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Les traversées en cargo

      

1 - Anvers /Buenos Aires

 

2 - Equateur/Mexique

 

3 - Vancouver/Brisbane

 

4 - Perth/Le Havre

 

 

1 - La traversée Anvers/Buenos Aires avec la Cie Grimaldi (2007)

Notre tour du monde commence par une traversée de l'Atlantique, pour nous et
notre véhicule, depuis Anvers jusqu'à Buenos Aires, à bord du cargo
Grande Brasile de la compagnie italienne Grimaldi.

Il est en effet des cas de force majeure où le camping-car s'avère inefficace ! Quand il s'agit
de traverser des océans, malgré tout le respect dont on l'entoure, il est considéré comme
une vulgaire marchandise et l'on doit trouver un transporteur maritime qui l'accepte à bord
avec son fret. C'est alors que commencent des négociations souvent longues et difficiles
(mais ce n'est pas du tout le cas pour le transfert de France en Argentine avec la
 compagnie Grimaldi) pour trouver une place à prix raisonnable à bord d'un cargo qui

 traite plus souvent avec des industriels qu'avec des retraités en mal d'aventure.

 

L'agent maritime

Pour notre première expérience, nous avons été gâtés. Nous avons bénéficié des informations
des voyageurs qui nous ont précédés et sommes allés rencontrer à Paris l'agence
Catalina Cargo Conseil représentée par Mme Catalina da Silva, 34 rue Mouffetard, Paris 5e
qui reçoit sur rendez-vous uniquement (Tel/fax : 01 45 35 49 88). Nous avons été très bien
accueillis.

http://www.cargo-voyages.com

 

Le délai de réservation

Partant hors saison pour l'Argentine, nous avons pu obtenir une place pour un départ un mois
 plus tard. En général il faut bien s'y prendre six mois à l'avance, car les places passagers sont
 peu nombreuses (12 sur le Grande Brasile - priorité au fret).

 

Les tarifs sur le Grande Brasile (tarifs 2007)

Pour un véhicule de moins de 5 m (L+H), la traversée coûte 700 euros.

Pour un véhicule de moins de 8,99 m (L+H), la traversée coûte 1 600 euros.

Pour un véhicule de 9 m à 10,99 m (L+H), la traversée coûte 2 000 euros.

Pour un véhicule de 11 m et + (L+H), la traversée coûte 2 600 euros.

 

Pour les passagers, une cabine intérieure double lits superposés revient à 1250 euros
par personne. Une cabine avec hublot et un grand lit revient à 1500 euros par personne.

 

Les formalités pour cette destination

La compagnie exige une assurance assistance, frais médicaux, rapatriement
(pas de médecin à bord).

Un passeport en cours de validité valable six mois après le retour.

Le carnet de vaccination international exigé pour la fièvre jaune.

Pour le véhicule, la carte grise, les permis de conduire français et international.

 

La vie à bord

Le service offert, en comparaison avec les paquebots de passagers, est nécessairement
limité. "Le passager accepte qu'à bord le service soit simple. La nourriture est
celle préparée pour l'équipage en fonction de ses besoins, ses habitudes, ses préférences.
Il se peut que la cabine ne soit pas faite. Pour descendre à terre, il est nécessaire d'attendre
l'autorisation des autorités d'immigration et l'accord du commandant."

 

Les conditions générales

"Le commandant du navire a le pouvoir de naviguer sans pilote, de remorquer ou de prêter
assistance à d'autres navires en toutes circonstances, de dévier de la route ordinaire, de
toucher n'importe quel port (situé ou non sur l'itinéraire habituel du navire), de transférer
le passager et son bagage sur un autre navire pour la poursuite du voyage.....de débarquer
pendant le voyage, dans n'importe quel port intermédiaire, le passager se trouvant en
condition de santé ne permettant pas la continuation du voyage..."

"Le passager accepte que l'itinéraire, le jour de départ et d'arrivée, l'heure de départ et
d'arrivée, la durée des escales, la durée du voyage et le navire peuvent subir des
changements à tout moment, même sans préavis...."

 

Le trajet

Notre traversée Anvers - Buenos Aires a duré 26 jours avec les
escales suivantes : Le Havre, Dakar au Sénégal, Banjul en Gambie, Conakry en Guinée,
Freetown en Sierra Leone, Rio de Janeiro et  Santos au Brésil, Montevideo en Uruguay,
Zarate et Buenos Aires en Argentine.

 

La compagnie Grimaldi

La compagnie, créée il y a 50 ans, possède 32 navires qui sont des rouliers ou Ro Ro,
gros bateaux de type ferry (avec rampe d'accès direct pour les véhicules transportés)
et porte conteneurs. Ils parcourent l'Atlantique et la Méditerranée.

Le Grande Brasile qui mesure 214 m et possède 12 étages est équipé pour transporter
3500 véhicules et 1530 conteneurs..

www.grimaldi-freightercruises.com

 

Nos impressions personnelles

Après quelques changements de date et de port d’embarquement, nous avons commencé
notre voyage en mer le 18 août depuis Anvers. Michel a conduit notre camping-car au
« deck 6 » où il a été sanglé au sol comme les autres véhicules.

 Ensuite nous nous sommes laissés vivre, en savourant chaque instant de ce voyage original
que nous ne referons sans doute jamais. La météo a été la plupart du temps agréable et
personne n’a eu le mal de mer. Nous avons passé la majeure partie de nos journées
à regarder les changements de couleur de l’océan sans nous lasser. L’air frais de
l’hémisphère nord a laissé la place à une chaleur moite vers l’équateur, pour revenir
à 20° plus au sud. La recherche des dauphins, des baleines, des poissons volants,
des tortues nous a bien occupée et nous avons scruté les autres cargos avec nos jumelles
à la façon de vieux loups de mer ! A bord, le temps passe lentement sans jamais être
monotone. Nous avons pu visiter, avec grand intérêt, le poste de pilotage et la
salle des machines. Michel faisait le point avec le GPS, ce qui nous permettait de savoir où
nous nous situions car le commandant n’avait ni le temps ni l’envie de discuter avec ses 8
malheureux passagers. Le GPS donnait même les heures favorables à la pêche, mais ceci
semblait difficile à mettre en pratique vu la discipline à bord et les 30 m de hauteur du pont
supérieur. Discipline, mais temps de détente également lors du barbecue sur le pont le
samedi soir et lorsque nous étions invités à participer à un karaoké pour fêter l'anniversaire
d'un des marins.

 

Les escales étaient des temps forts où nous retrouvions la terre sans toutefois être autorisés
 à descendre en raison de diverses contraintes (arrivée la nuit, besoin d’un visa, etc.).
Chargement et déchargement se déclinent de façon différente que l’on soit à Anvers,
au Havre, à Dakar, Banjul ou Conakry. Nous suivions tout du haut du pont, sauf en
Afrique où Michel et les deux autres passagers propriétaires de camping-car ont dû
rester en soute pour surveiller nos véhicules, sur les conseils du commandant en personne !
Magnifique escale à Rio où nous avons pu contempler la baie sous le soleil, depuis le cargo,
 pendant toute une journée, en attendant l’autorisation d’accoster.

L’équipage se composait de 33 personnes, suédois et philippins. Le chef cuisto étant suédois,
nous avons donc mangé, au mess des officiers, une cuisine excellente, mais riche…
La fréquentation de la salle de sport et de la mini piscine de 7 m n’a pas suffi pas à
gommer les excès. Pour le reste, nous nous sommes replongés furieusement dans nos
cours d’espagnol avant le saut final ou fatal !

Il faut bien reconnaître quand même que nous étions tous très contents, après 26 jours
d'immobilité, de retrouver la terre ferme pour .....marcher !

 

2 - La traversée Manta (Equateur) /Mazatlan

(Mexique) avec la Cie Transoceanica (2008)

 

 

Nous sommes passés par la compagnie Transoceanica.

www.transoceanica.com.ec

 

 Le contact, Ana Patricia Trejo, est une personne qui parle anglais, et français aussi,

mais nous n'avons testé que l'anglais : atrejo@navecuador.com.ec Nos contacts se

sont faits par internet.

 

 Pour les formalités de douanes, il faut venir avec ses propres photocopies

(en plusieurs exemplaires) du passeport, première page et page du tampon d'entrée

dans le pays, de la carte grise du cc, du carnet de passage en douane si vous en

avez un ou du document d'entrée du véhicule en Equateur.

 

 Depuis un an, le prix est maintenant basé sur le volume du véhicule, ce qui

change tout. Il n'y a pas eu de négociations possibles pour le prix fixé à

85 dollars le m3 auquel il faut ajouter différentes taxes, notre véhicule faisant

plus de 2,20m de haut. Ce sont, nous a-t-on dit, les dirigeants du Chili qui ont

décidé cela. Le prix n'est donc plus de  1000 dollars environ, mais pour

notre cc de 37 m3, l'addition finale s'est élevée à 4090,04 dollars. Fort

heureusement, dans un geste généreusement commercial, on nous a fait

cadeau des 0,04 dollars. Un 4X4 de 5 m de long mais de moins de 2,20m

de haut a payé, devant nous, 2000 dollars. Un petit volgswagen, non aménagé

en camping-car, a payé 1300 dollars.

 

 Attention : la compagnie n'accepte, en plus, que le paiement en liquide.

(Anna Trejo ne nous avait pas prévenus......)  Arrivés le week end, nous avons dû

faire les DAB pendant 3 jours car on ne peut retirer plus de 1400 dollars par jour.........

C'est plutôt dangereux car les DAB sont en pleine rue et les  gens collent à

l'appareil. Nous avons provoqué l'animosité des locaux qui faisaient la queue

derrière nous et qui nous voyaient retirer 1400 dollars d'un coup ; nous sommes

partis sous leurs applaudissements qui n'étaient pas de sympathie. On s'en souviendra.

Merci Navecuador !

 

 La traversée est de 3 jours pour le Panama et d'une dizaine de jours pour

Mazatlan. Il n'y a qu'un bateau par mois pour Mazatlan mais deux pour le Panama.

Il y a diverses escales entre l'Equateur et le Mexique, mais le prix change peu en

fonction de la distance.

 

Les formalités pour le dépôt du véhicule nous ont pris 2 h 30.
Nous avons pris des photos du camping-car avant son départ pour avoir
des preuves en cas de litige.

 

 A vous de voir si une autre compagnie serait plus intéressante. (Wallenius ?)

 

 Arrivée : Nous avons suivi le déplacement du bateau (Le Singa Ace) sur Internet

et nous avons récupéré le cc à la date prévue, en parfait état. Mais il nous a fallu

plusieurs heures de démarches avant son arrivée pour pouvoir le récupérer dès

l'entrée du bateau au port. Nous avons dû repayer des taxes d'importation

temporaire pour le Mexique de l'ordre de 50 dollars, dans une banque désignée
par la douane et non ouverte le week end. Le paiement se fait uniquement en carte
bancaire qui doit être celle du propriétaire du véhicule....

 

 

 

3 - Traversée de Vancouver (Canada) à Brisbane (Australie)
en ro/ro en 50 jours (2008)

 Pour ce passage nous avons contacté la compagnie

LOCHER EVERS INTERNATIONAL (dans la banlieue de Vancouver)

456 Humber Place

Anacis Island

New Westminster, BC V3M 6A5

Tél : 604 523 5100

Fax : 604 523 5125

Notre contact était Chris Locher

Email : chris.locher@lei.ca

Tél dir : 604 515 5266

 

I – La partie canadienne

 

Par un premier contact par email, nous lui avions indiqué le transport à assurer,
les caractéristiques du véhicule. Il nous a alors donné un tarif précis, les dates de
départ (deux départs par mois). Nous avons pu ensuite le rencontrer rapidement
et sans difficulté à son bureau. (Il ne parle qu’anglais). Les prix que nous avions
obtenus directement de la compagnie Wallenius étaient nettement plus élevés…
pour un trajet Los Angeles/Brisbane via le Panama.

 Aucune compagnie ne desservant directement le Canada à l’Australie, il a organisé
le transport via le Japon. La première partie du transport entre le Canada et le Japon
a été effectué par la Compagnie Wallenius (www.2wglobal.com ) . La seconde par
Hoegh Autoliners ( www.hoegh.com )Nous n’avons jamais eu de contact avec ces compagnies.
Tout est passé par Chris Locher.

 Nous avons apprécié le contact avec ce dernier qui s’est toujours montré très aimable
et efficace répondant systématiquement par retour à toutes nos demandes.

 Parallèlement, sachant que la douane australienne est extrêmement pointilleuse sur les
contrôles sanitaires tant extérieur qu’intérieur, pour éviter toute contamination par des
graines, insectes etc… nous avions passé une bonne semaine à tout nettoyer de fond
en comble. Sur les conseils d’autres voyageurs ayant subi cette formalité de contrôle,
nous avions même nettoyé à fond le filtre à air, passé les dents du cric à la brosse etc.

 Déroulement des opérations :

 a) Acceptation du prix

 Nous avons accepté le tarif proposé de 182 USD par m3. Les prix venaient
de grimper en raison de la hausse du prix du pétrole. Le paiement a été assuré
par une carte de crédit VISA, sans que cela pose le moindre problème ni surcharge
de coût. Le débit n’a été opéré qu’après le départ du camping car vers le Japon.

 b) Durée de la traversée

 Environ 45 jours annoncés, qui deviendront en fait 50 à l’arrivée.

 c) Domiciliation en Australie

 Pour les besoins du dossier, il était obligatoire d’avoir une domiciliation
en Australie. N’ayant pas de contact particulier dans ce pays, nous avons donné
l’adresse de l’Alliance Française de Brisbane qui, contactée par Internet nous avait
donné son accord à ce sujet en 48 heures.

Il semblerait qu’il faille éviter de donner l’adresse de l’Ambassade de France car
cela compliquerait les choses à la livraison du véhicule. Par contre l’agence consulaire
de Brisbane avait accepté de recevoir notre CPD pour le cas où celui-ci n’aurait pas
été prêt avant notre départ du Canada.

 d) Assurance du véhicule pendant le transport

 Chris nous a proposé de souscrire une assurance couvrant uniquement la destruction
totale du véhicule pour un coup de 0, 85 % de la valeur déclarée du cc.

Nous n’avons pas souscrit cette assurance, le risque de destruction totale nous
paraissant faible.

Pour les autres dégâts, ceux- ci étaient couverts sans frais supplémentaire par la
compagnie de transport mais uniquement à hauteur de 500 dollars.

 e) Purge des bouteilles de gaz

 Dans un premier temps, il nous avait été indiqué que nous devions abandonner
nos deux bouteilles françaises de propane de 13 kg chacune pour respecter les
normes des compagnies maritimes. Nous avons demandé à Chris Locher d’intervenir
auprès de ces dernières et finalement, il a été accepté que les bouteilles restent dans
le cc à condition qu’elles soient purgées.

 f) Dépôt du véhicule

 Au jour indiqué par Chris Locher, nous avons déposé notre véhicule au port
d’embarquement, à 3 km des bureaux de celui-ci, sur Anacis Island, auprès de
Wallenius Wilhemsen Logistics.

La société Wallenius était informée de notre arrivée et la remise du véhicule s’est
faite en 15 minutes environ, sans contrôle, avec délivrance d’un certificat de remise
de notre camping-car à la société maritime.

 Attention : les mesures que nous avions fournies à la société Locher Evers n’ont
pas été vérifiées par la société maritime en notre présence. Il en est résulté une différence
de 6 m 3 et donc une augmentation potentielle du prix d’environ 1000 euros. Nous avons
été informés de ce fait alors que notre cc était déjà sur le bateau. Nous avons fait part
à Chris Locher de notre surprise devant cette différence de mesure et il a fait procéder
à un remesurage à l’escale de Los Angeles. Ce nouveau mesurage s’est avéré
pratiquement conforme au nôtre et le prix du transport n’a pas été modifié. On ne peut
donc que conseiller, si cela est possible, d’être présent lorsque la compagnie maritime
procède à son mesurage et à bien replier les rétroviseurs extérieurs. Prendre aussi
devant eux des photos du cc sous toutes les coutures.

 g) Délivrance de la bill of lading

 Celle-ci nous a été adressée par internet quelques jours après le départ du
bateau, l’original n’étant pas obligatoire, selon eux, à l’arrivée. Ce qui s’est vérifié.
 

 h) Suivi du bateau sur internet

 www.wls-usa.com/pages/en;o.sailing-schedule.htm

 i) La douane canadienne

 Les bureaux de la douane sont situés dans le centre de Vancouver :

333 Dunsmuir street

(first floor)

Vancouver

Tél : 604 666 0547

 Il s’agissait pour nous de marquer la sortie du véhicule sur le CPD. Les fonctionnaires
de ce bureau ont été sympathiques. Ils parlent officiellement anglais et français
(mieux l’anglais que le français).

Notre CPD a été tamponné en 10 minutes, alors même que le véhicule n’était pas
sorti du Canada sur la simple présentation de l’original du document « delivery report »
qui nous avait été remis par la société Wallenius lors du dépôt de notre cc au port.
Ce document a remplacé la bill of lading qui à notre avis aurait normalement due être
exigée car c’est cette pièce qui prouve la sortie du véhicule du pays par voie maritime.
Peut être avons-nous eu de la chance.

Pas de taxe ni frais demandés.

 

II – L’arrivée à Brisbane

 

a)    Agent maritime

 Seaway Agencies

168 Knapp st

Fortitude Valley

Queensland, 4006

Tél : +61 7 3620 4900

Fax : +61 7 3620 4961

www.seaway.com.au

 

(Les bureaux sont situés à 35’ à pied de la gare centrale).

Nous avons contacté cette agence deux jours avant l’arrivée du bateau
pour connaître les démarches à effectuer. Celle-ci pouvait s’occuper de
toutes les formalités pour faire sortir notre véhicule mais ses tarifs nous
ont paru suffisamment prohibitifs pour que nous décidions de faire nous même
le nécessaire. Nous avons simplement demandé l’autorisation de remise
du véhicule (delivery order), document indispensable pour la suite des opérations.
 

Pour obtenir cette pièce nous avons payé, pour 38 m3 :

687 AUD comprenant le contrôle sanitaire dans le port.

Il ne s’agissait pas de frais liés à l’agence mais de taxes obligatoires.
Nous l’avons obtenue sur le champ, mais il a fallu insister.
 

 b)    Passage à la douane et contrôle sanitaire de l’AQIS

 Les bureaux sont situés (à côté de la gare centrale)

140 Creek street

Brisbane, QLD 4000

Tél : 07 3835 3303

Fax : 07 3835 3337

Email : pebne@customs.gov.au

 - Venir avec le delivery order, le CPD, une copie de la Bill of lading et la
facture du paiement du transport entre le Canada et Brisbane établis par
Locher Evers. Il faut 24 heures pour obtenir la « custom clearance » et le
CPD complété.

 - Dans les mêmes bureaux nous avons rencontré un fonctionnaire de l’ AQIS
(contrôle sanitaire) pour qu’il prenne contact avec ses collègues du port afin
d’examiner le cc à la descente du bateau et nous acquitter des taxes. Il nous
restait 42 AUD à payer car nous en avions déjà réglé une partie auprès de
l’agence maritime.

 c)    l’assurance du véhicule

 -         Assurance obligatoire

 En Australie il est obligatoire d’avoir une assurance minimum appelée CTP qui
couvre pour toute l’Australie, uniquement les blessures provoquées à des tiers
lors d’un accident avec le véhicule.

Nous avons souscrit ce CTP auprès de RACQ (Royal Automobile Club of
Queensland)

261 Queen street à Brisbane (dans le centre)

Tél : 07 3872 8465

www.racq.com

Coût du CTP : 157 AUD. Cette assurance est valable jusqu’à l’expiration
du carnet de passage en douane. Elle permet dans un premier temps de rejoindre
les bureaux du Ministère des Transport, pour nous à Zillmère, en banlieue nord
(du fait de la hauteur de notre véhicule) qui délivre, après avoir passé le nez sous
le capot et vérifié le n° de châssis, l’autorisation de rouler en Australie pour un
véhicule avec conduite à gauche.

 (Nous avions passé plusieurs heures dans l’antenne du ministère du transport de
Brisbane pour savoir s’il était nécessaire de faire passer un contrôle technique
au camping-car sans que nous ayons eu de réponses concordantes !)

Queensland Transport

229 Elisabeth street à Brisbane (dans le centre)

Tél : 13 22 80

www.transport.qld.gov.au

 -         Assurance facultative

 Pour compléter le CTP et couvrir les dégâts matériels nous avons souscrit
(comme beaucoup d’autres voyageurs) après plusieurs jours de vaines
recherches par nous même, une assurance tous risques par l’intermédiaire
d’un broker :

la compagnie AIB Australia

Level 3, Silverton Place,

101 Wickham Terrace,

Spring Hill à Brisbane.

Tel : 3833 2200

brisbane@aibinsurance.com.au

www.aibinsurance.com.au

Rappelons qu’il  n’est jamais facile de trouver une assurance qui
veuille établir un contrat pour un camping-car avec une plaque étrangère…
 

En 24 heures, nous avons pu régulariser avec ce broker un contrat tous risques
d’un coût de 880 AUD avec une valeur déclarée du véhicule de 30 000 euros
et un contenu de 5000 euros. La franchise étant de 100 euros.
 La compagnie d’assurance qui nous couvre s’appelle CIL
www.cilinsurance.com.au

1800 112481

 Il existe sans doute des assurances d’un coût moins élevé, mais nous
avons trouvé que celle-ci nous fournissait une couverture complète.

 d)    La récupération du véhicule au port avec AAT.

 Le port est situé à Fisherman Island, les bureaux d’AAT
sont sur Port Drive, Berth 1-3.

(Prendre le train à la gare centrale jusqu’à Wynnum et faire le reste en taxi).
 

 Puisque nous voulions faire nous même les démarches pour récupérer notre véhicule,
nous avons dû demander à l’AAT Warf l’autorisation d’accéder au quai car les clés
du cc étaient en notre possession et fixer un rendez vous avec les inspecteurs de
l’AQIS sur place. Les téléphones des personnes à joindre nous avaient été donnés
par le représentant de l’AQIS rencontré dans les bureaux de  Brisbane.
 

 La direction du port a quand même exigé que nous venions accompagnés d’un
représentant de notre agent maritime Seaway pour nous permettre d’accéder
jusqu’à notre véhicule car nous n’étions pas muni de la carte d’identité plastifiée
obligatoire que chaque employé a autour du cou. Tarif prohibitif annoncé pour cet
 accompagnement : 1000 AUD, retombé à 100 AUD après nos protestations.
Explications : il s’agissait d’une « erreur de lecture » de la fille de l’agence Seaway…
 

 La récupération du cc a été retardée car le bateau ayant accosté un vendredi,
la quarantaine ne travaille pas le week end. Pas de chance pour nous. Mais le
lundi matin, nous avons pu entrer dans l’enceinte gardée des dockers avec
l’agent de Seaway, revêtir les vestes fluos jaunes qu’il nous avait apportées et
ouvrir notre cc pour l’inspection. Nous avons obtenu, après 30 minutes d’examen
minutieux, l’accord de l’AQIS pour sortir le véhicule, propre pour eux (vérification
sous le véhicule, inspection du moteur, du coffre et de l’intérieur avec ouverture des
placards, des réservoirs d’eaux usées…)

 

e)    Total déboursé en Australie (hors assurance)

 839 AUD soit 420 euros environ

 Toutes ces procédures étaient globalement celles annoncées par des français
ayant utilisé le ro/ro depuis Vancouver jusqu’à Brisbane. C’est bien utile d’être
informé à l’avance surtout quand c’est aussi compliqué. Mais avec déjà des
différences : ils avaient dû abandonner leur bouteilles de gaz à Vancouver,
avaient dû acheter des chaussures de sécurité pour accéder au port, mais
n’avaient pas été obligés de venir avec l’agent maritime.

 

En conclusion, les australiens sont très bureaucratiques et, au premier
contact cherchent systématiquement à en rajouter. Si on reste calme et
patient, ils sont finalement très agréables et les choses n’empirent pas
tant que cela !!!!

 

 

 4- Traversée de Perth (Australie) au Havre en ro/ro
en 75 jours.(2009)

 

a) Agent maritime de Perth
 

 

Sur les conseils d'autres voyageurs, nous avons utilisé les services de :

FCB

Fremantle Customs Brokers Pty. LTD

1st Floor, 3 Norfolk Street

FREMANTLE WA 6160

 

Notre agent s'appelait Anthony French

Tél. : 9430 5744

Mobile : 0407 421 294

Email : anthony.french@fcbrockers.com.au

 

Nous avons été satisfaits de son travail et il s'est montré très agréable et disponible. Malgré son nom, il
ne parle pas français. Les bureaux sont situés en centre ville à 5 mn en voiture du port maritime.
 

 

b) Compagnie maritime

 

Deux compagnies assuraient la ligne Perth/Le Havre. Wallenius et Hoegh.

(www.2wglobal.com )

( www.hoegh.com )

 

Lors de notre réservation, le trafic maritime subissant la crise économique, les passages des cargos
étaient moins fréquents surtout pour Wallenius, avec un seul passage en août et le suivant en octobre.
 

Mais le choix n'était pas facile car on nous proposait un trajet direct sur Wallenius, mais très cher et
avec une arrivée à Zeebruge, ou un trajet plus long et moins onéreux sur Hoegh, mais avec
changement de cargo en cours de route au Japon et arrivée au Havre.
 

 

Nous avons malgré tout choisi Hoegh pour son tarif nettement plus intéressant (La différence de prix
entre les deux compagnies équivalait au montant de nos billets d'avion pour le retour). Et nous avons
constaté ensuite avec soulagement qu'il n'y avait finalement pas eu de changement de cargo au Japon
comme annoncé pendant le voyage de retour.

 

 

c) Délai de réservation

 

Nous avons eu des contacts quelques mois avant la prise de décision. Mais nous nous sommes
engagés un mois seulement avant le départ lorsque la compagnie a enfin diffusé ses tarifs.
 

 

 

d) Tarifs

 

Le tarif de Hoegh, pour notre traversée, s'est révélé être de 120 USD/m3. Le tarif est toujours établi
en dollar américain d'abord et converti ensuite, même en Australie.

A cela il faut ajouter diverses taxes (mises à jour du CPD, assurance, documentation, port etc.) qui
nous ont été parfaitement détaillées, et qui se sont élevées à  750 AUD.

 

De plus nous avons pris une assurance supplémentaire. Nous avons appris en effet que lors d'un
naufrage, non seulement nous perdons notre véhicule, mais nous sommes en plus tenus responsables
du naufrage pour une quote part correspondant à notre fret personnel... Bref, nous avons pris une
assurance couvrant cela et les dégâts dont pourrait souffrir notre cc. Le tout pour un montant de
410AUD.

 

Total du voyage de Caraventure (38 m3), en soute et non en conteneur, récupéré 75 jours plus tard au
Havre, en parfait état : 8824 AUD ( à payer en liquide).

 

 

e) Formalités de douane

 

Étonnamment simples. C'est l'agence qui s'est occupée de faire tamponner notre CPD et qui nous a
accompagné au port  avec le cc. Les douaniers ont regardé les papiers, fait le tour du véhicule et n'ont
pas cherché à remesurer celui ci. Nous avons pris ostensiblement des photos de notre Caraventure
tout propre pour servir de preuve en cas de dommage. L'agent maritime nous a reconduit ensuite en
ville.

 

Nous avons obtenu l'original de la Bill of lading juste après le départ du cargo.
 

 

f) Les bouteilles de gaz

 

Cette fois ci, interdiction formelle d'emporter des bouteilles même vides, purgées etc.
Nous risquions tout simplement de ne pas pouvoir embarquer notre cc.

Nous avons donc laissé nos bouteilles au camping où nous étions, les stations services n'acceptant

que des échanges et non une reprise simple.
 

 

g) Arrivée au Havre

 

Les contacts se sont faits par l'intermédiaire de :

Isabelle TESSIER

Customer Service

Hoegh Autoliner SAS

Terminal Roulier

Port Sud

Le Havre

Tel : 02 35 53 65 32

isabelle.tessier@hoegh.com

 

Elle nous a informé de la date d'arrivée du cc.

Les formalités ont été simples : un taxi nous a emmené de la gare chez Hoegh où nous nous sommes
acquittés de taxes diverses d'un montant de 75 euros. Avec le bon à délivrer nous avons repris le taxi
pour nous rendre  aux services de douane (près de la gare) et obtenir un coup de tampon. Retour
ensuite chez Hoegh pour sortir notre cc. Le tout a duré 1 h 30.