plus. C’est alors que deux vaches ont pointé leur
museau dans la cour. Kamer a fait signe à Geneviève de la suivre et l’a conduit dans une minuscule étable. On y aurait bien vu le
bœuf et l’âne, mais ici habitaient 4 vaches, 2 veaux, et des poules déjà sagement perchées pour la nuit. C’était petit, sombre, le
plafond bas et la pièce faiblement éclairée. Kamer s’est amusée à montrer deux poules rangées dans une caisse qui avaient charge
de poussins. Puis elle a fait une traite rapide et retour aux raviolis. Kamer a mis du bois dans le poêle et a complété le tout par des
bouses de vaches séchées, stockées près de l’entrée. Nous n’avons pas vu le temps passer occupés que nous étions à « discuter »
le dictionnaire à la main. Les raviolis sont arrivés. Tout le monde a piqué dans le plat se partageant les fourchettes. Quelle
ambiance ! Au moment du départ, les hommes se sont serré la main très chaleureusement et les femmes se sont fait une émouvante
accolade. Nous n’oublierons jamais Kamer et Mahmut, ni plus tard, Moussa qui nous a offert le thé car il aime la France, ni ceux
qui, à 10 heures du soir, sont venus frapper pour nous inviter à dormir chez eux.
 

 

Ce qui fait également le charme de la Turquie, c’est l’extraordinaire richesse de son histoire. Lorsque nous passons d’un point à un
autre, nous rencontrons aussi bien des vestiges de l’âge du bronze, que ceux des Ourartéens, l’héritage d’Alexandre le Grand ou
ceux de la domination grecque ou romaine, le rôle des sultans Mehmet ou Soliman. Tout se superpose, se croise. C’est
passionnant, mais compliqué. Pour Ataturk, par contre, c’est plus facile : son buste est visible partout, des grandes villes au plus
petit village. Pour essayer de mieux comprendre ce pays, nous sommes venus avec des livres d’Orhan Pamuk, natif d’Istambul, qui
a reçu le prix Nobel de littérature en 2006, qui traitent de sujets contemporains ou historiques, mais nous avons encore bien des
progrès à faire.

    Ataturk à Ankara

Après notre visite au musée d’Ankara, contenant entre autres, des trésors retrouvés sur le site de la capitale hittite, nous sommes
passés sur le site en question, non loin de là, à Hattusas. Imaginez-vous que ces pauvres Hittites ont failli passer à la trappe de
l’Histoire. Ce peuple qui avait dominé pendant plusieurs siècles cette partie du monde, jusqu’en Syrie, 1000 ans Av. J.-C., qui s’était affronté d’égal à égal à Ramsès II pour signer finalement un traité de non ingérence avec l’Egypte, avait tout simplement
disparu sans laisser de traces. Mais c’était compter sans Charles Texier, un Français, qui a redécouvert leur capitale en 1834. Les
fouilles ont été particulièrement fructueuses car plus de 2000 tablettes en écriture cunéiforme ont été mises au jour et ont permis de
retracer l’histoire de ce peuple.

       Bas reliefs sur le site Hittite de Hattusas

Un autre site nous a marqués et non des moindres car il est devenu l’emblème de la Turquie : il s’agit des statues au sommet du
mont Nemrut Dagui. Ces statues colossales sont dues à un certain Antiochus 1er, petit roitelet peut-être un peu mégalo, qui a
souhaité se construire un tombeau doublé d’un temple qui ne seraient jamais détruits. Il a presque réussi car bien que les statues
soient tombées, les têtes de 2 mètres de haut sont d’une beauté impressionnante, encore plus au lever et au coucher du soleil.
Nous avons dormi à leurs pieds profitant d'une vue grandiose sur toute la région…
 

 

         
            La région du Nemrut Dagui                                            L'accès au site par une route à 12%

 

       
Nemrut Dagui

Mais ce site se mérite : on y accède par une route particulièrement raide sur 12 km. De toute façon, en Turquie, on ne fait que
monter ou descendre. Caraventure peine car ces montées et ces descentes sont toujours annoncées au taux de 10% et il trouve que
l’estimation est souvent en dessous de la vérité, mais il caracole vaillamment en première sans broncher ni chauffer. Son sort n’est
pas très enviable, même si les Turcs conduisent plutôt bien, car les routes, pour corser l’affaire, sont souvent en travaux, de vrais
travaux d’Hercule ! Soit l’élargissement est presque terminé et vous recevez des gravillons fraîchement posés (Caraventure s’est
pris un bel éclat dans le pare-brise) soit il est en cours et vous devez circuler sur une route en terre dans la poussière, soit il va avoir
lieu et alors vous rebondissez sur toutes les bosses, creux et autres plaies dues à l’usure de la chaussée. D’ici 5 ans les routes
Turques seront certainement fabuleuses, mais en attendant, on a parfois des surprises : il nous est arrivé de nous embarquer sur une
belle route de montagne, devenue soudain difficile qui nous a donné bien du fil à retordre : une heure et demie pour parcourir 30
km…A moins que vous ne rouliez en 4X4, ne passez pas par Aragpir pour rejoindre Divrigi à Malatya. Enfin, cela fait toujours de
bonnes histoires à raconter une fois qu’on s’en est sorti !
 

       
Travaux sur les routes

Nous avons aimé l'Anatolie : grands espaces caniculaires l'été, glacials l'hiver avec des vents terribles. Pour nous, tout semblait
paisible. Champs de blé à perte de vue, moissonnés avec des machines modernes, cultures de citrouilles/pastèques enfin quelque
chose de la même famille, mais aussi des nomades surveillant des moutons, des ânes, et le fameux chien de Kangal, race locale
qui surveille les troupeaux et peut aussi goûter au mollet de touristes...


       
                                Paysages d'Anatolie                                  Femme séchant l'avoine

           
Champ de citrouilles(?)               Campement nomade                    C'est un âne...                    Le "kangal"

Parmi les vrais bons souvenirs, il faut évoquer la Cappadoce. Nous nous sommes posés 5 jours pour faire de la randonnée dans
des paysages lunaires, visiter les églises troglodytiques, grimper au milieu des cheminées de fées ou regarder à 6 heures du matin les
touristes qui s’envolent à bord de montgolfières, une soixantaine de ballons à chaque fois. Une randonnée dans la vallée d'Ihlara
nous a bien plu aussi.
 


           
Paysages lunaires de la région de Goreme

               
Fresques des églises troglodytiques

   

Cheminées de fée

           
La ballade en montgolfière au lever du jour

       
Vallée d'Ihlara
 

Nous nous sommes aussi fait expliquer la
fabrication des tapis turcs, notamment les tapis en soie et avons caressé de la main un spécimen à 50 000 euros qui a nécessité le
travail de deux ouvrières pendant deux ans et demi. Stoïques, nous n’avons pas craqué.

   
Fabrication et négociation de tapis à la turque...

La soie venait de Chine en suivant la route du même nom qui aboutissait en Turquie à Ismir. C’est un de nos rêves de pouvoir
suivre un jour le trajet de ces caravanes des temps jadis. Pour l’heure, nous sommes allés méditer dans le plus grand caravansérail
du pays, une véritable forteresse, celui de Sultanhani près de Konya. L’épaisseur des murs extérieurs donne une idée de la valeur
des denrées transportées et si 500 chameaux blatérant pouvaient y passer la nuit, on a eu aussi une idée de l’ambiance !


       
Le caravansérail Sultanhani
 

 

Konya, une ville qui a eu l’honneur de notre visite pour sa principale attraction, le couvent Mevlana qui hébergeait la loge des
derviches tourneurs créée au XIIIe siècle et dont le dôme cannelé recouvert de faïence turquoise est reconnaissable de loin.
Interdiction de prendre des photos à l’intérieur, obligation de mettre des chaussons en plastique pour entrer, ce site devenu un
musée reste un lieu de pèlerinage qui accueille 1,5 millions de musulmans chaque année, venant se recueillir devant la tombe de
Mevlana, penseur, poète toujours influant.
 

                    
Le tekke de Mevlana à Konya, loge des derviches tourneurs                 Mausolée de Mevlana

 

Et puis, autre coup de cœur, en traversant les monts du Taurus pour rejoindre la Méditerranée, nous sommes arrivés par une petite

        
Les monts du Taurus

route en lacets devant les ruines du monastère d’Alahan. Construit au V et VI è siècles, à flanc de montagne, avec une vue à
couper le souffle, ou à favoriser la méditation, nous avons, dès notre arrivée à midi, décidé d’y rester pour la nuit. Trois visiteurs
seulement sont passés dans la journée pour admirer comme nous l’église pratiquement intacte, les chapiteaux corinthiens, les frises
d’une grande finesse autour des portes; nous étions seuls le soir pour profiter des belles couleurs dorées de la pierre au coucher de
soleil et y passer une nuit contemplative bercés par les grillons, les fantômes et les djinns !


               
                Le monastère d'Alahan                L'église                                        Détails                                Coucher de soleil

 

Avec la Méditerranée, c’est une autre histoire : touristes, touristes et encore des touristes ! Certains coins sont occupés
majoritairement par des allemands, d’autres par des anglais, ou des russes. Bref, ce n’est pas vraiment notre cup of tea, même si la
côte est belle, l’eau turquoise mais rarement accessible. Nous avons réussi à nous baigner, ce qui a fait du bien à nos pauvres
organismes surchauffés depuis le départ, le thermomètre refusant de descendre en dessous de 30°.


      
La côte sud de Turquie  

Et que font les touristes lorsqu'ils sortent de l'eau ? Ils visitent les sites grecs et romains. Nous avons eu l’embarras du choix : le sud
et l’ouest de la Turquie en sont truffés et nous nous sommes régalés mais nous n’évoquerons que les plus marquants pour ne pas
abuser de votre temps ni de votre patience.
 

 Les sites majeurs sont souvent très bien conservés. Toutefois, nous avons été un peu déçus par ceux de Xanthos et Letoon au
sud de Fethiye, pourtant classés au patrimoine de l’Unesco, on se demande un peu pourquoi. Mais les cars de touristes semblent
les ignorer ce qui nous a permis de les visiter tranquillement, avantage appréciable.


       
Xanthos                                            Letoon

Le meilleur nous attendait à Aphrodisias, ville romaine du IIe siècle av. J.C., enfouie sous la boue à la suite d’un tremblement de
terre qui l’a préservée du pillage. On y a remis au jour un stade olympique de 250 m de long pouvant contenir 20 000 à 30 000
spectateurs, laissant imaginer l’ambiance. Nous avons passé une matinée entière à circuler entre l’odéon de marbre blanc, intact,
le théâtre et le musée d’une richesse époustouflante. Aphrodisias abritait une école de sculpture célèbre et les élèves ont fait des
merveilles en utilisant le marbre de la région.


           
Le Tétrapylon                                Le stade                                Sébasteion                                Détail

Moins de chance pour la visite d’Ephèse car le site croulait sous les touristes. Nous y étions pourtant dès l’ouverture, mais un gros
paquebot, mouillé dans la baie voisine, a eu la bonne idée d’ouvrir ses soutes et de se délester de plusieurs centaines, pour ne pas
dire milliers, de passagers, déposés sur le site par des cars numérotés. Munis du numéro de leur car collé sur leur T shirt, chacun
suivait le guide arborant le numéro ad hoc. Un monde fou ! La rue centrale, la fameuse rues des Courettes, était noire de monde.
C’est la seule fois où nous n’avons pas eu la chance de visiter tranquillement. Nous nous sommes consolés devant la splendide
façade de la bibliothèque de Celsius, toute dorée au soleil levant ainsi que par la visite de riches maisons romaines aux peintures et
mosaïques préservées, ne figurant heureusement pas dans le programme de la horde du jour.
 

           
Bibliothèque de Celsius                    Mosaïques des maisons romaines dEphèse              et peinture

 

Certains sites sont toujours en cours de fouilles et restauration. A Laodikeia, par exemple, tout près de Pamukkale, nous avons
suivi la grue qui posait avec lenteur et délicatesse un bout de colonne sur un autre, avec une précision remarquable. Nul doute que
le résultat dans quelques années sera plus motivant que de circuler au milieu de morceaux de colonnes ou portiques en vrac sur le
sol.

   
Le site de Laodikeia

Pamukkale est un site original bien connu, avec ses sources d’eau chaude et calcaire qui dévalent une falaise en formant des
vasques de couleur bleutée contrastant avec la blancheur éblouissante des dépôts sur la montagne. Pour éviter une plus grande
dégradation du site, on oblige les touristes à suivre un passage où l’eau ruisselle et donc à enlever les chaussures – étonnant mais
très agréable. Surprise, au sommet, encore des vieilles pierres : la nécropole de Hierapolis du IIe siècle av. J.-C. que certains
survolent en parapente avec un théâtre parfaitement conservé jusqu’à la scène et le décors de statues.
 

       
Le site de Pamukkale                Accès au site                            Le théâtre de Hiérapolis
 

Dans la suite des sites originaux, nous avons marché au milieu des flammes qui sortent naturellement de la roche à Chimaera.
Ce phénomène serait dû  à des émanations de méthane mais les anciens les attribuaient au souffle d’un monstre, à l’origine
du mythe de la Chimère.


Les flammes de Chimaera

La fin du voyage a été moins originale. Notre température habituelle de cuisson est tombée brutalement de 35° à 25°. Panique à
bord, il a fallu sortir nos polaires, mais quel bonheur de ne plus dégouliner de sueur du matin au soir. Entre deux sites nous avons
également circulé dans des régions très paisibles (péninsules d’Hisaönu et Resadiye) couvertes d’oliviers, de pêchers ou
d’amandiers avec les inévitables troupeaux de chèvres ou de moutons surveillés par un berger.
 

                                                       
Le site de Knidos dans la péninsule de Resadiye                    Oliviers                                                Troupeau de moutons

 

Un matin, en sortant de Caraventure, Michel s’est retrouvé nez à nez avec un jeune gardien de troupeau, Yasin, qui parlait un peu
l’anglais. Michel a fini par comprendre, et sa surprise fut grande, que la gendarmerie avait appelé ce berger sur son portable pour
savoir ce que nous faisions là. Sortant son magnifique appareil dernier cri de sa poche, (le temps des pâtres jouant de la flûte est
révolu !) il l’a passé à Michel qui s’est trouvé ainsi en communication avec ladite « Jendarma » :

-         Avez-vous des problèmes ?

-         Non, nous sommes des touristes et avons dormi ici cette nuit. Nous repartons maintenant vers la Cappadoce.

-         Tout va bien ?

-         Tout va bien !

-         Bonne journée.

 


Le berger Yasin

Nous avons toujours eu cette impression bizarre en Turquie, alors que nous nous croyions seuls, que les gens nous avaient
parfaitement repérés ; c’en était bien la preuve. Un touriste nous l’a même confirmé en expliquant que si vous venez d’acheter un
tapis, toute la corporation le sait immédiatement et on ne vous sollicitera plus !!
 

Que dire encore sur ce pays aux multiples richesses ? Qu’on y mange du pain délicieux « ekmek » et que nous nous sommes
régalés même s’il manque cruellement le saucisson et le camembert pour l’accompagner. Nous nous sommes rattrapés avec le
« pinar », marque de la Vache-qui-rit locale. Mais nous avons apprécié les kebabs, les pistaches, les loukoums et autres baklavas,
les abricots séchés de Malatya qui sont exportés dans le monde entier, les tomates fraîches qui se pèlent comme des pêches, des
poires qui fondent dans la bouche, des pommes de terre en pleine récolte, les belles grappes de raisins qui pendent des treilles
recouvrant parfois une rue entière, tout au moins les porches des maisons.


                    
Boulangerie                                       Pâtisserie                                Vigne

Un point négatif pour nous : le prix du fuel s’élevant à 1,50 euros par litre, ce qui a représenté la moitié de notre budget ici. Et puis
une arnaque sans conséquence : un automobiliste nous a fait signe un jour de nous arrêter car nous avions un problème. Inquiet
Michel obtempère et fait le tour de Caraventure sans rien remarquer. L’automobiliste arrive en faisant signe que la roue arrière
droite bouge. Il sort sa clé et resserre soi-disant les boulons. Puis il retourne à son coffre, revient avec une main brillante, la glisse
derrière la roue et la ressort pleine d’huile prétextant une fuite évidente. Une visite sous le véhicule nous prouve qu’aucune fuite
n’était visible mises à part ses traces à lui. Il avait dû se passer la main dans l’huile pour obtenir ce résultat. Michel lui a répondu que
tout était « OK » pour lui et a refusé le cric quand il est revenu avec. Garagiste de son état, il voulait tout simplement nous arnaquer.
L’inquiétude passée, on a fini par en rire. Caraventure n’est pas encore prêt de tomber en morceaux, même s’il vient de passer les
150 000 km au compteur.

 Ceci n’est qu’un détail, car il faut bien avouer que Michel a un faible pour ce pays : Un jour un turc parlant français est venu
discuter avec Geneviève :

-         Mon mari n’est pas là pour le moment 

      -         N’est-ce pas lui qui arrive là bas ?

-         Si !

-         Ah ! Il est beau comme un turc !

Après le passage des Dardanelles malheureusement sous la pluie, nous avons repris la route du retour, imitant les cigognes qui ont
déjà quitté le pays. Traversée de la Grèce avec l’autoroute aux 72 tunnels (nous les avons comptés), ferry d’Igoumenitsa vers
Ancône, puis le Nord de l’Italie, et la « Fransa ».

 Toutes les bonnes choses ont une fin, sauf les souvenirs…
 

2 - Fiche technique

Pays visité avec un camping-car intégral Le Voyageur SVX23 sur base Mercedes de 1991,
de 6 m de long. Voyage effectué seul.
 

► Change :

Au moment de notre voyage, 1 euro équivalait à environ 1,95 lire turque (TL).
C'est facile, on divise les prix par deux !

►Décalage horaire : 1 heure d’avance sur la France. Changement d'heure été/hiver
en mars et septembre.

►Préparation générale :

 1 - Cartes utilisées avant le départ: - Carte achetée en France, Marco Polo au
1/800 000.

Cette cartographie s'est révélée plutôt bonne mais un peu restreinte car tous les villages ne sont pas marqués.
Il est parfois difficile de savoir exactement où l'on est, d'autant que la signalisation n'est pas toujours
parfaite, parfois réduite à de petites pancartes bien dissimulées. Il arrive que certains sites pourtant
inscrits au patrimoine de l'Unesco soient difficiles à trouver. Mais les Turcs sont toujours prêts à
vous renseigner.
 

2 - Guide utilisé : Le guide Lonely Planet et le Routard. Les deux se complètent parfaitement.

3 - Librairie française spécialisée : beaucoup de choix au Vieux Campeur à Paris et chez
Voyageurs du monde, 55 rue Sainte-Anne à Paris IIe.

4 - Préparation spéciale du véhicule
 

Compte tenu de notre tour du monde précédent et de notre passage en Argentine, nous avions un
extincteur, deux triangles de signalisation, une barre de remorquage pour 3,5 t. Nous
avions aussi une sangle de 10 m pour 10 t, deux plaques plastiques de désensablement avec
pelles. Les plaques de protection réservoirs ont été utiles sur les routes en terre et le second
réservoir de fuel pas vraiment nécessaire car les stations-service ne sont pas éloignées les unes des
autres mais cela donne une tranquillité d’esprit. Nous avons une autonomie de 1000 km.

Bien heureux sont ceux qui disposent d'une climatisation car les journées à 35° ne sont pas rares en
septembre octobre et l’ombre, elle, par contre, l’est.

 Approche du pays :

Accès par Italie et Grèce :
Nous avons quitté la France par le tunnel du Mont Blanc (46 euros).
Autoroute d'Aoste jusqu'à Ancône : Péage en une seule fois : 46 euros. Moins d'aires de repos qu'en France.

Ferry Ancône /Igoumenitsa sur ANEK LINES : 305 euros aller/retour pour nous deux et le véhicule.

Info Anek Lines sur Navifrance : www.navifrance.net (20 rue de la Michodière, 75002 Paris.
Tél : 01 42 66 65 40. Fax : 01 42 66 52 74).
Nous n'avions pas réservé. Nous sommes arrivés à midi et avons pu partir le jour même, un 28 août.
(Pour le retour, pas de réservation non plus mais nous avons dû attendre un jour à Igoumenitsa).
Le passage des camping cars ne se fait plus à partir de novembre. Y penser pour le retour !
Il nous a fallu deux jours pour traverser le Nord de la Grèce sur une autoroute neuve avec de multiples
tunnels (72 !) et viaducs. Pour l'instant le péage ne s'élève qu'à 11,30 euros, mais un nouveau péage
était en cours d'installation. Peu d'aires de repos. Il faut sortir de l'autoroute pour trouver de l'essence
mais c'est indiqué. Quelques parkings avec ou sans W.-C.

Formalités :

  Passeport et visa : Nous avions des passeports encore valables six mois après la sortie du territoire.
Pas de visa nécessaire.

Permis de conduire international et permis français ne nous ont jamais été demandés,
mais nous les avons toujours en photocopie plastifiée avec nous.

Carte grise : même chose que pour le permis international.

L'assurance du véhicule + assurance rapatriement
la Turquie figure sur la carte verte, il n'y a donc pas de démarche particulière à faire.
Nous sommes assurés à la MAAF pour le véhicule.
En tant qu'assuré, nous bénéficions également, de façon automatique, comme le font de nombreuses
autres mutuelles, d'une assurance santé/rapatriement incluse gratuitement dans ce même contrat.
La MAAF utilise les services d'assistance de FIDELIA
(27 quai Carnot, 92210 Saint-Cloud. Tél. : 01 47 11 25 20).
Nous sommes partis avec une attestation d'assurance de Fidelia. Heureusement, nous n'en n'avons pas eu besoin.

Vaccination : Aucun vaccin spécifique n’est obligatoire. Il est préférable toutefois d’être à
jour de ses vaccinations habituelles (DTpolio etc.)

La Monnaie : La lire Turque. (1 euro pour 1,95 lire environ au moment
du voyage. DAB nombreux  avec cartes européennes (Visa, Mastercard…etc).
Bureaux de change dans les grandes villes ou dans toutes les banques.
 

Conditions de passage en douane :

A l’entrée  à Edirne:

Nous avons passés la douane entre la Grèce et la Turquie à Edirne.

Les formalités ont été très simples et n'ont duré que 5 mn. Aucune taxe à payer.
Nous sommes passés dans un "pédiluve" pour voiture, très sale, sans doute pour
des raisons sanitaires pas très évidentes. Personne n'est monté inspecter le véhicule.

 

 A la sortie à Ipsala :

Même chose. On ne descend même pas du véhicule. Un bras sort du guichet et vous donnez
vos passeports. Un douanier parlant français nous a demandé "Vous ne cachez personne
à l'intérieur ?".

Le pays visité

1 - Etat des routes :

La Turquie a visiblement entrepris de doubler toutes ses routes. Où que vous alliez, des travaux
faramineux sont en cours. Soit, et c'est jubilatoire, vous roulez sur la partie neuve tandis que le sens inverse
subit une voie en terre, graviers ou cailloux, soit vous roulez avec envie à côté de voies terminées
mais pas encore ouvertes à la circulation et tout le monde est traité de la même façon, soit vous
vous êtes les malchanceux et vous fermez les vitres malgré les 35° pour éviter la poussière qui, de toute
façon entrera dans la cellule. On en est ressorti avec un éclat dans le pare-brise...
 

2 - Signalisation : Globalement satisfaisante mais la carte au 1/800 000 n'est pas toujours  assez
précise, des noms de villages manquent et les panneaux sont parfois petits et mal placés. Il faut toujours être
très attentif. Il nous est arrivé de traverser des grandes villes un peu à l'aveuglette, mais ça passe !
.

3 - Péages : Les autoroutes avec péages sont peu fréquents. Lorsque vous sortez d'Istambul par le pont sur le Bosphore
vous découvrez tout à coup qu'il faut choisir entre la file avec carte, ou la file avec le télépass...(Pas de guichet
avec un employé). Comme bien sur, vous n'avez ni l'un ni l'autre, moment de panique, mais il suffit de s'arrêter juste avant
le péage et  d'entrer dans le bâtiment de couleur beige situé sur la droite. Les gens ne parlent que le turc, mais à votre air ahuri
ils comprennent ce dont vous avez besoin et vous procurent une carte KGS créditée de 25 euros que vous passez
sous la boite du péage et ça marche. Nous l'avons réutilisée pour l'autoroute entre AYDIN et IZMIR.

4 - Contrôles de police : Nous n'avons jamais été contrôlés. Visiblement, lorsque la "Jendarma" voyait
notre plaque européenne, ils nous laissaient passer.
Vitesse sur la route : 50 km/h en agglomération, 90 km/h sur les routes et 120 km/h sur les autoroutes.
 

5 - Gas oil : Nous n’avons pas eu de souci en approvisionnement de gas oil. On est toujours servi
à la pompe et on paie soit directement à l'employé soit dans la boutique.
Par contre, nous avons payé généralement le diesel de 2,62 à 3,00 TL, le plus souvent à 2,98 TL  soit
environ 1,50 euros. Cela fait un trou dans le budget ! Dans certaines stations, on a droit au lavage du véhicule
lorsqu'on fait le plein. On n'a pas essayé car le karcher nous paraissait trop puissant !! Par contre,
on y a toujours fait gratuitement le plein d'eau pour le véhicule (230 l pour nous).

6Phares : il n’est pas obligatoire de rouler le jour avec les phares allumés, bien que certains
le fassent.

7 - Stationnement : Facile et gratuit. Une seule fois, à Datça, (presqu'île de Marmaris) on nous a réclamé
2 euros. Dans les grandes villes, il existe des parkings payants (en moyenne autour de 10 euros) où l'on
peut passer la nuit.

8 – Wifi : On trouve facilement des cyber cafés. Les tarifs sont bons marchés, du genre 50 c d'euros l'heure.
Nous avons peu recherché le wifi car nous n'avions pas l'intention de mettre à jour le site pendant le
voyage. On en a trouvé dans les campings, gratuits pour les clients.

 9 -Niveau de vie : On s'est demandé comment font les turcs pour vivre étant donné le prix élevé de l'essence.
Dans les petites épiceries, les prix ne sont pas affichés et se font à la tête du client.
Le touriste a bon dos, mais les turcs s'y retrouvent. Voici quelques exemples de prix : Une bière en terrasse coûte 2,5 euros .
Un thé en terrasse coûte 1 euro. Le petit pain "simit" en forme de bracelet coûte 50 c d'euro et nous a parfois servi de déjeuner.
Un pain (miam !) coûte 30 c d'euro.
Les entrées de musées finissent par chiffrer à la fin du voyage : Topkapi, entrée 20 euros par personne et
10 euros pour l'audioguide. Spectacle de derviches tourneurs 40 euros par personne.
Camping de Göreme : 13,5 euros la nuit pour deux. Entrée Ephèse 20 euros pp (+ 4 euros de parking). C'est de l'ordre de
5 à 8 euros pour les sites moins fréquentés.

10 - Gaz : Nous n'avons pas eu besoin de remplir nos bouteilles. Nous n'avons donc pas d'infos sur la question.

11 - Electricité : 220 V. Les prises sont les mêmes qu'en France.

12 - Laverie : A notre grand étonnement, il n'existe pas de laverie où vous mettez vous même votre linge dans une machine.
Il faut le laissez et revenir le chercher plus tard, mais ce genre de magasin n'est pas fréquent. Le camping de Göreme
(Kaya camping) propose deux vieilles machines à laver dont une en panne lors de notre passage. La lessive nous a coûté 5 euros.

 

Bivouacs

En plus des infos du Routard, nous avons obtenu une brochure sur les campings au Syndicat d'Initiative d'Istanbul.
Nous y avons lu avec étonnement ces phrases :
"Les caravanes et les randonneurs peuvent considérer le pays entier comme leur propre terrain de
camping... Les gens des quartiers sont toujours ravis de partager leur terrain avec les campeurs.
Le camping fait partie de la culture anatolienne..."

Nous nous sommes donc livrés avec délices aux joies du camping sauvage, nous  sentant toujours en sécurité.

(Pardon pour ceux qui sont des fans de points GPS, nous fonctionnons encore sans - la vieille école, quoi !!)

A Istanbul nous avons séjourné 5 nuits au Sarayburnu Otopark, parking gardé 24 h/24 sur la Kennedy Caddesi, pour 10 euros la
nuit. Il est en contrebas du Park Gülhane, au bord du Bosphore. Il n'y a que l'avenue à traverser pour accéder au parc. On rejoint
le palais Topkapi en 10 minutes de marche. Tout près aussi du pont de Galata et de son marché aux poissons. Toilettes sur le parking
pour vider les eaux noires.
Il existe un autre parking payant et gardé sur la même avenue et nous y avons vu de nombreux cc européens.
Safranbolu, parking à 2' à pied du centre de la vieille ville pour 5 euros la nuit.
Amasra : parking sur le petit port : 6 euros la nuit avec toilettes.
Inebolu : en bord de plage, à la sortie d'Inébolu en contrebas de la route vers Sinop, en face d'une station service..
Ankara : parking Oto Yikama dans le quartier Ulus sur Cankiri Caddesi. 5 euros les 24 h. A 20 mn à pied du musée des
Civilisations anatoliennes.
Bogazkale : nuit dans le jardin de l'hôtel Hittite pour 10 euros avec douche,W.-C. et restaurant en face avec le wifi gratuit si
on y mange.
Divrigi : parking gratuit à côté de la mosquée Unesco + wc.
Nemrut Dagui. Nuit sur le parking même du site, gratuit mais la route pour y arriver est particulièrement raide, au moins 12%.
Göreme : Kaya Camping à 2,5 km de Göreme sur la route du "Musée en plein air". 13,5 euros la nuit pour deux. Ombragé.
Lave-linge (5 euros la lessive) et wifi gratuit. Vue superbe sur la vallée ( kayacamping@www.com). Nous avons aussi fait du
camping sauvage juste en contrebas, hors du champ de vision du camping !
Ihlara : possibilité de passer la nuit gratuitement sur le parking au-dessus de l'entrée. Celui qui jouxte l'entrée est payant (3 euros).
Guzelyurt : au pied de "l'Eglise Rouge", mais gros camping-car s'abstenir : très difficile de faire demi-tour.
Konya : Parking situé derrière le Centre culturel Mevlana + wifi aux heures d'ouverture et toilettes dans le parc à côté.
Alahan Manastir  à 54 km au sud de Karaman. Parking gratuit et vue sublime.
Chimaera : sur le parking du site. (6,5 euros) toilettes et eau.
Xanthos : sur le parking du site. Gratuit + W-C
Pamucak (près du site d'Ephèse). La police nous a tolérés une nuit au bord de la plage, mais pas deux.
Pergame : parking gratuit derrière la Basilique Rouge. Calme.
Kilitbahir : parking gratuit au pied du château.
Igoumenitsa : possibilité de dormir gratuitement sur le parking du ferry.